Répétition du mardi 10 mars 24/02/2026
Chants de Marins
Brave marin
Brave Marin revient de guerre tout doux (bis)
Tout mal chaussé, tout mal vêtu
Brave marin, d’où reviens-tu Tout doux
Madame, je reviens de guerre, tout doux (bis)
Qu’on apporte ici du vin blanc
Que le marin boit en passant. Tout doux.
Brave Marin se met à boire, tout doux (bis)
Se met à boire et à chanter
Et la belle hôtesse à pleurer. Tout doux.
Ah ! Qu’avez-vous, la belle hôtesse, tout doux (bi
Regrettez-vous votre vin blanc
Que le marin boit en passant Tout doux.
C’est pas mon vin que je regrette, tout doux (bis
Mais c’est la mort de mon mari
Monsieur vous ressemblez à lui. Tout doux.
Ah ! Dites-moi, la belle hôtesse, tout doux (bis)
Vous aviez de lui trois enfants
Et j’en vois quatre à présent. Tout doux.
On m’a écrit de ses nouvelles, tout doux (bis)
Qu’il était mort et enterré
Et je me suis remariée. Tout doux.
Brave Marin vida son verre, tout doux (bis)
Et sans rien dire, tout en pleurant
S’en retourn’ à son bâtiment. Tout doux.
Tous les "tout doux" sont précédés par une toute petite césure qui donne l'impression qu'ils sont suspendus. La césure sur le dernier "Tout doux" de chaque couplet est légèrement plus marquée.
La tramontane
Je n'irai jamais à la pêche
Parc'que j'suis un peu boiteux
Ce n'est pourtant ce qui m'empêche
D'aimer la mer comme mes vieux
Lorsque j'y pense, mon cœur chavire
Je n'aurai jamais mon bateau
Je taillerai petit navire
Dans du liège avec mon couteau
Et des frégates en platane Et pourtant...
Je suis content
Lorsqu'on entend
Chanter une sardane
Je suis content
Quand on entend
Crier le goéland
Je suis content
Quand on entend
Souffler la tramontane
Je suis content
Quand on entend
Souffler le vent d'autan
Peut être qu'un jour de tempête
Nul ne pourra sortir du port
Ce sera pour moi jour de fête
Je m'en irai tout seul à bord
Si par hasard je fais naufrage
Le filet sera mon linceul
Pas de canot de sauvetage
Jusqu'au bout je veux lutter seul
Adieu, frégates en platane Et pourtant...
Si l’aventure un jour me mène
Loin de la côte où je suis né
Je saurai là saisir ma chance
Je ferai face aux vents mauvais
Sur les flots bleus de mon enfance
Je ne perdrai jamais le nord
La Méditerranée que j’aime (tant)
Me bercera jusqu’à bon port
Et les frégates en platane
Et pourtant...
Le forban
Vin qui pétille femme gentille
Sous tes baisers brûlants d'amour
Plaisir, bataille vive la canaille
Je bois je chante et je tue tour à tour
À moi forban que m'importe la gloire
Les lois du monde et qu'importe la mort
Sur l'océan j'ai planté ma victoire
Et bois mon vin dans une coupe d'or
Vivre d'orgie est ma seule espérance
Le seul bonheur que j'ai su conquérir
SI sur les flots j'ai passé mon enfance
C'est sur les flots qu'un forban doit mourir
Peut-être qu'au mât d'une barque étrangère
Mon corps un jour servira d'étendard
Et tout mon sang rougira la galère
Aujourd'hui fête et demain le bazar
Allons esclave, allons debout mon brave
Buvons le vin et la vie à grands pots
Aujourd'hui fête et puis demain peut-être
Ma tête ira s'engloutir dans les flots
Peut-être qu'un jour par un coup de fortune
Je cap'turai l'or d'un beau galion
Riche à pouvoir vous acheter la lune
Je m'en irai vers d'autres horizons
Là respecté tout comme un gentil'homme
Moi qui ne fut qu'un forban, qu'un bandit
Je pourrai comme le fils d'un roi tout comme
Mourir peut-être dedans un bon lit
C G
A moi forban que m'importe la gloire
C
les lois du monde et qu'importe la mort ?
F
Sur l'océan j'ai planté ma victoire
C G C
et bois mon vin dans une coupe d'or
F C
Vivre d'orgie est ma seule espérance
G C
le seul bonheur que j'ai su conquérir
F C
Si sur les flots j'ai passé mon enfance
G C
C'est sur les flots qu'un forban doit mourir
[Refrain 1]
C F C
Vin qui pétille, femme gentille
C G G C
sous tes baisers, brûlants d'amour
C F C
Plaisirs batailles, vive la canaille !
C G G C
je bois je chante et je tue tour à tour
[Couplet 2]
C G
Peut-être au mât d'une barque étrangère
C
mon corps un jour servira d'étendard
F
Et tout mon sang rougira la galère
C G C
aujourd'hui fête et demain le hasard
F C
Allons esclave allons debout mon brave
G C
buvons la vie et le vin à grands flots
F C
Aujourd'hui fête et puis demain, peut-être
G C
ma tête ira s'engloutir dans les flots
[Refrain 2]
C F C
Vin qui pétille, femme gentille
C G G C
sous tes baisers, brûlants d'amour
C F C
Plaisirs batailles, vive la canaille !
C G G C
je bois je chante et je tue tour à tour
[Couplet 3]
C G
Peut-être un jour sur un coup de fortune
C
je capturerai l'or d'un beau galion
F
Et riche à pouvoir nous acheter la lune
C G C
je partirai vers d'autres horizons
F C
Là respecté tout comme un gentilhomme
G C
moi qui ne fut qu'un forban qu'un bandit
F C
Je pourrai tout comme le fils d'un roi, tout comme
G F C
Mourir peut-être dedans un grand lit !
[Refrain 3]
C F C
Vin qui pétille, femme gentille
C G G C
sous tes baisers, brûlants d'amour
C F C
Plaisirs batailles, vive la canaille !
C G G C
je bois je chante et je tue tour à tour
C F C
Vin qui pétille, femme gentille
C G G C
sous tes baisers, brûlants d'amour
C F C
Plaisirs batailles, vive la canaille !
C G G C
je bois je chante et je tue tour à tour
X
Corse
Cuando sero per Corti
Quando serò per Corti
N’piazza la Citadella
Addio la mio zitela
Ti devu’ abandunà
Ma non ti lasciu sola
Ti lasci’ un ziteletu
Stringhjelu fort’ in petu
Abbracia-lu per me.
A vita di lu suldatu
Hé una vita santa
Si manghja si beie é si canta
Altri penseri un si ha
Cuando sero per Corti
Couandou serO----- per COR---ti
N’piazza la CHI---- tadÉ---lla
Addio la mIO----- zitela
Ti devou’ abAN----dunà
Ma non ti LAS----cio sola
Ti lasci’ un ZI--------teLÉ----tu
Stringnélou FORT’----- in petu
Abbracia-LU----- per me.
A wita LIU sulDA----tu
Hé ouna wita SA-----nta
Si mangna si BÉIÉ------- si canta
Altri penSÉ------riun sia
Quandu serò per Corti
Quand je serai à Corte
N’piazza la Citadella
Sur la place de la Citadelle
Addio la mio zitela
Adieu ma bien-aimée
Ti devu’ abandunà
Je dois t’abandonner
Ma non ti lasciu sola
Mais je ne te laisse pas seule
Ti lasci’ un ziteletu
Je te laisse un petit enfant
Stringhjelu fort’ in petu
Serre-le fort contre ta poitrine
Abbracia-lu per me.
Embrasse-le pour moi
A vita di lu suldatu
La vie du soldat
Hé una vita santa
Est une vie sainte
Si manghja si beie é si canta
On mange, on boit et on chante
Altri penseri un si ha
On n’a pas d’autres soucis
Fernandel, Sardou... Le Midi
Le Cabanon
Les gens du Nord, avec des airs d’envie,
Demandent ce que c’est un cabanon
Le cabanon, c’est toute notre vie,
C’est tout, c’est rien, car ça n’a pas de nom.
C’est un endroit où nous faisons des blagues,
Des galéjades qu’on lance sans façon
Où la gaieté se mêle au chant des vagues
C’est le midi, quoi! c’est le cabanon !
Sous le soleil, le dimanche on fourmille
Petits et grands, on est tous réunis
Nous y faisons la bourride en famille
La bouillabaisse, la rouille et l'aïoli,
Après dîner, chacun chante la sienne
L’oncle Jeannet qui pose au baryton
Nous endort tous, c’est encore une aubaine
De faire un penequet au cabanon.
Pendant ce temps, les jeunes calignaïres
Cherchent toujours un coin pour s’esbinier
Et les parents qui sont de grands blagaïres
Y ne voient pas qu’ils s’en vont caligner
Sur les rochers, ils s’en payent une bosse
Et le soleil leur troublant la raison,
Neuf mois plus tard, on voit après la noce
Un cago-niéu de maï au cabanon.
Quand on est vieux, alors on se rappelle
Les jours heureux passés au bord de l’eau,
Tu étais beau, et toi comme tu étais belle
Quand tu mettais ton petit caraco.
Mais c’est fini, l’existence fut brève,
Mais de tout temps, la vie avait du bon,
Et l’on s’endort un peu com’ dans un rêve,
Au bord de mer, un soir au cabanon.
Un Petit Cabanon
Un petit cabanon
Pas plus grand qu'un mouchoir de poche
Un petit cabanon
Au bord de la mer sur des roches
Pour vivre qu'il fait bon
Quand la blague à son toit accroche
Son pavillon joyeux
Qui claque dans notre ciel bleu
Je connais des tas de gens
Qui, dans la vie voient grand
Cela n'est pas un défaut,
Car il faut ce qu'il faut.
Pour mon compte, voyez-vous,
Il m'en faut pas beaucoup
Moi, mon rêve le plus fou
Se borne à cela et c'est tout
A l'intérieur, une table, c'est tout
Oui mais sur cette table, il y faudra surtout
Un aïoli odorant et cordial
Dont se régalera le gourmand provençal
C'est pourquoi sans façon,
Je me dis là, dans ma caboche,
Le bonheur, té, mon bon !
C'est un tout petit cabanon.
C'est bien beau ton cabanon,
M'a soufflé Cupidon,
Mais il sera plus joyeux
Lorsque vous serez deux.
Cela est mon vif désir,
Si vous vouliez venir,
Il deviendra un château
Si nous y chantons en duo.
Un petit cabanon
Pas plus grand qu'un mouchoir de poche,
Un petit cabanon
Au bord de la mer sur des roches
Pour vivre il fera bon
Si l'amour sur son toit accroche
Son pavillon léger
Où l'on voit deux coeurs enlacés.
A l'intérieur une chambre et c'est tout ;
Dans cette chambre-là, il faut un lit surtout,
Et dans ce lit un oreiller moelleux
Mais sur l' oreiller, il faut deux amoureux !
C'est pourquoi sans façon,
Je me dis là, dans ma caboche
Le bonheur, té, mon bon !
C'est un tout petit cabanon.
Gilbert Bécaud
Monsieur 100.000 volts qualifié ainsi par son énergie spectaculaire sur scène. J'adore chanter Bécaud !
Pauvre pêcheur
La lalala lalala lala
La lalala lalala
Toi qui traînes ta vie comme un filet de pêche
En marchant tête nue vers les voix de l’amour
Tu sauras qu’ici bas où chacun se dépêche,
Les joies éparpillées font aller et retour
La lalala lalala lala
Tu regardes le ciel comme un cadeau de noce,
Tu espères de lui des escaliers d’argent
Et puis, désabusé, tu reroules ta bosse
En courant comme un fou parmi les océans
Lala lala lala
Sur ton beau navire
Qui a pour nom « Janot du matin »
Il y a le bon le pire
Que tu tiens entre tes deux mains
Toi qui pêches au soleil, pauvre pêcheur de lune
Toi qui pêches à la lune, pauvre pêcheur d’été
Tu essaies d’attraper les étoiles une à une
Et chacune est pour toi ta pièce de monnaie
La lalala lalala lala
Tu ressembles, vois-tu, à ce voleur poète
Qui fabriquait, dit-on, il y a déjà longtemps
Avec beaucoup de soins, car il était honnête
Des pièces de cent sous...
qui lui coûtaient dix francs
Lala lala lala bouche fermée en continue
Je ne sais pas pourquoi l’on dit en Angleterre :
"Chaque verre qui tinte est un marin qui meurt"
Que ce soit, s’il vous plaît, il ne tinte aucun verre,
J’aurai trop de soucis pour mon pauvre pêcheur
Lala lala lala
Sur son beau navire
Qui a pour nom « Janot du matin »
Il est parti sans rien dire
En me tendant les mains.
La lalala lalala lala
La lalala lalala
Gilles Servat
La forêt sur la rade
La chanson de Francis
Buvons encor' un coup
Haul away, hissé-ho ! fareway I'll go
Buvons-le pour les beaux gréements
Qui sont toujours vivants
Dans l'matin la v'là qui s'avanc'
Parmi les vagu' de dentell'
De Roscanvel à Recou'ranc',
La forêt sur la rad' - OUH !
Les grands mâts, ce sont les grands chên'
Et les tap'-culs sont des frên'
Les hêtr' ont des gueul' de misain'
La forêt sur la rad' - OUH
Pour feuillag', des focs des huniers
Et des vergues pour branchag'
Les écureuils sont des gabiers
La forêt sur la rad' - OUH !
Blanch' comm' les c'risiers du printemps
Roug' comm' l'érabl' en automn'
Deux saisons la prenn't-en même temps
La forêt sur la rad' - OUH !
Et dans l' soir la v'la de retour
Comm' illuminée de gloir'
Tous ses beaux arbr' en contre jour
La forêt sur la rad' - OUH !
La voici à quai sous la lun'
Tell' un' futaie en Décembr'
Sous ses espars et bas-de-hun'
La forêts sur la rad' - OUH !
D'main matin ell' s'ra en partanc'
Parmi les vagu' de dentell'
Pour quitter Brest et Recou'ranc'
La forêt sur la rad' - OUH !
Graeme Allwright
À 18 ans, la rencontre avec ce chanteur est fusionnelle. Ses chansons se dressent contre l'injustice, le conformisme, les apparences trompeuses. Nous étions nombreux à épouser son idéal. Ses chansons restent gravées dans nos cœurs, et rien ne pourra les effacer : "Le temps est moins de nos 2O ans mais buvons encore une dernière fois à l'amitié l'amour la joie..."
Henrik
You can fish in a mill pond, fish in the sea
Fish in a bath-tub, yes, but don't fish me
Pêche dans la mer, pêche dans l'étang
Pêche dans ta baignoire mais pêche moi pas
Henrik était un fier pêcheur
De je n'sais quel pays
Il naviguait sur toutes les mers
En buvant de l'eau d'vie
Il a juré dans un bistrot
À ses collègues émus
"Je pêch'rai un poisson étrange
Que l'homme n'a jamais vu"
Il a donc quitté son pays
Vers l'ouest il naviguait
Le jour, la nuit, il travaillait
Sa ligne et ses filets
De tous les poissons il pêchait
De nombreux spécimens
Et une nuit, pendant qu'il dormait
Il pêcha une baleine
Un jour surpris par la tempête
Son bateau s'retourna
Henrik ne perdant pas la tête
Pêcha la tête en bas
Le bateau fait un tour complet
Il n'avait plus d'boussole
Ni Henrik plus beaucoup d'espoir
Ni plus beaucoup d'alcool
Puis une nuit au large de Brest
Peut-être d'Australie
Croyant sentir un poisson mordre
A dit "J'crois bien qu'c'est lui
De toutes ses forces il a tiré
Le vent semblait lui dire
Que ce jour-là c'n'était pas un
Vulgaire poisson à frire
Ses mains tremblaient, ses yeux brillaient
Enfin il était sûr
Et un sourire béat d'extase
Éclairait sa figure
Puis dans un tourbillon d'écume
L'poisson est apparu
Et fixant Henrik dans les yeux
Il dit "Je te salue"
"Ah te voilà" dit le poisson
J't'ai longtemps attendu
Si tu as quelque chose à boire
C'n'est vraiment pas d'refus
Je n'ai rien bu depuis quinze jours
Et j'ai une faim de loup
Puis le poisson a avalé
Pauvre Henrik d'un seul coup
Vous les pêcheurs de toutes les mers
Buvez modérément
Que cette histoire véridique
Vous serve d'avertissement
Pêcheurs, si vous voulez savoir
Qui m'a dit ce poème
Un soir en buvant dans un bar
C'est le poisson lui-même
You can / fish in a mill pond
Tu peux / pêcher dans l’étang
Vaï t ’en / pescar dins la gorga
Fish in the sea
Pêche dans la mer
O dins la mar
Fish in a bath tub - yes
Pêche dans ta baignoire
Dins lo semalon - mas
But don’t fish me
Mais ne me pêch’ pas
M’agantas pa(s)
Hugues Aufray
L'inusable Hugues Auffray toujours là en 2022 avec une envie de vivre à faire pâlir les étoiles. Il nous accompagne tout au long de notre vie avec ses chansons simples et attachantes.
Hasta luego
Hasta luego
À bientôt, si Dieu le veut
Hasta luego!
On se reverra sous peu
On a trois mois de réserves au fond des cales
Allez, les gars On va hisser la grand-voile
Laissez-passer les enfants de la nuit
Ils vont chercher le grand vent de l'oubli
Toi qui n'as rien, embarque-toi avec nous
Donne-moi la main car ta place est parmi nous
Hasta luego
À bientôt, si Dieu le veut
Hasta luego
On se reverra sous peu
Toi qui as peur, cache-toi derrière mon bras
Car voici l'heure enfin d'être fier de toi
Laissez-passer les enfants de la nuit
Ils vont chercher le grand vent de l'oubli
Toi qui doutes, regarde-moi dans les yeux
Suis ma route: elle te mènera vers Dieu
Hasta luego
À bientôt, si Dieu le veut
Hasta luego
On se reverra sous peu
On a trois mois de réserves au fond des cales
Allez, les gars! On va hisser la grand-voile
Laissez-passer les enfants de la nuit
Ils vont chercher le grand vent de l'oubli
Laissez-passer les enfants de la nuit
Ils vont chercher le grand vent de l'oubli
Les Compagnons
Marin
Enfant du voyage Ton lit c’est la mer
Ton toit les nuages Été comme hiver
Ta maison c’est l’océan
Tes amis sont les étoiles
Tu n’as qu’une fleur au cœur
Et c’est la rose des vents
Ton amour est un bateau
Qui te berce dans ses voiles
Mais n’oublie pas pour autant
Que l’on t’attend
Enfant du voyage Ton cœur s’est offert
Au vent, aux nuages Là-bas sur la mer
Mais tu sais que dans un port
Tremblant à chaque sirène
Une fille aux cheveux d’or
Perdue dans le vent du nord
Une fille aux cheveux d’or
Compte les jours et les semaines
Et te garde son amour
Pour ton retour
Enfant du voyage
Ton lit c’est la mer
Occitan
L’Ésperança
Siam gents de marina
Çò qu’avèm o portam sus l’esquina. (bis)
L’esperança, polida barca,
amb son pal, son car, son pena,
E sa mèstra, fièra e blanca,
e lo « baudouin » que petarada
E la mar qu’es totjorn tant bèla,
que soventes fes nos apèla,
E la mar pintrada de blu,
de segur l’oblidarem pas pus.
Lo patron qu’es de pan blanc,
l’equipatge, l’equipatge,
Lo patron qu’es de pan blanc,
l’equipatge n’en dirai pas tant
Lo mòssi com’un estòca-ficha,
lo second que bèu de pastís
Lo tresen nos confla de ris,
amb’ aquò e ben siam polits !
Quand arribam davant Bosigas,
amb l’aubòi e la musica,
L’accordeon e lo tamborn,
i a de droletas als alentorns…
Lor farem dançar la mazurca,
e la valsa enfin la polca,
E quand aurem nòstre sadol,
no’ns anirem per faire un torn
L’Ésperança
Siam gents de marina
Nous sommes des gens de mer
Çò qu’avèm o portam sus l’esquina. (bis)
ce que nous avons nous le portons sur le dos
L’esperança, polida barca,
L’Espérance jolie barque
amb son pal, son car, son pena,
avec sa flèche, son mât, son antenne
E sa mèstra, fièra e blanca,
et sa grand-voile fière et blanche
e lo « baudouin » que petarada
et le « baudouin » qui pétarade
E la mar qu’es totjorn tant bèla,
et la mer qui est toujours si belle
que soventes fes nos apèla,
qui souvent nous appelle
E la mar pintrada de blu,
et la mer teinte en bleu
de segur l’oblidarem pas pus.
c’est sûr que nous ne l’oublierons jamais
Siam gents de marina
Nous sommes des gens de mer
Çò qu’avèm o portam sus l’esquina. (bis)
ce que nous avons nous le portons sur le dos
Lo patron qu’es de pan blanc,
Le patron c’est du pain blanc
l’equipatge, l’equipatge,
l’équipage, l’équipage
Lo patron qu’es de pan blanc,
Le patron c’est du pain blanc
l’equipatge n’en dirai pas tant
l’équipage j’en dirai pas autant.
Lo mòssi com’un estòca-ficha,
Le mousse comme du stock-fish,
lo second que bèu de pastís
le second boit du pastis,
Lo tresen nos confla de ris,
le troisième nous gonfle de riz
amb’ aquò e ben siam polits !
avec ça et ben, on est joli !
Siam gents de marina
Nous sommes des gens de mer
Çò qu’avèm o portam sus l’esquina. (bis)
ce que nous avons nous le portons sur le dos
Quand arribam davant Bosigas,
Quand nous arrivons devant Bouzigues
amb l’aubòi e la musica,
avec le hautbois et la musique
L’accordeon e lo tamborn,
l’accordéon et le tambour
i a de droletas als alentorns…
y a des filles tout autour.
Lor farem dançar la mazurca,
On leur fera danser la mazurka,
e la valsa enfin la polca,
la valse enfin la polka
E quand aurem nòstre sadol,
et quand on en aura marre
no’ns anirem per faire un torn
on s’en ira faire un tour
Siam gents de marina
Nous sommes des gens de mer
Çò qu’avèm o portam sus l’esquina. (bis)
ce que nous avons nous le portons sur le dos
Las Galèras de Sevilha
Lhevat s’ei lo vent de bisa
Lhevat s’ei lo vent de mar
Armadas son las galèras
armadas son sus la mar.
Lo nòble rei de Sevilha
qu’ei lo qui las hè marchar
Sèt ans qu’an vogat sus l’aiga
shens jamai tèrra tocar,
Mes a la ueitau annada
de qué víver que mancà.
Lavètz los papagais minjen
qui tant plan saben parlar
E los hasans qui, a l’auba
E saben cantar tant clar.
Armanhac ditz lo pilòte
ara ei tu qui vam minjar.
Non haratz aquò, monsénher,
Car de jò qu’auratz pietat
Sus lo haut-bossac que puja
tà véder se tèrra e i a
E la riba de Sevilha
lavètz que ved clarejar.
https://youtu.be/E68kwJF2nCk?si=-pPOo56w72B4u-MF
https://youtu.be/I7EuAu4RgNk?si=_2lpuhyVDuW6X4AM
Lhé-évat sé lou vein de biso
LhevatTsé lou vein de mar
A-armado soun la galè-éro
a-armadas soun sus la mar
Loù-ou nòblé rei de Sevi-ilho
Qu’ei-ei lou qui la hè marquar
Sè-èt ans qu’an vogat sus l’ai-aigo
She-ens jamai tèrro toucar
Mé-è a la oueiétaou wanna-ado
Dé qué vívé-er que mancà.
La-avètz lou papagaï mi-injeun
Qui-i tant plan saben parlar
É-é lous hasans qui, a l’a-aubo
É-é saben cantar tant clar.
A-armanhac ditz lou pilò-òté
a-ar’ ei té qui vam minjar.
Nou-ou haratz aquò, Monsé-égner,
Ca-ar de yò qu’auratz piétat
Su-us lou aou-bossac que pu-ujo
tà-à védé se tèrro e i a
É-é la ribo de Sevi-ilho
La-avètz que ved claréjar
Las Galèras de Sevilha
Lhevat s’ei lo vent de bisa
La bise s’est levée,
Lhevat s’ei lo vent de mar.
Le vent de mer s’est levé
Armadas son las galèras
Les galères sont équipées
armadas son sus la mar.
elles ont pris la mer
Lo nòble rei de Sevilha
C’est le grand roi de Séville
qu’ei lo qui las hè marchar
qui les commande
Sèt ans qu’an vogat sus l’aiga
Sept ans en mer,
shens jamai tèrra tocar,
sans jamais toucher terre
Mes a la ueitau annada
Mais à la huitième année
de qué víver que mancà.
Les vivres vinrent à manquer
Lavètz los papagais minjen
Alors ils ont mangé les perroquets
qui tant plan saben parlar
qui savent si bien parler
E los hasans qui, a l’auba
Et les coqs qui, à l’aube
E saben cantar tant clar.
Savent si bien chanter
Armanhac ditz lo pilòte
Armagnac dit le capitaine
ara ei tu qui vam minjar.
maintenant c’est toi que nous allons manger
Non haratz aquò, monsénher,
Vous ne ferez pas cela Mon seigneur
Car de jò qu’auratz pietat
Car vous aurez pitié de moi
Sus lo haut-bossac que puja
Il grimpe au «grand mât» pour voir
tà véder se tèrra e i a
s’il y a une terre en vue
E la riba de Sevilha
Et c’est la côte de Séville
lavètz que ved clarejar.
qu’il voit alors poindre
Lhevat s’ei lo vent de bisa
La bise s’est levée,
Lhevat s’ei lo vent de mar.
Le vent de mer s’est levé
Tino Rossi
Adieu Venise provençale
Adieu Venise provençale
Adieu pays de mes amours
Adieu cigalons et cigales
Dans les grands pins chantez toujours
Barques aux douces couleurs
Collines rousses de fleurs
Au loin je pars je vous laisse mon cœur
Adieu Venise provençale
Adieu pays de mes amours
Cher petit village au bord de la mer
Je te laisse en gage tout ce qui m’est cher
L’éternel été d’un ciel enchanté
Où j’ai cru vivre un jour tous mes rêves
Pays que j’aimais je dois désormais
Loin de toi m’en aller à jamais
La fillette brune qui m’avait tout bas
Au clair de la lune fait de beaux serments
Dans sa jolie main a brisé soudain
Mes espoirs et toute ma tendresse
C’est pourquoi je veux oublier ses yeux
Et quitter cher pays ton ciel bleu
C D E
O Pescador di l’onda
O Pescador di l’onda o Frederì
O Pescador di l’onda o Frederì
Ven’à piscà più in quà
Sulla tua bella barca la più bella si nè và
Frederì lala
Ven’à piscà u miò anellu o Frederì
Ven’à piscà u miò anellu o Frederì
Chi m’hè cadutu in mar’
Sulla tua bella barca la tua bella si nè và
Frederì lala
L’anellu hè già piscatu o Frederì
L’anellu hè già piscatu o Frederì
Cosa mi vole donnare
Con la tua bella barca la tua bella si nè và
Frederì lala
Vogliu un basgiu d’amore o Frederì
Vogliu un basgiu d’amore o Frederì
Chi quellu paghera
Con la tua bella barca la tua bella si nè và
Frederì lala
PHO-NEZ-TIQUE
O pɪscador di l’onda O Frédéri
O pɪscador di l’onda O Frédéri
Vènia pɪsca piou’n koua
Sou la toua bella barqua la piou bela si nè wa
Frédéri—— la-la
Vènia pɪsca miò néllou O Frédéri
Vènia pɪsca miò néllou O Frédéri
Qui mia kadou t’in mar
sou la toua bella barqua la toua bela si nè wa
Frédéri—— la-la
La néllé dja pɪscatou O Frédéri
l
La néllé dja pɪscatou O Frédéri
Coza mi vol’ donar
Con la toua bella barqua la toua bela si nè wa
Frédéri—— la-la
Voliou’n badjin d’amoré O Frédéri
Voliou’n badjin d’amoré O Frédér
Qué Cuello paguéro
Con la toua bella barqua la toua bela si nè wa
Frédéri—— la-la
Traduction :
O, pêcheur sur l’eau, O Frédéric
Viens pêcher plus près
la plus belle s’en va sur ta belle barque ,
Viens pêcher ma bague
Qui est tombée dans la mer
L’anneau est déjà pêché
Que veux-tu me donner ?
Je veux un baiser d’amour
Et celui-ci me paiera
O Pescador di l’onda o Frederì
O Pescador di l’onda o Frederì
Ven’à piscà più in quà
Sulla tua bella barca la più bella si nè và
Frederì lala
Ven’à piscà u miò anellu o Frederì
Ven’à piscà u miò anellu o Frederì
Chi m’hè cadutu in mar’
Sulla tua bella barca la tua bella si nè và
Frederì lala
L’anellu hè già piscatu o Frederì
L’anellu hè già piscatu o Frederì
Cosa mi vole donnare
Con la tua bella barca la tua bella si nè và
Frederì lala
Vogliu un basgiu d’amore o Frederì
Vogliu un basgiu d’amore o Frederì
Chi quellu pagherò
Con la tua bella barca la tua bella si nè và
Frederì lala