Domichante

Répertoire

Moteur de recherche

Adamo

Mon idole quand j'avais 15 ans ! "Laisse mes mains sur tes hanches", "Tombe la neige"... Adamo n'a pas été une étoile filante, la suite de sa carrière a prouvé qu'il était un vrai auteur compositeur qui avait des choses à dire.

Inch'Allah

J'ai vu l'orient dans son écrin avec la lune pour bannière
Et je comptais en un quatrain chanter au monde sa lumière
Mais quand j'ai vu Jérusalem, coquelicot sur un rocher
J'ai entendu un requiem quand, quand sur lui, je me suis penché.


Ne vois-tu pas, humble chapelle, toi qui murmures "paix sur la terre"
Que les oiseaux cachent de leurs ailes
Ces lettres de feu "Danger frontière!"
Le chemin mène à la fontaine. Tu voudrais bien remplir ton seau.
Arrête-toi, Marie-Madeleine, pour eux, ton corps ne vaut pas l'eau.


Inch' Allah, Inch' Allah, Inch' Allah, Inch' Allah


Et l'olivier pleure son ombre, sa tendre épouse, son amie
Qui repose sous les décombres prisonnières en terre ennemie.
Sur une épine de barbelés, le papillon guette la rose.
Les gens sont si écervelés qu'ils me répudieront si j'ose.
Dieu de l'enfer ou Dieu du ciel, toi qui te trouves ou bon te semble
Sur cette terre d'Israël, il y a des enfants qui tremblent.


Inch' Allah, Inch' Allah, Inch' Allah, Inch' Allah


Les femmes tombent sous l'orage. Demain, le sang sera lavé.
La route est faite de courage: une femme pour un pavé
Mais oui : j'ai vu Jérusalem, coquelicot sur un rocher.
J'entends toujours ce requiem lorsque, sur lui, je suis penché
Requiem pour 6 millions d'âmes qui n'ont pas leur mausolée de marbre
Et qui, malgré le sable infâme, ont fait pousser 6 millions d'arbres.


Inch' Allah, Inch' Allah, Inch' Allah, Inch' Allah



L'hymne à l'amour

Le ciel bleu sur nous peut s'effondrer
Et la Terre peut bien s'écrouler
Peu m'importe si tu m'aimes
Je me fous du monde entier
Tant qu'l'amour innondera mes matins
Tant qu'mon corps frémira sous tes mains
Peu m'importe les problèmes
Mon amour, puisque tu m'aimes


J'irais jusqu'au bout du monde
Je me ferais teindre en blonde
Si tu me le demandais
J'irais décrocher la Lune
J'irais voler la fortune
Si tu me le demandais
Je renierais ma patrie
Je renierais mes amis
Si tu me le demandais
On peut bien rire de moi
Je ferais n'importe quoi
Si tu me le demandais


Si un jour, la vie t'arrache à moi
Si tu meurs, que tu sois loin de moi
Peu m'importe si tu m'aimes
Car moi je mourrais aussi
Nous aurons pour nous l'éternité
Dans le bleu de toute l'immensité
Dans le ciel, plus de problème
Mon amour, crois-tu qu'on s'aime?
Dieu réunit ceux qui s'aiment



[Verse 1]
        G        B7                 Em   Em7
Le ciel bleu sur nous peut s'effondrer
      Am   Am/G               D D7
Et la terre peut bien s'écrouler
 
[Chorus]
         G B7       C    Cm
Peu m'importe si tu m'aimes
       G      E7       Am  D
Je me fous du monde entier
 
[Verse 2]
            G      B7           Em   Em7
Tant que l'amour inondera mes matins
             Am    Am/G             D D7
Tant que mon corps frémira sous tes mains
 
[Chorus]
        G   B7          C  Cm
Peu m'importent les problèmes
     G    Em         Am  D  G
Mon amour puisque tu m'aimes
 
[Bridge 1]
         Em      B       Em
J'irais jusqu'au bout du monde
      Em     B          Em
Je me ferais teindre en blonde
      C          B7
Si tu me le demandais
        G     D       G
J'irais décrocher la lune
        G     D     G
J'irais voler la fortune
      F#7         B7
Si tu me le demandais
 
[Bridge 2]
   Em        B     Em
Je renierais ma patrie
   Em        B    Em
Je renierais mes amis
      C           B7
Si tu me le demandais
        Am     D     G
On peut bien rire de moi
     B7       B      Em
Je ferais n'importe quoi
      C           B7
Si tu me le demandais
 
[Verse 3]
      G       B7              Em  Em7
Si un jour la vie t'arrache à moi
      Am         Am/G           D D7
Si tu meurs que tu sois loin de moi
 
[Chorus]
        G  B7       C   Cm
Peu m'importe si tu m'aimes
    G           E7    Am  D
Car moi je mourrais aussi
 
[Verse 4]
       G         B7           Em  Em7
Nous aurons pour nous l'éternité
        Am      Am/G          D D7
Dans le bleu de toute l'immensité
 
[End Chorus]
        G  B7          C  Cm
Dans le ciel plus de problèmes
     G   Em              Am D G
Mon amour crois-tu qu'on s'aime

Les filles du bord de mer

Les filles du bord de mer

Je me souviens du bord de mer
Avec ces filles au teint si clair
Elles avaient l'âme hospitalière
C'était pas fait pour me déplaire
Naives autant qu'elle étaient belles
On pouvait lire dans leurs prunelles
Qu'elles voulaient pratiquer le sport
Pour garder une belle ligne de corps
Et encore, et encore
Z'auraient pu danser la java


Z'étaient chouettes les filles du bord de mer
Z'étaient faites pour qui savait y faire


Y en avait une qui s'appellait Eve
C'était vraiment la fille d'mes rêves
Elle n'avait qu'un seul défaut
Elle se baignait plus qu'il ne faut
Plutôt que d'aller chez le masseur
Elle invitait le premier baigneur
À tâter du côté de son cœur
En douceur, en douceur
En douceur et profondeur


Z'étaient chouettes les filles du bord de mer
Z'étaient faites pour qui savait y faire


Z'étaient chouettes les filles du bord de mer
Z'étaient faites pour qui savait y faire


Lui pardonnant cette manie
J'lui proposais de partager ma vie
Mais dès que revint l'été
Je commençais à m'inquièter
Car sur les bords d'la Mer du Nord
Elle se remit à faire du sport
Je tolérais ce violon d'Ingres
Sinon elle devenait malingre
Puis un beau jour j'en ai eu marre
C'était pis que la mer à boire
Je l'ai refilée à un gigolo
Et j'ai nagé vers d'autres eaux
En douceur, en douceur


Z'étaient chouettes les filles du bord de mer
Z'étaient faites pour qui savait y faire
Z'étaient chouettes les filles du bord de mer
Z'étaient faites pour qui savait y faire
Z'étaient chouettes les filles du bord de mer
Z'étaient faites pour qui savait y faire



Mes mains sur tes hanches

Sois pas fachée si je te chante les souvenirs de mes 15 ans
Ne boude pas si tu es absente de mes rêveries d'adolescent
Ces amourettes insignifiantes ont preparé un grand amour
Et c'est pourquoi je te les chante et les présente tour à tour
Oui c'est pourquoi je te les chante et les présente tour à tour

Mais laisse mes mains sur tes hanches
Ne fais pas ces yeux furibonds
Oui tu l'auras ta revanche tu seras ma dernière chanson


Dans chaque fille que j'ai connue c'est un peu toi que je cherchais
Quand dans mes bras je t' ai tenu moi je tremblais je comprenais
Que tu es sortie d'une fable pour venir habiter mon rêve
Et ce serait bien regrettable que notre amour ainsi s'achève
Oui se serait bien regrettable que notre amour ainsi s'achève


Mais laisse mes mains sur tes hanches
Ne fais pas ces yeux furibonds
Oui tu l'auras ta revanche tu seras ma dernière chanson


Laisse mes mains sur tes hanches
Ne fais pas ces yeux furibonds
Oui tu l'auras ta revanche tu seras ma dernière chanson



Une mèche de cheveux

Au fond de mon grenier, blottie dans un tiroir
Un jour j'ai retrouvé une amourette d'un soir
Elle s'était envolée, je ne sais plus pourquoi
Je l'avais oubliée depuis longtemps déjà
Dans un papier jauni recouvert de poussière
Son petit corps meurtri reposait, solitaire
Elle était venue mourir dans ce décor antique
Elle était venue mourir, en laissant pour relique


Une mèche de cheveux
Qu'elle m'avait donnée
Une mèche des cheveux
Qu'un jour j'ai caressés
Une mèche de cheveux
Qui venait de susciter
Le souvenir d'un temps heureux
Le doux mirage d'un été
Le doux mirage d'un été


Je sentais ma mémoire prête à tout raconter
Mais je connaissais l'histoire, j'ai préféré rêver
Ce jour-là, c'est étrange, j'ai voulu croire aux fées
Mais pincé par un ange, je me suis éveillé


Une mèche de cheveux
Qu'elle m'avait donnée
Une mèche des cheveux
Qu'un jour j'ai caressés
Une mèche de cheveux
Qui venait resusciter
Le souvenir d'un temps heureux
Le doux mirage d'un été
Le doux mirage d'un été
La, la, la, la
La, la, la, la
La, la, la, la
La, la, la, la
La, la, la, la
La, la, la, la
La, la, la, la
La, la, la, la



Vous permettez Monsieur

Une chanson pleine d'humour qui nous parle d'un temps déjà lointain où il fallait demander la permission aux parents...

: Humour

: Mariage, Départ (retraite, changement d'adresse, d'entreprise)

Vous permettez Monsieur


Aujourd’hui, c’est le bal des gens bien.
Demoiselles, que vous êtes jolies!
Pas question de penser aux folies, 
les folies sont affaires de vauriens.
On n’oublie pas les belles manières, 
on demande au papa s’il permet.
Et comme il se méfie des gourmets, 
il vous passe la muselière.

Vous permettez, Monsieur, 
que j’emprunte votre fille?
Et bien qu’il me sourie, 
Je sens bien qu’il se méfie.
Vous permettez, Monsieur? 
Nous promettons d’être sages
Comme vous l’étiez à notre âge,
 juste avant le mariage.

Bien qu’un mètre environ nous sépare
Nous voguons par-delà les violons.
On doit dire, entre nous, on se marre 
à les voir ajuster leurs lorgnons.

Que d’amour dans nos mains qui s’étreignent!
Que d’élans vers ton cœur dans le mien!
Le regard des parents, s’il retient
N’atteint pas la tendresse où l’on baigne.



Allwright Graeme

À 18 ans, la rencontre avec ce chanteur est fusionnelle. Ses chansons se dressent contre l'injustice, le conformisme, les apparences trompeuses. Nous étions nombreux à épouser son idéal. Ses chansons restent gravées dans nos cœurs, et rien ne pourra les effacer : "Le temps est moins de nos 2O ans mais buvons encore une dernière fois à l'amitié l'amour la joie..."

Ça je ne l'ai jamais vu

Une chanson rigolotte qui raconte l'aventure arrivée à un cow-boy qui bit un peu trop

: Rigolotte

Ça je ne l’ai jamais vu


J’entre à la maison, l’autre nuit, j’avais bu un peu de vin
J’ai vu un ch’val dans l’écurie où je mettais le mien
Alors j’ai dit à ma p’tite femme: " Veux-tu m’expliquer
Y a un cheval dans l’écurie à la place de mon bidet? 
"Mon pauvre ami, tu n’vois pas clair, le vin t’a trop saoulé
Ce n’est rien qu’une vache à lait que ta mère m’a donnée
Dans la vie, j’ai vu pas mal de choses bizarres et saugrenues
Mais une selle sur une vache à lait, ça je n’ai jamais vu

La nuit suivante j’entre chez moi, j’avais bu un peu de vin
J’ai vu un chapeau accroché où j’accrochais le mien
Alors j’ai dit à ma p’tite femme: " Veux-tu bien m’expliquer
Qu’est-ce que c’est qu’ce chapeau-là à la place de mon béret
Mon pauvre ami, tu n’vois pas clair, le vin t’a trop saoulé
Ce n’est rien qu’une vieille casserole que grand-mère m’a donnée 
Dans la vie j’ai vu pas mal de choses bizarres et saugrenues
Mais une vieille casserole en feutre, ça je n’ai jamais vu

Une nuit plus tard j’entre chez moi, j’avais bu un peu de vin
Sur une chaise, j’ai vu un pantalon où je posais le mien
Alors j’ai dit à ma p’tite femme: " Je voudrais bien savoir
Pourquoi ce pantalon est gris, le mien est toujours noir "
Mon pauvre ami, tu n’vois pas clair, le vin t’a trop saoulé
Ce n’est rien qu’un vieux chiffon que maman m’a donné
Dans la vie j’ai vu pas mal de choses, mais ça c’est un mystère
Un chiffon avec deux tuyaux et une fermeture éclair

En titubant, j’entre chez moi, je suis resté baba
J’ai vu une tête sur l’oreiller qui n’me ressemblait pas
Alors j’ai dit à ma p’tite femme: Peux-tu m’expliquer ça
Qu’est-ce que c’est qu’cette tête-là, je n’pense pas qu’c’est moi! 
Mon pauvre ami, tu n’vois pas clair, le vin t’a trop saoulé
Ce n’et rien qu’un vieux melon que grand-père m’a donné 
Des prix de concours agricoles, j’peux dire que j’en ai eus
Mais une moustache sur un melon, ça je n’ai jamais vu



Emmène-moi

J'ai voyagé de Brest à Besançon
Depuis la Rochelle jusqu'en Avignon
De Nantes jusqu'à Monaco
En passant par Metz et Saint-Malo
Et Paris
Et j'ai vendu des marrons
À la foire de Dijon
Et d'la barbe à papa


Emmène-moi
Mon coeur est triste et j'ai mal aux pieds
Emmène-moi
Je ne veux plus voyager


J'ai dormi toute une nuit dans un abreuvoir
J'ai attrapé la grippe et des idées noires
J'ai eu mal aux dents et la rougeole
J'ai attrapé des rhumes et des p'tites bestioles
Qui piquent
Sans parler de toutes les fois
Que j'ai coupé mes doigts
Sur une boîte à sardines


Emmène-moi
Mon coeur est triste et j'ai mal aux pieds
Emmène-moi
Je ne veux plus voyager


Je les vois tous les deux comme si c'était hier
Au coucher du soleil Maman mettant l'couvert
Et mon vieux Papa avec sa cuillère
Remplissant son assiette de pommes de terre
Bien cuites
Et les dimanches
Maman coupant une tranche
De tarte aux pommes


Emmène-moi
Mon coeur est triste et j'ai mal aux pieds
Emmène-moi
Je ne veux plus voyager



Il faut que je m'en aille

Un grand classique : Buvons encore une dernière fois, à l'amitié, l'amour la joie !

: Nostalgie

: Départ (retraite, changement d'adresse, d'entreprise)

Il faut que je m’en aille 


Buvons encore une dernière fois
À l’amitié, l’amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m’fait d’la peine
Mais il faut que je m’en aille


Le temps est loin de nos vingt ans
Des coups de poings, des coups de sang
Mais qu’à cela ne tienne, c’est pas fini
On peut chanter quand le verre est bien rempli


Et souviens-toi de cet été
La première fois qu’on s’est saoulé
Tu m’as ramené à la maison
En chantant, on marchait à reculons


Je suis parti changer l’étoile
Sur un navire, j’ai mis la voile
Pour n’être plus qu’un étranger
Ne sachant plus très bien où il allait


J’t’ai raconté mon mariage
À la mairie d’un p’tit village
Je rigolais dans mon plastron
Quand le mair’ essayait d’ prononcer mon nom


J’t’ai pas écrit toutes ces années
Et toi aussi, t’es mariée
T’as trois enfants à faire manger
Mais j’en ai cinq si ça peut te consoler


Buvons encore une dernière fois
À l’amitié, l’amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m’fait d’la peine
Mais il faut que je m’en aille



Jolie Bouteille

Un grand succès, une chanson nostalgique et dramatique par certains côtés si on la prend au premier degré.

: Nostalgie, Tristesse

Jolie Bouteille


Jolie bouteille
Sacrée bouteille

Veux-tu me laisser tranquille
Je veux te quitter je veux m’en aller
Je veux recommencer ma vie


J’ai traîné
Dans tous les cafés
J’ai fait la manche bien des soirs
Les temps sont durs
Et j’suis même pas sûr
De me payer un coup à boire


Jolie bouteille
Sacrée bouteille

Veux-tu me laisser tranquille
Je veux te quitter, je veux m’en aller
Je veux recommencer ma vie


J’ai mal à la tête
Et les punaises me guettent
Mais que faire dans un cas pareil
Je demande souvent
Aux passants
De me payer une bouteille


Jolie bouteille
Sacrée bouteille

Veux-tu me laisser tranquille
Je veux te quitter, je veux m’en aller
Je veux recommencer ma vie


Dans la nuit
J’écoute la pluie
Un journal autour des oreilles
Mon vieux complet
Est tout mouillé
Mais j’ai toujours ma bouteille


Jolie bouteille
Sacrée bouteille

Veux-tu me laisser tranquille
Je veux te quitter, je veux m’en aller
Je veux recommencer ma vie


Chacun fait
Ce qui lui plaît
Tout l’monde veut sa place au soleil
Mais moi j’m’en fous
J’n’ai rien du tout
Rien qu’une jolie bouteille


Jolie bouteille
Sacrée bouteille

Veux-tu me laisser tranquille
Je veux te quitter, je veux m’en aller
Je veux recommencer ma vie


J'aime le vin
J'aime le raisin
J'aime le jus de la vigne
J'peux m'arrêter quand ça me plaît
Ça me plaît pas c'est bon signe



Jusqu'à la ceinture

En mille-neuf-cent quarante-deux alors que j'étais à l'armée
On était en manoeuvres dans le Louisiana une nuit au mois de mai
Le capitaine nous montre un fleuve et c'est comme ça que tout a commencé


On avait d'la flotte jusqu'aux g'noux et le vieux con dit d'avancer


L'sergent dit oh mon capitaine êtes-vous sûr qu'c'est le chemin
Sergent j'ai traversé souvent et je connais bien le terrain
Allons soldats un peu de courage on n'est pas là pour s'amuser


Y'en avait jusqu'à la ceinture
et le vieux con dit d'avancer


Sergent dit on est trop chargés on ne pourra pas nager
Sergent ne sois pas si nerveux il faut un peu de volonté
Suivez-moi je marcherai devant je n'aime pas les dégonflés


On avait d'la flotte jusqu'au cou et le vieux con dit d'avancer


Dans la nuit soudain un cri jaillit suivi d'un sinistre glou-glou
Et la casquette du capitaine flottait à côté d'nous
Le sergent cria retournez-vous c'est moi qui commande à présent


On s'en est sortis juste à temps le capitaine est mort là-d'dans


Le lendemain on a trouvé son corps enfoncé dans les sables mouvants
Il s'était trompé de cinq-cents mètres sur le chemin qui mène au camp
Un affluent se jetait dans le fleuve où il croyait la terre tout près


On a eu d'la chance de s'en tirer quand ce vieux con a dit d'avancer


La morale de cette triste histoire je vous la laisse deviner
Mais vous avez peut-être mieux à faire vous n'vous sentez pas concernés
Mais chaque fois que j'ouvre mon journal je pense à cette traversée


On avait d'la flotte jusqu'aux g'noux et le vieux con dit d'avancer
Y'en avait jusqu'à la ceinture et le vieux con dit d'avancer
On avait d'la flotte jusqu'au cou et le vieux con dit d'avancer
Y'en avait jusqu'à



La ligne Holworth

Ted Holworth était un notable
Dont l'argent venait de la mer
Tous les paroissiens respectables
Admiraient sa piété de fer
Admiraient sa piété de fer
Sans doute il ne confondait guère
Les affaires et les sentiments
Mais sa parole était sincère
C'est du moins c'que disaient les gens
C'est du moins c'que disaient les gens
Il avait tout d'un homme honnête
Mais il faut vous dire la vérité
Il était noir sous l'étiquette
Et ses bateaux étaient damnés
Ses bateaux étaient damnés
Ils transportaient aux antipodes
Des hommes attachés par le pied
Bagnards de sang ou de maraude
Et criminels de majesté
Criminels de majesté
Ils avaient offensé la Reine
Ou bien massacré pour voler
Mais ils tiraient à la même chaîne
Que des innocents humiliés
Des innocents humiliés
Ceux-là s'en allaient vers l'enfer
Pour un crime abominé
Ils n'avaient pas voulu se taire
Par amour de la vérité
Amour de la vérité
La coque était puante et noire
Les gardiens comme des loups
Tant de misère de désespoir
Avait de quoi vous rendre fou
Avait de quoi vous rendre fou
Depuis le monde a bien changé
La ligne Holworth a fait peau neuve
Elle est très bien considérée
(Sa réussite est un chef d'oeuvre
Sa réussite est un chef d'oeuvre
Il n'y a plus de bagnards dans les cales
Mais les marins crient comme avant
Sous son pavillon triomphal
Elle transporte des émigrants
Elle transporte des émigrants



Petit Garçon

La magie de Noël

: Pour les enfants

: Noël

Petit Garçon  

 
Dans son manteau rouge et blanc
Sur un traîneau porté par le vent
Il descendra par la cheminée
Petit garçon, il est l’heure d’aller se coucher
Tes yeux se voilent
Écoute les étoiles
Tout est calme, reposé
Entends-tu les clochettes tintinnabuler?
Et demain matin, petit garçon
Tu trouveras dans tes chaussons
Tous les jouets dont tu as rêvé
Petit garçon, il est l’heure d’aller se coucher



Petites boîtes

Petites boîtes, petites boîtes
Petites boîtes faites en ticky-tacky
Petites boîtes, petites boîtes
Petites boîtes toutes pareilles


Y a des rouges, des violettes
Et des vertes très coquettes
Elles sont toutes faites en ticky-tacky
Elles sont toutes, toutes pareilles


Et ces gens-là dans leurs boîtes
Vont tous à l'université
On les met tous dans des boîtes
Petites boîtes toutes pareilles


Y a des médecins, des dentistes
Des hommes d'affaires et des avocats
Ils sont tous, tous faits de ticky-tacky
Ils sont tous, tous, tous pareils


Et ils boivent sec des martinis
Jouent au golf toute l'après-midi
Puis ils font des jolis enfants
Qui vont tous, tous à l'école


Ces enfants partent en vacances
Puis s'en vont à l'université
On les met tous dans des boîtes
Et ils sortent tous pareils


Les garçons font du commerce
Et deviennent pères de famille
Ils bâtissent des nouvelles boîtes
Petites boîtes toutes pareilles


Puis ils règlent toutes leurs affaires
Et s'en vont dans des cimetières
Dans des boîtes faites en ticky-tacky
Qui sont toutes, toutes, toutes pareilles



Qu'as-tu appris à l'école

https://youtu.be/BvMJt8Ligr0?si=P7769oZjPBx962fW



André Pierre

J'ai connu ce monsieur dans les années quatre vingt, un vrai troubadour très sympathique dont la chanson "Le petit train de Palavas" est un vrai chef d'œuvre empreint de nostalgie.

Le petit train de Palavas

Nostalgie nostalgie pour ce petit train qui reliait la Comédie à Palavas.

: Nostalgie

Le petit train de Palavas 

la la la la la la la la
La la la la la la la la
La la la la la la la la
la la la la la la la la
La la la la la la la la


Il avait triste mine, le mécanicien
En voyant sa machine rouiller dans son coin
Avec son regard tendre et ses grand yeux mouillés
On pouvait comprendre qu’il revoyait…


Le petit train de Palavas
Aller de la mer au Clapas
Qui partait dans le clair matin
En suivant son petit chemin
C’était le p’tit train des copains
Il s’en allait sous le ciel bleu
En emportant ces gens heureux
Qui allaient passer la journée
Sur les plages ensoleillée 
De notre Méditerranée

De gare en gare, cahin-caha
Son tintamarre, c’était la joie

Le petit train de Palavas
Allait de la mer au Clapas
Et quand on l’entendait siffler
Tout le monde le saluait
C’était le train de l’amitié


C’était un beau voyage qu’on faisait tous les jours
Voyageurs sans bagages plein de joie et d’amour
C’était la chansonnette des petits wagons verts
Qui passaient en goguette en dansant vers la mer

Le petit train de Palavas
Allait de la mer au Clapas
Avec des gens qui s’entassaient
Sur les plate-formes les march’pieds
C’était le train de la gaité

Le train ralentit et s'essoufle

Quand arrivait une montée
Il commençait à s’essouffler

Le train repart...

Mais les rires des voyageurs
Lui remettaient du baume au cœur
Et il repartait à toute vapeur

Que de fleurettes s’y sont contées
Que d’amourettes s’y sont passées

Le petit train de Palavas
Qui maintenant dort au Clapas
Si on ne le voit plus passer
On a toujours une pensée
Pour ce petit train du temps passé


La la la la…
Le petit train de Palavas
Le petit train de Palavas
Le petit train du temps passé 



Aufray Hugues

L'inusable Hugues Auffray toujours là en 2022 avec une envie de vivre à faire pâlir les étoiles. Il nous accompagne tout au long de notre vie avec ses chansons simples et attachantes.

Céline

Dis-moi, Céline, les années ont passé
Pourquoi n'as tu jamais pensé à te marier?
De toutes mes sœurs qui vivaient ici
Tu es la seule sans mari


Non, non, non, ne rougis pas, non, ne rougis pas
Tu as, tu as toujours de beaux yeux
Ne rougis pas, non, ne rougis pas
Tu aurais pu rendre un homme heureux


Dis-moi, Céline, toi qui es notre aînée
Toi qui fus notre mère, toi qui l'as remplacée
N'as tu vécu pour nous autrefois
Que sans jamais penser à toi?


Non, non, non, ne rougis pas, non, ne rougis pas
Tu as, tu as toujours de beaux yeux
Ne rougis pas, non, ne rougis pas
Tu aurais pu rendre un homme heureux


Dis-moi, Céline, qu'est-il donc devenu
Ce gentil fiancé qu'on n'a jamais revu?
Est-ce pour ne pas nous abandonner
Que tu l'as laissé s'en aller?


Non, non, non, ne rougis pas, non, ne rougis pas
Tu as, tu as toujours de beaux yeux
Ne rougis pas, non, ne rougis pas
Tu aurais pu rendre un homme heureux


Mais non, Céline, ta vie n'est pas perdue
Nous sommes les enfants que tu n'as jamais eus
Il y a longtemps que je le savais
Et je ne l'oublierai jamais


Ne pleure pas, ne pleure pas
Tu as toujours les yeux d'autrefois
Ne pleure pas, ne pleure pas
Nous resterons toujours près de toi
Nous resterons toujours près de toi



Chacun sa mer chacun son vent

Chacun sa mer chacun son vent


Ils manquent pas d’air
Ces seigneurs du vent
Solitaires
Ou fils des Glénans
Ils sont tous frères
Mais sur l’océan
Chacun sa mer
Chacun son vent

Ils sont pas fiers
Sous leur mâts géants
Mercenaires
Vauriens ou forbans
Aux vents contraires
Ils vont droit devant
Chacun sa mer
Chacun son vent

Vert à tribord
Et rouge à bâbord
Corps à corps
Ils défient la mort
Tripes à l’envers
Ils jurent en crachant
Chacun sa mer
Chacun son vent

Tremble carcasse
C’est pas les Sargasses
Ça bavasse
Ça passe ou ça casse
Tombeau ouvert
Ils trinquent en hurlant
Chacun sa mer
Chacun son vent

La belle affaire
Quand l’un deux s’égare
Solidaire
C’est pas un hasard
Y’a un compère
Qui court au devant
Chacun sa mer
Chacun son vent

Je lève mon verre
Je bois aux marins
Vin ou bière
Je bois aux requins
À nos corsaires
À nos ci-devants
Chacun sa mer
Chacun son vent



Dieu est à nos côtés

Mon nom ne veut rien dire
Mon âge encore moins
Je suis pour tout dire
Un bon citoyen
J'admets sans réplique
Ce qu'on m'a enseigné
Je sais qu'en Amérique
Dieu est à nos côtés
Je l'ai lu dans l'histoire
Les Américains
Se couvrirent de gloire
Contre les Indiens
Ils les massacrèrent
Le coeur bien en paix
La conscience claire
Et Dieu à leurs côtés
Après la seconde guerre
On nous a appris
Les Allemands de naguère
Deviennent nos amis
De toute une race humaine
S'ils ont fait un bûcher
C'est de l'histoire ancienne
Dieu est à leurs côtés
Nous avons les bombes
Les plus perfectionnées
Que saute le monde
S'il faut le faire sauter
Un levier qu'on bascule
Un bouton à pousser
N'ayons plus de scrupules
Dieu est à nos côtés
Il y a un mystère
Qui revient toujours
Jésus notre frère
Fut trahi un jour
C'est tout un problème
À vous de décider
Si Judas lui-même
Avait Dieu à ses côtés
Maintenant j'abandonne
Je suis trop fatigué
Ma tête résonne
Je cherche la paix
Que Dieu nous la donne
Cette paix méritée
Que Dieu nous la donne
S'il est à nos côtés



Écoute dans le vent
Hasta Luego

À bientôt, si Dieu le veut
(Hasta luego) On se reverra sous peu
On a trois mois de réserves au fond des cales
Allez, les gars, on va hisser la grande voile
Laissez-passer les enfants de la nuit
Il faut chercher le grand vent de l'oubli
Toi qui n'as rien, embarque-toi avec nous
Donne-moi la main, t'as qu'à passer parmi nous
À bientôt, si Dieu le veut
(Hasta luego) On se reverra sous peu
Toi qui as peur, cache-toi derrière mon bras
Car voici l'heure, on va être fier de toi (hé)
Laissez-passer les enfants de la nuit
Il faut chercher le grand vent de l'oubli
Toi qui le peux, regarde-moi dans les yeux
Suis ma route, elle te mènera vers Dieu
À bientôt, si Dieu le veut
(Hasta luego) On se reverra sous peu
On a trois mois de réserves au fond des cales
Allez, les gars, on va hisser la grande voile
Laissez-passer les enfants de la nuit
Il faut chercher le grand vent de l'oubli
Laissez-passer les enfants de la nuit
Il faut chercher le grand vent de l'oubli
Lalalalala, lala, lala la
Lalalalala, lala, lala la
Lalalalala, lala, lala la
Lalalalala, lala, lala laaa



L'épervier

L'épervier il faut le dire
Est petit mais bien voleur
L'épervier il faut le dire
Est le pire des menteurs
Quand il monte dans le ciel
Prenez garde demoiselles


L'épervier pioupi
L'épervier paoupa
L'épervier pioupi
L'épervier paoupa


L'épervier de ma colline
N'est pas un très bon chrétien.
L'épervier de ma colline
Chante comme un vrai païen
Il connaît tous les couplets
Des filles de Camaret

L'épervier pioupi
L'épervier paoupa
L'épervier pioupi
L'épervier paoupa


Batelier de la Dordogne
Passe-moi sur l'autre bord
Batelier de la Dordogne
Il y va vraiment trop fort
Cette espèce d'épervier
Qui commence à m'agacer

L'épervier pioupi
L'épervier paoupa
L'épervier pioupi
L'épervier paoupa


Épervier si t'es un homme
Viens te poser près d'ici
Épervier si t'es un homme,
Je vais chercher mon fusil
Et ce soir je mangerai
Du bon pâté d'épervier

L'épervier pioupi
L'épervier paoupa
L'épervier pioupi
L'épervier paoupa


Il est venu messieurs-dames
Visiter mon poulailler
Il est venu messieurs-dames
Ma colombe il m'a volée
Et je sais que l'animal
Ce soir dansera au bal

L'épervier pioupi
L'épervier paoupa
L'épervier pioupi
L'épervier paoupa
L'épervier pioupi
L'épervier paoupa
L'épervier pioupi
L'épervier paoupa



La fille du nord

Si tu passes là-bas vers le nord
Où les vents soufflent sur la frontière
N'oublie pas de donner le bonjour
À la fille, qui fût mon amour


Si tu croises les troupeaux de rennes
Vers la rivière à l'été finissant
Assure-toi qu'un bon châle de laine
La protège du froid et du vent


A-t-elle encore ses blonds cheveux si long
Qui dansaient jusqu'au creux de ses reins
A-t-elle encore ses blonds cheveux si long
C'est ainsi que je l'aimais bien


Je me demande si elle m'a oublié
Moi j'ai prié pour elle tous les jours
Dans la lumière des nuits de l'été
Et dans le froid du petit jour


Si tu passes là-bas vers le nord
Où les vents soufflent sur la frontière
N'oublie pas de donner le bonjour
À la fille, qui fût mon amour



Le bon dieu s'énervait

Le Bon Dieu s'énervait dans son atelier
Ça fait trois ans que j'ai planté cet arbre
Et j'ai beau l'arroser à longueur de journée
Il pousse encore moins vite que ma barbe
Pour faire un arbre Dieu que c'est long
Pour faire un arbre Dieu que c'est long
Pour faire un arbre Dieu que c'est long
Pour faire un arbre mon Dieu que c'est long
Le Bon Dieu s'énervait dans son atelier
Sur ce maudit baudet dix ans j'ai travaillé
Je n'arrive pas à le faire avancer
Et encore moins à le faire reculer
Pour faire un âne Dieu que c'est long
Pour faire un âne Dieu que c'est long
Pour faire un âne Dieu que c'est long
Pour faire un âne mon Dieu que c'est long
Le Bon Dieu s'énervait dans son atelier
En regardant Adam marcher à quatre pattes
Et pourtant nom d'une pipe j'avais tout calculé
Oui pour qu'il marche sur ses deux pieds
Pour faire un homme oh Dieu que c'est long
Pour faire un homme oh Dieu que c'est long
Pour faire un homme oh Dieu que c'est long
Pour faire un homme mon Dieu que c'est long
Le Bon Dieu s'énervait dans son atelier
En regardant le monde qu'il avait fabriqué
Ces gens se battent comme des chiffonniers
Et je ne peux plus dormir en paix
Pour faire un monde oh Dieu que c'est long
Pour faire un monde oh Dieu que c'est long
Pour faire un monde oh Dieu que c'est long
Pour faire un monde mon Dieu que c'est long
Pour faire un monde mon Dieu que c'est long
Pour faire un monde mon Dieu que c'est long
Pour faire un monde mon Dieu que c'est long



Le cœur gros

Quand revient le vent de l'automne
Je pense à tout ce temps perdu
Je n'ai fait de mal à personne
Je n'ai pas fait de bien non plus
Et j'ai le cœur gros


Pauvre chien perdu dans la ville
Y a des abris pour toi mon vieux
On a la conscience tranquille
Mais quand on regarde tes yeux
On a le cœur gros


Après des mois de mauvais coups
De filets pleins de goémons
Quand le marin compte ses sous
Sur la table de la maison
Il a le cœur gros


Toi qui n'es pas mort à Madrid
Où tant de copains sont restés
Quand tu regardes tes mains vides
Et devant ton fusil rouillé
Tu as le cœur gros


Quand tu l'as vu porté en terre
Son cheval noir marchant devant
Tu as soudain compris mon frère
Qu'il était plus qu'un président
T'as eu le cœur gros


Assis au bord de la rivière
Mes rêves suivent leur chemin
Et quand je pense qu'il y a sur Terre
2 enfants sur 3 qui ont faim
Moi j'ai le cœur gros


Adieu fillette, adieu ma mie
Adieu petite le temps court
Les cigognes sont reparties
Elles reviendront sûrement un jour
N'aie plus le cœur gros


https://chordify.net/chords/hugues-aufray-le-coeur-gros-woud90



Le petit âne gris

Écoutez cette histoire
Que l'on m'a racontée
Du fond de ma mémoire
Je vais vous la chanter
Elle se passe en Provence
Au milieu des moutons
Dans le sud de la France
Au pays des santons


Quand il vint au domaine
Y avait un beau troupeau
Les étables étaient pleines
De brebis et d'agneaux
Marchant toujours en tête
Aux premières lueurs
Pour tirer sa charrette
Il mettait tout son cœur
Au temps des transhumances
Il s'en allait heureux
Remontant la Durance
Honnête et courageux


Mais un jour, de Marseille
Des messieurs sont venus
La ferme était bien vieille
Alors on l'a vendue
Il resta au village
Tout le monde l'aimait bien
Vaillant, malgré son âge
Et malgré son chagrin
Image d'évangile
Vivant d'humilité
Il se rendait utile
Auprès du cantonnier


Cette vie honorable
Un soir, s'est terminée
Dans le fond d'une étable
Tout seul il s'est couché
Pauvre bête de somme
Il a fermé les yeux
Abandonne des hommes
Il est mort sans adieux
Mm, mm, mmm-mm
Cette chanson sans gloire
Vous racontait la vie
Vous racontait l'histoire
D'un petit âne gris



Santiano

La chanson la plus connue et la plus chantée !

Santiano


C’est un fameux trois mats fin comme un oiseau
Hisse et oh Santiano
Dix-huit nœuds quatre cents tonneaux
Je suis fier d’y être matelot


Tiens bon la barre et tiens bon le vent
Hisse et oh Santiano
Si dieu veut toujours droit devant
Nous irons jusqu’à San Francisco


Je pars pour de longs mois en laissant Margot
Hisse et oh Santiano
D’y penser j’avais le cœur gros
En doublant les feux de Saint-Malo


Tiens bon la barre et tiens bon le vent
Hisse et oh Santiano
Si dieu veut toujours droit devant
Nous irons jusqu’à San Francisco


On prétend que là-bas l’argent coule à flot
Hisse et oh Santiano
On trouve l’or au fond des ruisseaux
J’en ramènerai plusieurs lingots


Tiens bon la barre et tiens bon le vent
Hisse et oh Santiano
Si dieu veut toujours droit devant
Nous irons jusqu’à San Francisco


Un jour je reviendrai chargé de cadeaux
Hisse et oh Santiano
Au pays j’irai voir Margot
À son doigt je passerai l’anneau


Tiens bon le cap et tiens bon le flot
Hisse et oh Santiano
Sur la mer qui fait le gros dos
Nous irons jusqu’à San Francisco



Stewball

Il s´appelait Stewball. 
C´était un cheval blanc. 
Il était mon idole 
Et moi, j´avais dix ans. 

Notre pauvre père, 
Pour acheter ce pur sang, 
Avait mis dans l´affaire 
Jusqu´à son dernier franc. 

Il avait dans la tête 
D´en faire un grand champion 
Pour liquider nos dettes 
Et payer la maison 

Il croyait à sa chance. 
 Il engagea Stewball 
Par un beau dimanche 
Au grand prix de St-Paul. 

"Je sais, dit mon père, 
Que Stewball va gagner." 
Mais, après la rivière, 
Stewball est tombé. 

Quand le vétérinaire, 
D´un seul coup, l´acheva, 
J'ai vu pleurer mon père 
Pour la première fois. 

Il s´appelait Stewball. 
C´était un cheval blanc. 
Il était mon idole 
Et moi, j´avais dix ans.



Aznavour Charles

Le grand Charles Aznavour au si grand talent. Un poète, un interprète, un travailleur inlassable. L'illustration de ce que peut donner le travail acharné associé à un talent prestigieux. Je ne le chante que depuis peu.

Emmenez-moi

: Misère, Un pays, un lieu...

Emmenez-moi

Vers les docks où le poids et l'ennui
Me courbent le dos
Ils arrivent le ventre alourdi
De fruits les bateaux

ils viennent du bout du monde
Apportant avec eux
Des idées vagabondes
Au reflet de ciel bleu

De mirage

Traînant un parfum poivré
De pays inconnus 
Et d’éternels étés
Où l’on vit presque nu

Sur les plages

Moi qui n'ai connu toute ma vie
Que le ciel du nord
J'aimerais débarbouiller ce gris
En virant de bord

Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil

Dans les bars à la tombée du jour
Avec les marins
Quand on parle de filles et d'amour
Un verre à la main

Je perds la notion des choses
Et soudain ma pensée
M'enlève et me dépose
Un merveilleux été

Sur la grève

Où je vois tendant les bras
L'amour qui comme un fou
Court au devant de moi
Et je me pends au cou

De mon rêve


Quand les bars ferment, que les marins
Rejoignent leur bord
Moi je rêve encore jusqu'au matin
Debout sur le port


Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil


Un beau jour sur un rafiot craquant
De la coque au pont
Pour partir je travaillerai dans
La soute à charbon

Prenant la route qui mène
A mes rêves d'enfant
Sur des îles lointaines
Où rien n'est important

Que de vivre

Où les filles alanguies
Vous ravissent le coeur
En tressant m'a t'on dit
De ces colliers de fleurs

Qui enivrent

Je fuirai laissant là mon passé
Sans aucun remords
Sans bagage et le cœur libéré
En chantant très fort

Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au sole



Et bailler et dormir

Tout un programme ! Rêver, bailler, dormir ! On nous a pas mis sur terre pour se tuer à travailler...

: Rigolotte

Et bailler et dormir


Certains courent après la vie
Moi la vie me cours après
Bien des gens font des folies
Moi c’est folie de m’avoir fait

Je ne me fais pas de bile
Et n’occupe aucun emploi
Menant une vie tranquille
Je ne fais rien de mes dix doigts

Je vais pêcher dans les ruisseaux
Chasser dans les roseaux
Ou cueillir les fruits mûrs
Que m’offre la nature

On ne m’a pas mis sur terre
Pour me tuer à travailler
Mais pour vivre à ma manière
Et goûter à la liberté

Et rêver, et sourire et bâiller, et dormir.

Je me lave à l’eau de pluie
Et me séchant au soleil
Je rêve à ma tendre amie
Et y a vraiment rien de pareil

Et quand presqu’à la nuit tombée
On peut se retrouver
C’est un si grand plaisir
Qu’on reste sans rien dire

En regardant la nature
On s’étends tout près bien près
L’un de l’autre et je vous jure
Que l’on ne pense qu’à s’aimer

Et rêver, et sourire et bâiller, et dormir.

J’ai fait mon paradis sur la terre
Car la paix règne au fond de mon cœur
Et vraiment si c’était à refaire
Je saurais pour garder le bonheur

Et rêver, et sourire et bâiller, et dormir. 



Hier encore

Hier encore

Hier encore, j'avais vingt ans, 
je caressais le temps 
Et jouais de la vie
Comme on joue de l'amour 
et je vivais la nuit
Sans compter sur mes jours 
qui fuyaient dans le temps
J'ai fait tant de projets qui sont restés en l'air
J'ai fondé tant d'espoirs qui se sont envolés
Que je reste perdu, ne sachant où aller
Les yeux cherchant le ciel, mais le cœur mis en terre

Hier encore, j'avais vingt ans, 
je gaspillais le temps 
En croyant l'arrêter
Et pour le retenir, 
même le devancer
Je n'ai fait que courir 
et me suis essoufflé
Ignorant le passé, conjuguant au futur
Je précédais de moi toute conversation
Et donnais mon avis que je voulais le bon
Pour critiquer le monde avec désinvolture


Hier encore, j'avais vingt ans 
mais j'ai perdu mon temps 
À faire des folies
Qui me laissent au fond 
rien de vraiment précis
Que quelques rides au front 
et la peur de l'ennui
Car mes amours sont mortes avant que d'exister
Mes amis sont partis et ne reviendront pas
Par ma faute j'ai fait le vide autour de moi
Et j'ai gâché ma vie et mes jeunes années

Du meilleur et do pire 
en jetant le meilleur
J'ai figé mes sourires 
et j'ai glacé mes pleurs
Où sont-ils à présent?
À présent
Mes vingt ans



La Bohême

Un grand classique !

: Nostalgie

La Bohême


Je vous parle d’un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître
Montmartre en ce temps-là
Accrochait ses lilas
Jusque sous nos fenêtres
Et si l’humble garni
Qui nous servait de nid
Ne payait pas de mine
C’est là qu’on s’est connu
Moi qui criait famine
Et toi qui posais nue

La bohème, la bohème
Ça voulait dire
On est heureux
La bohème, la bohème
Nous ne mangions qu’un jour sur deux

Dans les cafés voisins
Nous étions quelques-uns
Qui attendions la gloire
Et bien que miséreux
Avec le ventre creux
Nous ne cessions d’y croire
Et quand quelque bistro
Contre un bon repas chaud
Nous prenait une toile
Nous récitions des vers
Groupés autour du poêle
En oubliant l’hiver

La bohème, la bohème
Ça voulait dire
Tu es jolie
La bohème, la bohème
Et nous avions tous du génie

Souvent il m’arrivait
Devant mon chevalet
De passer des nuits blanches
Retouchant le dessin
De la ligne d’un sein
du galbe d’une hanche
Et ce n’est qu’au matin
Qu’on s’asseyait enfin
Devant un café-crème
Épuisés mais ravis
Fallait-il que l’on s’aime
Et qu’on aime la vie

La bohème, la bohème
Ça voulait dire
On a vingt ans
La bohème, la bohème
Et nous vivions de l’air du temps

Quand au hasard des jours
Je m’en vais faire un tour
À mon ancienne adresse
Je ne reconnais plus
Ni les murs, ni les rues
Qui ont vu ma jeunesse
En haut d’un escalier
Je cherche l’atelier
Dont plus rien ne subsiste
Dans son nouveau décor
Montmartre semble triste
Et les lilas sont morts

La bohème, la bohème
On était jeunes
On était fous
La bohème, la bohème
Ça ne veut plus rien dire du tout



La Mamma

La Mamma


Ils sont venus, ils sont tous là
Dès qu’ils ont entendu ce cri
Elle va mourir, la mamma
Ils sont venus, ils sont tous là
Même ceux du sud de l’Italie
Y a même Giorgio, le fils maudit
Avec des présents plein les bras
Tous les enfants jouent en silence
Autour du lit sur le carreau
Mais leurs jeux n’ont pas d’importance
C’est un peu leurs derniers cadeaux
À la mamma

On la réchauffe de baisers
On lui remonte ses oreillers
Elle va mourir, la mamma
Sainte Marie pleine de grâces
Dont la statue est sur la place
Bien sûr vous lui tendez les bras
En lui chantant Ave Maria

Ave Maria
Y a tant d’amour, de souvenirs
Autour de toi, toi la mamma
Y a tant de larmes et de sourires
À travers toi, toi la mamma

Et tous les hommes ont eu si chaud
Sur les chemins de grand soleil
Elle va mourir, la mamma
Qu’ils boivent frais le vin nouveau
Le bon vin de la bonne treille
Tandis que s’entassent pêle-mêle
Sur les bancs, foulards et chapeaux
C’est drôle on ne se sent pas triste
Près du grand lit, de l’affection
Y a même un oncle guitariste 
qui joue en faisant attention
À la mamma

Et les femmes se souvenant
Des chansons tristes des veillées
Elle va mourir, la mamma
Tout doucement, les yeux fermés
Chantent comme on berce un enfant
Après une bonne journée
Pour qu’il sourie en s’endormant

Ave Maria
Y a tant d’amour, tant de souvenirs

Tout autour de toi, toi la mamma
Tant de larmes et de sourires
À travers toi, toi la mamma
Que jamais, jamais, jamais
Tu ne nous quitteras



Les Comédiens

Les Comédiens 


Viens voir les Comédiens
Voir les Musiciens
Voir les Magiciens
Qui arrivent
Viens voir les Comédiens
Voir les Musiciens
Voir les Magiciens
Qui arrivent


Les comédiens ont installé leurs tréteaux
Ils ont dressé leur estrade
Et tendu des calicots
Les comédiens ont parcouru les faubourgs
Ils ont donné la parade
A grand renfort de tambour
Devant l’église une roulotte peinte en vert
Avec les chaises d’un théâtre à ciel ouvert
Et derrière eux comme un cortège en folie
Ils drainent tout le pays / les comédiens

Viens voir les Comédiens
Voir les Musiciens
Voir les Magiciens
Qui arrivent
Viens voir les Comédiens
Voir les Musiciens
Voir les Magiciens
Qui arrivent


Solo 1
Si vous voulez voir confondus les coquins
Dans une histoire un peu triste
Où tout s’arrange à la fin
Solo 2
Si vous aimez voir trembler les amoureux
Vous lamenter sur Baptiste
Ou rire avec les heureux
Tous
Poussez la toile et entrez donc vous installer

Sous les étoiles le rideau va se lever
Quand les trois coups retentiront dans la nuit
Ils vont renaître à la vie / les comédiens

Viens voir les Comédiens
Voir les Musiciens
Voir les Magiciens
Qui arrivent
Viens voir les Comédiens
Voir les Musiciens
Voir les Magiciens
Qui arrivent

Les comédiens ont démonté leurs tréteaux
Ils ont ôté leur estrade
Et plié les calicots
Ils laisseront au fond du cœur de chacun
Un peu de la sérénade
Et du bonheur d’Arlequin
Demain matin quand le soleil va se lever
Ils seront loin, et nous croirons avoir rêvé
Mais pour l’instant ils traversent dans la nuit
D’autres villages endormis / les comédiens

Viens voir les Comédiens
Voir les Musiciens
Voir les Magiciens
Qui arrivent
Viens voir les Comédiens
Voir les Musiciens
Voir les Magiciens
Qui arrivent

Viens voir les Comédiens
Voir les Musiciens
Voir les Magiciens
Qui arrivent
Viens voir les Comédiens
Voir les Musiciens
Voir les Magiciens
Qui arrivent



Sa jeunesse

: Nostalgie

Sa jeunesse

Lorsque l'on tient 
entre ses mains
Cette richesse
Avoir vingt ans
Des lendemains 
pleins de promesses
Quand l'amour sur nous se penche
Pour nous offrir ses nuits blanches

Lorsque l'on voit, 
loin devant soi
Rire la vie
Brodée d'espoir, 
riche de joies 
et de folies
Il faut boire jusqu'à l'ivresse
Sa jeunesse

Car, tous les instants
De nos vingt ans
Nous sont comptés
Et jamais plus
Le temps perdu 
ne nous fait face
Il passe


Souvent en vain, 
on tend les mains
Et l'on regrette
Il est trop tard
Sur son chemin, 
rien ne l'arrête
On ne peut garder sans cesse
Sa jeunesse



Barbara

Une voix, une ligne, une silhouette fugitive, une tendresse qui sait mordre. La grande dame de la chanson française s'appelle Barbara.

Dis quand reviendras-tu

: Amour

Dis quand reviendras-tu

Voilà combien de jours, voilà combien de nuits... 
Voilà combien de temps que tu es reparti ! 
Tu m'as dit ; 
Cette fois, c'est le dernier voyage, 
Pour nos coeurs déchirés, c'est le dernier naufrage. 
Au printemps, tu verras, je serai de retour. 
Le printemps, c'est joli, pour se parler d'amour : 
(Version Femme : Je ne suis pas de cell's qui meurent de chagrin,) 
Nous irons voir ensemble les jardins refleuris, 
(Je n'ai pas la vertu des femmes de marins.) 
Et déambulerons dans les rues de Paris ! 


Dis ! 
Quand reviendras-tu ? 
Dis ! au moins le sais-tu ? 
Que tout le temps qui passe 
Ne se rattrape guère... 
Que tout le temps perdu 
Ne se rattrape plus !


Le printemps s'est enfui depuis longtemps déjà, 
Craquent les feuilles mortes, brûl'nt les feux de bois... 
A voir Paris si beau en cette fin d'automne, 
Soudain je m'alanguis, je rêve, je frissonne... 
Je tangue, je chavire, et comme la rengaine ; 
Je vais, je viens, je vire, je tourne, je me traîne...
Ton image me hante, je te parle tout bas...
Et j'ai le mal d'amour et j'ai le mal de Toi ! 

Dis ! 
Quand reviendras-tu ? 
Dis ! au moins le sais-tu ? 
Que tout le temps qui passe 
Ne se rattrape guère... 
Que tout le temps perdu 
Ne se rattrape plus ! 


J'ai beau t'aimer encor, j'ai beau t'aimer toujours. 
J'ai beau n'aimer que toi, j'ai beau t'aimer d'amour... 
Si tu ne comprends pas qu'il te faut revenir, 
Je ferai de nous deux, mes plus beaux souvenirs... 
Je reprendrai la rout', le Monde m'émerveill'. 
J'irai me réchauffer à un autre Soleil...
Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin... 
Je n'ai pas la ver-tu des femmes de marins

Dis ! 
Quand reviendras-tu ? 
Dis ! au moins le sais-tu ? 
Que tout le temps qui passe 
Ne se rattrape guère... 
Que tout le temps perdu 
Ne se rattrape plus !

 
 



Drouot

: Détresse, Passé

Drouot


Dans les paniers d'osier de la salle des ventes
Une gloire déchue des folles années trente
Avait mis aux enchères, parmi quelques brocantes
Un vieux bijou donné par quel amour d'antan


Elle était là, figée, superbe et déchirante
Les mains qui se nouaient, se dénouaient tremblantes
Des mains belles encore, déformées, les doigts nus
Comme sont nus, parfois, les arbres en novembre


Comme chaque matin, dans la salle des ventes
Bourdonnait une foule, fiévreuse et impatiente
Ceux qui, pour quelques sous, rachètent pour les vendre
Les trésors fabuleux d'un passé qui n'est plus
Dans ce vieux lit cassé, en bois de palissandre
Que d'ombres enlacées, ont rêvé à s'attendre
Les choses ont leurs secrets, les choses ont leurs légendes
Mais les choses murmurent si nous savons entendre


Le marteau se leva, dans la salle des ventes
Une fois, puis deux fois, alors, dans le silence
Elle cria "je prends, je rachète tout ça"
"Ce que vous vendez là, c'est mon passé à moi"
C'était trop tard, déjà, dans la salle des ventes
Le marteau retomba sur sa voix suppliante
Tout se passe si vite à la salle des ventes
Tout se passa si vite, on ne l'entendit pas


Près des paniers d'osier, dans la salle des ventes
Une femme pleurait ses folles années trente
Et revoyait soudain défiler son passé
Défiler son passé, défiler son passé
Car venait de surgir, du fond de sa mémoire
Du fond de sa mémoire, un visage oublié
Une image chérie, du fond de sa mémoire
Son seul amour de femme, son seul amour de femme


Hagarde, elle sortit de la salle des ventes
Froissant quelques billets, dedans ses main tremblantes
Froissant quelques billets, du bout de ses doigts nus
Quelques billets froissés, pour un passé perdu


Hagarde, elle sortit de la salle des ventes
Je la vis s'éloigner, courbée et déchirante
De son amour d'antan, rien ne lui restait plus
Pas même ce souvenir, aujourd'hui disparu
 



Göttingen

Göttingen


Bien sûr, ce n’est pas la Seine,
Ce n’est pas le bois de Vincennes,
Mais c’est bien joli tout de même,
A Göttingen, à Göttingen.

Pas de quais et pas de rengaines
Qui se lamentent et qui se traînent,
Mais l’amour y fleurit quand même,
A Göttingen, à Göttingen.

Ils savent mieux que nous, je pense,
L’histoire de nos rois de France,
Herman, Peter, Helga et Hans,
A Göttingen.

Et que personne ne s’offense,
Mais les contes de notre enfance,
"Il était une fois" commence
A Göttingen.

Bien sûr nous, nous avons la Seine
Et puis notre bois de Vincennes,
Mais Dieu que les roses sont belles
A Göttingen, à Göttingen.

Nous, nous avons nos matins blêmes
Et l’âme grise de Verlaine,
Eux c’est la mélancolie même,
A Göttingen, à Göttingen.

Quand ils ne savent rien nous dire,
Ils restent là à nous sourire
Mais nous les comprenons quand même,
Les enfants blonds de Göttingen.

Et tant pis pour ceux qui s’étonnent
Et que les autres me pardonnent,
Mais les enfants ce sont les mêmes,
A Paris ou à Göttingen.

O faites que jamais ne revienne
Le temps du sang et de la haine
Car il y a des gens que j’aime,
A Göttingen, à Göttingen.

Et lorsque sonnerait l’alarme,
S’il fallait reprendre les armes,
Mon cœur verserait une larme
Pour Göttingen, pour Göttingen.

La la la la la la la la ...

Et lorsque sonnerait l’alarme,
S’il fallait reprendre les armes,
Mon cœur verserait une larme
Pour Göttingen, pour Göttingen.



Barrière Alain

Quelles belles chansons, quel mélodiste, quel interprète !

C'est ma vie

: Insouciance

C'est ma vie

Notre histoire a commencé
Par quelques mots d'amour
C'est fou ce qu'on s'aimait
Et c'est vrai tu m'as donné
Les plus beaux de mes jours
Mais je te les rendais
Je t'ai confié sans pudeur
Les secrets de mon cœur
De chanson en chanson
Et mes rêves et mes je t'aime
Le meilleur de moi-même
Jusqu'au moindre frisson


C'est ma vie
C'est ma vie
Je n'y peux rien
C'est elle qui m'a choisi
C'est ma vie
C'est pas l'enfer
C'est pas le paradis


Ma candeur et mes vingt ans
Avaient su t'émouvoir
Je te couvrais de fleurs
Mais quant à mon firmament
J'ai vu des nuages noirs
J'ai senti ta froideur
Mes rires et mes larmes
La pluie et le soleil
C'est toi qui les régis
Je suis sous ton charme
Souvent tu m'émerveilles
Et parfois tu m'oublies

C'est ma vie
C'est ma vie
Je n'y peux rien
C'est elle qui m'a choisi
C'est ma vie
C'est pas l'enfer
C'est pas le paradis


J'ai choisi des chaînes
Mes amours, mes amis
Savent que tu me tiens
Devant toi, sur scène
Je trouve ma patrie
Dans tes bras, je suis bien
Le droit d'être triste
Quand parfois j'ai cœur gros
Je te l'ai sacrifié
Et devant toi j'existe
Je gagne le gros lot
Je me sens sublimé

C'est ma vie
C'est ma vie
Je n'y peux rien
C'est elle qui m'a choisi
C'est ma vie
C'est pas l'enfer
C'est pas le paradis
C'est ma vie
C'est ma vie
Je n'y peux rien
C'est elle qui m'a choisi
C'est ma vie
C'est pas l'enfer
C'est pas le paradis
C'est ma vie



Elle était si jolie

: Amour

Elle était si jolie


Elle était si jolie
Que je n'osais l'aimer
Elle était si jolie
Je ne peux l'oublier
Elle était trop jolie
Quand le vent l'emmenait
Elle fuyait ravie
Et le vent me disait
Elle est bien trop jolie
Et toi je te connais
L'aimer toute une vie
Tu ne pourras jamais
Oui mais, oui mais elle est partie
C'est bête mais c'est vrai
Elle était si jolie
Je n'oublierais jamais


Aujourd'hui c'est l'automne
Et je pleure souvent
Aujourd'hui c'est l'automne
Qu'il est loin le printemps
Dans le parc où frissonnent
Les feuilles au vent mauvais
Sa robe tourbillonne
Puis elle disparaît
Elle était si jolie
Que je n'osais l'aimer
Elle était si jolie
Je ne peux l'oublier
Elle était trop jolie
Quand le vent l'emmenait
Elle était si jolie
Je n'oublierai jamais



Marie Joconde

Une chanson mythique des années 60, on aimerait bien les voir evenir vers nous...

: Mer

Marie Joconde 


Reviens vers nous Marie jolie Marie la blonde
Du bout du monde reviens vers nous
Reviens vers nous Marie jolie Marie Joconde
Du cœur du monde reviens vers nous

Ouais, t’en as vu t’en as connu 
Des équipages de tous rivages de tous pays
Ouais, t’en as vu t’en a connu 
Des gars du large sans tatouages ou tout garni
Ils venaient là dans le bistrot d’la rue du Havre
Pour un voyage dans l’infini
Ils te r’gardaient avec des yeux qu’en disaient large
Marie trop sage Marie jolie

Mais il arrive oui parfois 
que le cœur se lasse au sauvetage des cœurs transis
Pour un beau gars qui te proposa un palace
Un soir d’orage et t’es partie
Depuis c’temps dans le bistrot d’la rue du Havre
Marie sirène Marie jolie
Ils r’viennent tous là et chantent en chœur les soirs d’orage
Pour que tu r’viennes  Marie chérie



Béart Guy

Guy Béart, le troisième B de la chanson française, avec Brassens et Brel est celui que j'ai le plus chanté. Je l'ai fait découvrir à de nombreux amis, car ce chanteur atypique à la voix singulière, a un répertoire très varié : l'humour, l'amour avec des chansons de rupture très fortes, l'espace, le rêve, la poésie, et les grands sujets sociétaux dirait-on aujourd'hui.

Anachroniques

Sur un fil...

: Nostalgie

Anachroniques


Anachroniques
Les saltimbanques
Sont là - Salut
Salut nomades
Voici le monde
Qui vient - À vous

Ouvrez la tente
Qui tenait toute
En u- - ne main
Écoute écoute
Ça ne te coûte
Que ça - Qu’un sou

Sur son bicycle
D’un autre siècle
Rivé - Rêvant
L’homme titube
Chavire et tombe
On rit - Hourra

Un âne maigre
Sur scène émigre
Clopin - Flapi
On dit qu’il compte
Jusqu’à cinquante
C’est beau - Sabot

Sur son trapèze
Le temps repose
Son pas - Si peu
La corde casse
Clouons la caisse
L’ami - Est mort

Roulez roulotte
Ma voix sanglote
Pour qui - Pour quoi
Poussière ou neige
Dans un nuage
Tout va - Tout vient.



Feuille vole

Autrefois, les feuilles ne volaient jamais
Elles jalousaient les oiseaux qui passaient.
Elles dirent au soleil "Vous qui êtes si fort
Donnez-nous l'audace de prendre enfin notre essor."


Une brise douce aussitôt se leva.
De sa branche une imprudente s'envola
D'autres la suivirent dans les airs tourbillonnants.
Les feuilles dansaient heureuses, libres maintenant.


Feuille, vole, vole, danse avec le vent
Dans la farandole des joyeux vivants.
Va vers la lumière comme les oiseaux
Loin de nos poussières plus haut.


Mais le vent volage s'en alla bientôt.
Les feuilles abandonnées tombaient de haut.
Quand on n'est pas un oiseau, du ciel on redescend.
Voici pourquoi les feuilles mortes tombent ensemble.
Cette histoire vraie n'est pas vraiment morale
Tous les jours je vole vers mon idéal
Et moi, j'aime cette feuille qui voudrait voler
Car qui ne veut pas voler est déjà enterré.


Feuille, vole vole, tombe, tombe aussi.
Pauvre feuille folle, merci !



Frantz

Frantz


Chérie rentre il est grand temps
Ton mari est très souffrant
Mon mari est très souffrant
Qu’il prenne un médicament

Viens mon cher Frantz encore une danse
Je rejoindrai mon vieux mari après
Viens mon cher Frantz encore une danse
Je rejoindrai mon vieux mari après

Chérie rentre, rentre chez toi
Ton mari est presque froid
Mon mari est presque froid
Qu’on lui brûle un feu de joie

Chérie rentre, tu dois rentrer
Ton mari est décédé
Mon mari est décédé
Y a plus rien qui puisse l’aider

Chérie rentre en ce moment
On doit lire son testament
Que dis-tu en ce moment?
On doit lire son testament

Non non mon cher Frantz plus une seule danse
Je vais courir pleurer mon vieux mari
Non non mon cher Frantz plus une seule danse
Je vais courir pleurer mon vieux mari



L'eau vive

1956, le grand succès qui a lancé Guy Béart avec cette chanson écrite pour un film de Julien Duvivier. L'image de l'eau qui coule depuis la source jusqu'à l'océan associée à la vie humaine à travers une petite fille.

: Enfant, Nostalgie, Simplicité

L’eau vive


Ma petite est comme l’eau, 
elle est comme l’eau vive
Elle court comme un ruisseau, 
que les enfants poursuivent
Courez, courez 
vite si vous le pouvez
Jamais, jamais 
vous ne la rattraperez

Lorsque chantent les pipeaux, 
lorsque danse l’eau vive
Elle mène mes troupeaux, 
au pays des olives
Venez, venez, 
mes chevreaux, mes agnelets
Dans le laurier, 
le thym et le serpolet

Un jour que, sous les roseaux, 
sommeillait mon eau vive
Vinrent les gars du hameau 
pour l’amener captive
Fermez, fermez 
votre cage à double clé
Entre vos doigts, 
l’eau vive s’envolera

Comme les petits bateaux, 
emportés par l’eau vive
Dans ses yeux les jouvenceaux 
voguent à la dérive
Voguez, voguez 
demain vous accosterez
L’eau vive n’est 
pas encore à marier

Pourtant un matin nouveau 
à l’aube, mon eau vive
Viendra battre son trousseau, 
aux cailloux de la rive
Pleurez, pleurez, 
si je demeure esseulé
Le ruisselet, au large, 
s’en est allé



L'espérance folle

Deux termes forts pour ne pas désespérer.

: Éspérance

L’espérance folle


C’est l’espérance folle 
qui nous console 
de tomber du nid
Et qui demain prépare, 
pour nos guitares, 
d’autres harmonies
S’élève l’espérance, 
dans le silence 
soudain de la nuit
Et les matins qui chantent, 
déjà enchantent 
nos soirs d’aujourd’hui

Viens, 
c’est la fête en semaine, viens
Je t’attends, tu ne sais plus rien, 
plus rien ne nous sépare, viens
Viens, si les larmes t’ont fait du bien, 
ce sourire est déjà le lien
Avec les beaux jours qui viennent, reviennent

C’est l’espérance folle 
qui carambole 
et tombe du temps
Je vois dans chaque pierre, 
cette lumière 
de nos cœurs battants
La mort, c’est une blague, 
la même vague 
nous baigne toujours
Et cet oiseau qui passe 
porte la trace 
d’étranges amours

C’est l’espérance folle 
qui danse et vole 
au-dessus des toits
Des maisons et des places, 
la terre est basse, 
je vole avec toi
Tout est gagné d’avance, 
je recommence, 
je grimpe pieds nus
Au sommet des montagnes, 
mâts de cocagne 
des cieux inconnus.



La chabraque

L'univers de Marcel Aymé servi par une mélodie qui colle parfaitement pour donner une ambiance bien noire.

La chabraque

Une blonde malabar les yeux durs
J'peux pas mieux dire la découpure
En plus de son accent chabraque
Qu'avait Marika la Polaque
Elle logeait rue du Pont-aux-Choux
Sous les toits avec un chien-loup
Qui lui avait léché les mains
Un soir dans la rue Porte-Foin


La Chabraque, la Chabraque
Qu'avait d'la défense et d'l'attaque
La Chabraque, la Chabraque
Qu'avait un chien fou, un chien-loup


Des années elle est restée sage
Elle supportait pas l'badinage
Ni des paumés ni des richards
J'l'ai vue sonner à coups d'riflard
Un grossium du Carreau du Temple
Qu'en pinçait pour ses vingt printemples
Et puis au square elle s'est toquée
D'un minable qui la reluquait


Il est venu rue du Pont-aux-Choux
Ça pouvait pas plaire au chien-loup
Tout de suite il a montré les dents
Et quand il a vu l'soupirant
Serrer contre lui la Chabraque
Il lui a sauté au colback
Tellement la bête a mordu fort
V'là l'minable saigné à mort


Deux hirondelles qui pédalaient
Le long du Boulevard Beaumarchais
Sur le coup d'trois heures du matin
Ont croisé une fille et un chien
Une grande blonde qu'avait l'air pressé
Le chien la suivait tête baissée
Dans la brume ils se sont perdus
Et la Chabraque, on l'a plus r'vue



Le jardin d'Elvire

Une chanson surréaliste très poétique sur un poème de Marcel Aymé.

: Poétique, Surréaliste

 Le jardin d’Elvire 


Y’a cent marins
Dans mon jardin
Le vent souffle sur les buissons
Serrez le volant d’artimon
Le vent mollit sur l’aubépine
Gabiers larguez la brigantine
Ohé, ohé du bateau, 
Oh oh oh oh
 L’amour m’est venu trop tôt, 
Oh oh oh oh

Dans le jardin d’Elvire
On a vu un navire
Une jolie corvette
Au milieu des violettes
Dans la vigne sauvage
Cent hommes d’équipage
Les petits pois montaient
Les matelots chantaient

Elvire à son jardin
Descend de grand matin
« Expliquez-moi pourquoi
Ce navire est chez moi. »
Sur le pont réuni
L’équipage lui dit :
« On n’en sait rien du tout
Mais comment allez-vous ? »

La belle étant partie
S’en revint à midi
Plus de navire en vue
Tout avait disparu
Mais dans la giroflée
De sel toutes givrées
Trois étoiles de mer
Jusqu’au soir fredonnèrent



Les Couleurs du Temps

La volonté de changer les choses de la part de quelqu'un qui s'estime de toutes les couleurs, et surtout de celles qui pleurent.

: Éspérance

Les Couleurs du Temps


Je voudrais changer les couleurs du temps 
Changer les couleurs du monde 
Le soleil levant la rose des vents 
Le sens où tournera ma ronde 
Et l’eau d’une larme et tout l’océan 
Qui gronde 

La mer est en bleu entre deux rochers bruns. 
Je l’aurais aimée en orange 
Ou même en arc-en-ciel comme les embruns 
Étrange !

Je voudrais changer les couleurs du temps…

J’ai brossé les rues et les bancs 
Paré les villes de rubans 
Peint la Tour Eiffel rose chair 
Marié le métro à la mer
 
Le ciel est de fer entre deux cheminées 
Je l’aurais aimé violine 
Ou même en arc-en-ciel comme les fumées 
De Chine 

Je voudrais changer les couleurs du temps…

Je suis de toutes les couleurs 
Et surtout de celles qui pleurent 
La couleur que je porte c’est 
Surtout celle qu’on veut effacer 

Et tes cheveux noirs étouffés par la nuit 
Je les voudrais multicolores 
Comme un arc-en-ciel qui enflamme la pluie 
D’aurore 

Je voudrais changer les couleurs du temps, 
Changer les couleurs du monde 
Les mots que j’entends seront éclatants 
Et nous danserons une ronde 
Une ronde brune, rouge et safran 
Et blonde



Les proverbes d'aujourd'hui

Les proverbes d'aujourd'hui 

Les proverbes d'aujourd'hui 
à notre époque ressemblent. 
Les proverbes d'aujourd'hui 
sont les clameurs de la nuit. 

Les oreilles ont des murs 
qui nous empêchent d'entendre. 
Les oreilles ont des murs, 
des murs de chair, c'est plus sûr. 

La charrue avant les bœufs, 
ainsi ça les encourage. 
La charrue avant les bœufs 
font les beaux terrains herbeux. 

Deux et deux font cinq ou trois, 
pour le penser on est quatre. 
Deux et deux font cinq ou trois. 
Ce qui est, c'est ce qu'on croit. 

Les mains vides aux innocents, 
aux corrompus les mains pleines. 
Les mains vides aux innocents, 
aux assassins trop récents. 

Et lorsque les chiens aboient, 
la caravane s'arrête, 
et lorsque les chiens aboient, 
on écoute enfin leurs voix. 

Les premiers sont les derniers, 
les derniers derniers quand même. 
Les derniers sont les derniers. 
Où sont passés les premiers? 

 Deux "tu l'auras", ça vaut mieux 
qu'un seul "tiens" sans aucun risque. 
Deux "tu l'auras", ça vaut mieux: 
un "tiens", c'est mort et c'est vieux. 

La cigale a tant chanté 
qu'elle devient richissime. 
La cigale a tant chanté, 
la fourmi morte l'été. 

Ne fais jamais ce que dois: 
de nouveaux devoirs surviennent! 
Ne fais jamais ce que dois. 
Surtout fais n'importe quoi! 

Et tel qui rit vendredi 
rira encore bien dimanche, 
et tel rira vendredi, 
c'est déjà bien ça de pris. 

Les proverbes d'aujourd'hui 
à notre époque ressemblent. 
Les proverbes d'aujourd'hui 
sont les clameurs de la nuit.



Les Souliers

Même dans les moments les plus durs, il faut garder l'espoir et être attentif à tout ce qui nous entoure. Une des premières chansons que j'ai chantée.

: Éspérance

Les Souliers 


Dans la neige y avait deux souliers
Dans la neige, qui étaient oubliés.
Passe un homme qui marche à grands pas
Passe un homme qui ne les voit pas
Le deuxième dans la nuit glacée
Le deuxième glisse, il est pressé
Le troisième met le pied dessus
Le troisième n’a rien aperçu

Dans la neige y avait deux souliers, 
Dans la neige, qui étaient oubliés
Une femme qui regarde mieux, 
Une femme ne croit pas ses yeux
Le prochain dit: "Ils sont trop petits"
Le prochain trop vite est reparti
Combien d’hommes qui passent sans voir?
Combien d’hommes qui n’ont pas d’espoir?

Quelle chance, je suis arrivé, 
Quelle chance, je les ai trouvés!
J’ai couru nu-pieds tant de chemins
J’ai couru, je les prends dans ma main
Je les chauffe, ils sont encore froids
Je les chauffe en les gardant sur moi
Ô miracle, les petits souliers!
Ô miracle, sont juste à mon pied!

Dans la neige ils m’étaient promis
Dans la neige je cherche une amie 



Parlez-moi d'moi

Chanson pleine d'humour et d'observation de ce qui est le plus courant dans les relations humaines.

: Rigolotte, Satirique

Parlez-moi d’moi


Parlez-moi d’moi
Y a qu’ça qui m’intéresse
Parlez-moi d’moi
Y a qu’ça qui m’donne d’l’émoi
De mes amours mes humeurs mes tendresses
De mes retours mes fureurs mes faiblesses
Parlez-moi d’moi
Parfois avec rudesse
Mais parlez-moi, parlez-moi d’moi

Vous me dites-ci
Vous me dites-ça
Comment vous avez vaincu vos orages
Vos petits soucis
Et vos gros tracas
Mais si vous voulez m’toucher davantage

Comme c’est touchant ce que vous vivez
Mon Dieu vous racontez bien vos angoisses
Ce que les méchants vous ont fait baver
Entre nous tous vos problèmes m’agacent

Je voudrais un peu parler un instant
Jamais vous ne me laissez en placer une
Lorsqu’enfin je peux desserrer les dents
J’ai l’impression de l’ouvrir pour des prunes

V’la qu’j’en ai assez de tous ces laïus
Il est grand temps maintenant de nous taire
De nous embrasser
De secouer nos puces
C’est comme ça qu’vous comprendrez mon mystère

Parlez-moi d’moi
Y a qu’ça qui m’intéresse
Parlez-moi d’moi
Y a qu’ça qui m’donne d’l’émoi
Et plus vous pleurerez sur mes détresses
Plus voyez-vous ça nous mettra en joie



Saint-Germain-des-Prés

Chanson éternelle sur le temps qui passe et qui efface allègrement ce que nous avons vécu. Un grand succès/

: Nostalgie

Saint-Germain-des-Prés


Maintenant que tu vis
À l’autre bout d’Paris
Quand tu veux changer d’âge
Tu t’offres un long voyage
Tu viens me dire bonjour
Au coin d’la rue Dufour
Tu viens me visiter
À Saint-Germain-des-Prés

Il n’y a plus d’après
À Saint-Germain-des-Prés
Plus d’après-demain
Plus d’après-midi
Il n’y a qu’aujourd’hui
Quand je te reverrai
À Saint-Germain-des-Prés
Ce n’sera plus toi
Ce n’sera plus moi
Il n’y a plus d’autrefois

Tu me dis "comme tout change!"
Les rues te semblent étranges
Même les cafés-crème
N’ont plus le goût qu’tu aimes
C’est que tu es une autre
C’est que je suis un autre
Nous sommes étrangers
À Saint-Germain-des-Prés

À vivre au jour le jour
Le moindre des amours
Prenait dans ces ruelles
Des allures éternelles
Mais à la nuit la nuit
C’était bientôt fini
Voici l’éternité
De Saint-Germain-des-Prés



Bécaud Gilbert

Monsieur 100.000 volts qualifié ainsi par son énergie spectaculaire sur scène. J'adore chanter Bécaud !

L'important c'est la rose

: Éspérance

L’important c’est la rose


Toi qui marches dans le vent
Seul dans la trop grande ville
Avec le cafard tranquille du passant
Toi qu’elle a laissé tomber
Pour courir vers d’autres lunes
Pour courir d’autres fortunes
L’important

L’important c’est la rose
L’important c’est la rose
L’important c’est la rose
Crois-moi

Toi qui cherches quelque argent
Pour te boucler la semaine
Dans la ville tu promènes ton ballant
Cascadeur, soleil couchant
Tu passes devant les banques
Si tu n’es que saltimbanque
L’important

Toi, petit, que tes parents
Ont laissé seul sur la terre
Petit oiseau sans lumière, sans printemps
Dans ta veste de drap blanc
Il fait froid comme en Bohème
T’as le cœur comme en carême
Et pourtant

Toi pour qui, donnant-donnant
J’ai chanté ces quelques lignes
Comme pour te faire un signe en passant
Dis à ton tour maintenant
Que la vie n’a d’importance
Que par une fleur qui danse
Sur le temps



La grosse noce

: Rigolotte

: Mariage

La grosse noce


Ça chante et ça danse.
C’est comme un dimanche.
On va s’amuser
Et sonnent les cloches,
Sonnent pour la noce.
Ils sont mariés.
Maman se désole,
Papa la console,
- à chacun son tour! -
Et vive la fille
Qui perd sa famille,
Mais gagne l’amour.

Au dessert, on chante
Chacun sa romance.
Même grand-papa
Qui a fait la guerre,
Là-bas, en Bavière,
Mais qui n’oublie pas.

Ein tag in Paris mit einen grosse Mademoiselle
Paris, Tour Eiffel und die Folies Bergère
Wollen sie Fräulein, Promenade, Caramels?...
Wollen sie Fräulein?...

Mais les petits amoureux,
Comme ils sont loin de tout ça.
Ils se caressent des yeux
Du bout des doigts.
" Quand nous aurons des millions
Nous meublerons la maison
Comme celle du patron,
Petit patapon. "

Les belles servantes
Qui roulent des hanches
Passent les plateaux.
Le maire écarlate
Défait sa cravate:
Il a le cœur chaud !
Monsieur le Vicaire
Cherche une prière.
Pour ces moments-là,
Tandis que grand-père
Trouve dans la bière
L’écho d’autrefois:

Ein tag in Paris mit einen grosse Mademoiselle,…

Mais les petits amoureux,
Comme ils sont loin de tout ça!
Ils se dévorent des yeux
Du bout des doigts
" Nous ferons beaucoup d’enfants
Et le premier justement
Avant qu’il ne soit longtemps,
Petits garnements "...

Voilà qu’il s’éloigne
Avec sa compagne.
Ils n’ont pas sommeil.
Les célibataires
Et leurs cavalières
Feraient bien pareil.
Là-haut, la fenêtre
Se ferme à la fête.
Adieu les petits!
Tandis que grand-père
Plongé dans sa bière
Continue sa vie:

Ein tag in Paris mit einen grosse Mademoiselle
Chut! Taisez-vous Monsieur.
Paris!... Ich liebe dich,
PARIS!...



Le p'tit oiseau de toutes les couleurs

Simple et rafraîchissant

: Pour les enfants

Le p’tit oiseau de toutes les couleurs


Ce matin je sors de chez moi
Il m’attendait il était là
Il sautillait sur le trottoir
Mon Dieu qu’il était drôle à voir
Le p’tit oiseau de toutes les couleurs
Le p’tit oiseau de toutes les couleurs
Ça f’sait longtemps que j’n’avais pas vu
Un petit oiseau dans ma rue
Je ne sais pas ce qui m’a pris
Il faisait beau je l’ai suivi
Le p’tit oiseau de toutes les couleurs
Le p’tit oiseau de toutes les couleurs

Où tu m’emmènes dis 
où tu m’entraînes dis
Va pas si vite dis attends-moi
Comme t’es pressé dis t’as rendez-vous dis
Là où tu vas dis j’vais avec toi

On passe devant chez Lucio
Qui me fait hé qui me fait ho
Je ne me suis pas arrêté
Pardon l’ami je cours après
Un p’tit oiseau de toutes les couleurs
Un p’tit oiseau de toutes les couleurs
Sur l’avenue je n’l’ai plus vu
J’ai cru que je l’avais perdu
Mais je l’ai entendu siffler
Et c’était lui qui me cherchait
Le p’tit oiseau de toutes les couleurs
Le p’tit oiseau de toutes les couleurs

On est arrivé sur le port
Il chantait de plus en plus fort
S’est retourné m’a regardé
Au bout d’la mer s’est envolé

J’peux pas voler dis j’peux pas nager dis
J’suis prisonnier dis m’en veux pas
Et bon voyage dis reviens-moi vite dis
Le p’tit oiseau de toutes les couleurs



Les baladins

: Poétique

Les baladins


Les baladins qui serpentent les routes
Viennent de loin parmi les champs de blé
Les bonnes gens regardent et les écoutent
Et les étoiles leur parlent de danser
Les vieux châteaux dressés du fond du Moyen Âge
Semblent guider leurs pas légers comme un matin
Et parmi les donjons perchés dans les nuages
Des princesses leur font des signes avec les mains
Mais les gars de 20 ans qui ressemblent à des dieux
Insouciants et joyeux parmi leurs rondes folles
Passent sous les donjons sans dire une parole
Ils ne regardent pas les bras tendus vers eux

Danse donc, joli baladin
C’est la ballade, c’est la ballade
Danse donc, joli baladin
C’est la ballade d’Arlequin

Ces baladins qui serpentent les routes
Mais qui sont-ils donc dans leur costume d’or?
Des vagabonds ou des dieux en déroute?
Ils n’ont que des chansons pour seul trésor
Quand ils n’auront plus soif, ayant bu à la brume
Ils danseront pieds nus sur des fils argentés
Que cinq mille araignées tisseront sous la lune
D’une branche de houx jusqu’aux sapins gelés
Ils sont accompagnés dans la ronde divine
Par les enfants des rois aux longs cheveux bouclés
C’est un cortège bleu de mille mandolines
Où flottent un peu partout des voiles de mariée
C’est ainsi que l’on vit le plus grand mariage
De la fille du vent avec un Arlequin
Mais tout cela n’était qu’un fragile mirage
Et je reste tout seul avec mes lendemains



Les Marchés de Provence

Une peinture colorée des marchés de Provence

Les Marchés de Provence


Il y a tout au long des marchés de Provence
Qui sentent, le matin, la mer et le Midi
Des parfums de fenouil, melons et céleris
Avec par ci par là, quelques gosses qui dansent
Voyageur de la nuit, moi qui en ribambelle
Ai franchi des pays que je ne voyais pas
J’ai hâte au point du jour de trouver sur mes pas
Ce monde émerveillé qui rit et qui s’interpelle
Le matin au marché

Voici pour cent francs du thym de la garrigue
Un peu de safran et un kilo de figues
Voulez-vous, pas vrai, un beau plateau de pêches
Ou bien d’abricots?
Voici l’estragon et la belle échalote
Le joli poisson de la Marie-Charlotte
Voulez-vous, pas vrai, un bouquet de lavande
Ou bien quelques œillets ?
Et par dessus tout ça on vous donne en étrenne
L’accent qui se promène et qui n’en finit pas

Il y a tout au long des marchés de Provence
Tant de filles jolies, tant de filles jolies
Qu’au milieu des fenouil, melons et céleris
J’ai bien de temps en temps, quelques idées qui dansent
Voyageur de la nuit, moi qui en ribambelle
Ai croisé des regards que je ne voyais pas
J’ai hâte au point du jour de trouver sur mes pas
Ces filles du soleil qui rient et qui m’appellent
Le matin au marché.



Nathalie

Un grand succès écrit pendant la guerre froide.

Nathalie


La place Rouge était vide 
Devant moi marchait Nathalie 
Il avait un joli nom, mon guide 
Nathalie 
La place Rouge était blanche 
La neige faisait un tapis 
Et je suivais par ce froid dimanche 
Nathalie 
Elle parlait en phrases sobres 
De la révolution d’octobre 
Je pensais déjà 
Qu’après le tombeau de Lénine 
On irait au café Pouchkine 
Boire un chocolat 
La place Rouge était vide 
Je lui pris son bras, elle a souri 
Il avait des cheveux blonds, mon guide 
Nathalie, Nathalie... 

Dans sa chambre à l’université 
Une bande d’étudiants 
L’attendait impatiemment 
On a ri, on a beaucoup parlé 
Ils voulaient tout savoir 
Nathalie traduisait 

Moscou, les plaines d´Ukraine 
Et les Champs-Élysées 
On a tout mélangé 
Et l’on a chanté 
Et puis ils ont débouché 
En riant à l’avance 
Du champagne de France 
Et l’on a dansé 

Et quand la chambre fut vide 
Tous les amis étaient partis 
Je suis resté seul avec mon guide 
Nathalie 
Plus question de phrases sobres 
Ni de révolution d´octobre 
On n’en était plus là 
Fini le tombeau de Lénine 
Le chocolat de chez Pouchkine 
C’est, c’était loin déjà
Que ma vie me semble vide 
Mais je sais qu’un jour à Paris 
C’est moi qui lui servirai de guide 
Nathalie, Nathalie
Moscou, les plaines d’Ukraine 
Et les Champs-Élysées…



Pauvre pêcheur

Pleins d'images dans cette chanson qui se passe sur la mer pour se perdre dans les étoiles

Pauvre pêcheur


Toi qui traînes ta vie comme un filet de pêche
En marchant tête nue vers les voix de l’amour
Tu sauras qu’ici bas où chacun se dépêche,
Les joies éparpillées font aller et retour

Tu regardes le ciel comme un cadeau de noce,
Tu espères de lui des escaliers d’argent
Et puis, désabusé, tu reroules ta bosse
En courant comme un fou parmi les océans

Sur ton beau navire 
Qui a pour nom « Janot du matin »
Il y a le bon le pire 
Que tu tiens entre tes deux mains

Toi qui pêches au soleil, pauvre pêcheur de lune
Toi qui pêches à la lune, pauvre pêcheur d’été
Tu essaies d’attraper les étoiles une à une
Et chacune est pour toi ta pièce de monnaie

Tu ressembles, vois-tu, à ce voleur poète 
Qui fabriquait, dit-on, il y a déjà longtemps
Avec beaucoup de soins, car il était honnête
Des pièces de cent sous qui lui coûtaient dix francs

Je ne sais pas pourquoi l’on dit en Angleterre :
« Chaque verre qui tinte est un marin qui meurt. »
Que ce soit, s’il vous plaît, il ne tinte aucun verre,
J’aurai trop de soucis pour mon pauvre pêcheur ! 

Sur son beau navire
Qui a pour nom « Janot du matin »
Il est parti sans rien dire
En me tendant les mains.



Quand il est mort le poète

Une chanson éternelle, un grand succès composé à la mort de Jean Cocteau.

Quand il est mort le poète  


Quand il est mort le poète
Tous ses amis
Tous ses amis pleuraient


Quand il est mort le poète
Le monde entier
Le monde entier pleurait

On enterra son étoile
Dans un grand champ
Dans un grand champ de blé


Et c’est pour ça que l’on trouve
Dans ce grand champ
Dans ce grand champ… des bleuets


La, la-la-la, la-la-la, la



Bourvil

Le gentil Bourvil avait un vrai talent de chanteur ajouté à son talent de comédien. La tendresse bien sûr, la drôlerie, la vie.

Ballade irlandaise

Ballade irlandaise


Un oranger sur le sol irlandais, 
On ne le verra jamais. 
Un jour de neige embaumé de lilas, 
Jamais on ne le verra. 

Qu’est ce que ça peut faire ? 
Qu’est ce que ça peut faire ? 
Tu dors auprès de moi, 
Près de la rivière, 
Où notre chaumière 
Bat comme un cœur plein de joie. 

Un oranger sur le sol irlandais, 
On ne le verra jamais. 
Mais dans mes bras, quelqu’un d’autre que toi, 
Jamais on ne le verra. 

Qu’est ce que ça peut faire ? 
Qu’est ce que ça peut faire ? 
Tu dors auprès de moi. 
L’eau de la rivière, 
Fleure la bruyère, 
Et ton sommeil est à moi. 

Un oranger sur le sol irlandais, 
On ne le verra jamais. 
Un jour de neige embaumé de lilas, 
Jamais on ne le verra. 

Qu’est ce que ça peut faire ? 
Qu’est ce que ça peut faire ? 
Toi mon enfant tu es là.



La tendresse

: Amour, Éspérance

La tendresse


On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas


On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien
Être inconnu dans l'histoire
Et s'en trouver bien
Mais vivre sans tendresse
Il n'en est pas question
Non, non, non, non
Il n'en est pas question


Quelle douce faiblesse
Quel joli sentiment
Ce besoin de tendresse
Qui nous vient en naissant
Vraiment, vraiment, vraiment


Dans le feu de la jeunesse
Naissent les plaisirs
Et l'amour fait des prouesses
Pour nous éblouir
Oui, mais sans la tendresse
L'amour ne serait rien
Non, non, non, non
L'amour ne serait rien


Un enfant vous embrasse
Parce qu'on le rend heureux
Tous nos chagrins s'effacent
On a les larmes aux yeux
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu


Dans votre immense sagesse
Immense ferveur
Faites donc pleuvoir sans cesse
Au fond de nos cœurs
Des torrents de tendresse
Pour que règne l'amour
Règne l'amour
Jusqu'à la fin des jours



Salade de fruits

Salade de fruits


Ta mère t’a donné comme prénom
Salade de fruits, ah! Quel joli nom
Au nom de tes ancêtres hawaïens
Il faut reconnaître que tu le portes bien

Salade de fruits, jolie, jolie, jolie
Tu plais à mon père, tu plais à ma mère
Salade de fruits, jolie, jolie, jolie
Un jour ou l’autre il faudra bien
Qu’on nous marie

Pendus dans ma paillote au bord de l’eau
Y a des ananas, y a des noix de cocos
J’en ai déjà goûté je n’en veux plus
Le fruit de ta bouche serait le bienvenu

Je plongerai tout nu dans l’océan
Pour te ramener des poissons d’argent
Avec des coquillages lumineux
Oui mais en échange, tu sais ce que je veux

On a donné chacun de tout son cœur
Ce qu’il y avait en nous de meilleur
Au fond de ma paillote au bord de l’eau
Ce palmier qui bouge c’est un petit berceau
Salade de fruits, jolie, jolie, jolie
Tu plais à ton père, tu plais à ta mère
Salade fruits, jolie, jolie, jolie
C’est toi le fruit de nos amours!
Bonjour petit !



Brassens Georges

Georges Brassens. Celui que tout le monde aurait aimé avoir pour copain, d'abord, et pour ami ensuite. Il est encore présent tous les jours dans nos pensées et ses chansons nous accompagnent tous les jours dans toutes les situations que nous rencontrons. Un grand et généreux poète !

Ballade des dames du temps jadis

Brassens se reconnaissait dans la filiation de François Villon et la mélodie mise sur ce poème de son maître lui va comme un gant.

: Femmes, Historique, Poétique

Ballade des dames du temps jadis


Dites-moi où, n’en quel pays
Est Flora, la belle Romaine
Archipiades, né Thaïs
Qui fut sa cousine germaine
Écho parlant quand bruit on mène
Dessus rivière ou sur étang
Qui beauté eu trop plus qu’humaine
Mais où sont les neiges d’antan

Où est la très sage Hélloïs
Pour qui châtré fut et puis moine
Pierre Esbaillart à Saint-Denis
Pour son amour eu cette essoine
Semblablement, où est la reine
Qui commanda que Buridan
Fut jeté en un sac en Seine
Mais où sont les neiges d’antan

La reine blanche comme lis
Qui chantait à voix de sirène
Berte au grand pied, Bietris, Alis
Harembourgis qui tint le Maine
Et Jeanne la bonne Lorraine
Qu’Anglais brûlèrent à Rouen
Où sont-ils Vierge souveraine
Mais où sont les neiges d’antan

Prince, n’enquérez de semaine
Où elles sont, ne de cet an
Que ce refrain ne vous remaine
Mais où sont les neiges d’antan
Que ce refrain ne vous remaine
Mais où sont les neiges d’antan    



Brave Margot

Un classique sur les relations hommes - femmes avec cette histoire de la bergère un peu naïve.

Brave Margot  


Quand Margot dégrafait son corsage
Pour donner la gougoutte à son chat
Tous les gars, tous les gars du village
Étaient là, la la la la la la
Étaient là, la la la la la
Et Margot qu’était simple et très sage
Présumait qu’c’était pour voir son chat
Qu’tous les gars, tous les gars du village
Étaient là, la la la la la la      

Margoton la jeune bergère
Trouvant dans l’herbe un petit chat
Qui venait de perdre sa mère
L’adopta
Elle entrouvre sa collerette
Et le couche contre son sein
C’était tout c’quelle avait pauvrette
Comm’ coussin
Le chat la prenant pour sa mère
Se mit à téter tout de go
Émue, Margot le laissa faire
Brav’ Margot
Un croquant passant à la ronde
Trouvant le tableau peu commun
S’en alla le dire à tout l’monde
Et le lendemain

L’maître d’école et ses potaches
Le mair’, le bedeau, le bougnat
Négligeaient carrément leur tâche
Pour voir ça
Le facteur d’ordinair’ si preste
Pour voir ça, n’distribuait plus
Les lettres que personne au reste
N’aurait lues
Pour voir ça, Dieu le leur pardonne
Les enfants de cœur au milieu
Du Saint Sacrifice abandonnent
Le saint lieu
Les gendarmes, mêm’ mes gendarmes
Qui sont par natur’ si ballots
Se laissaient toucher par les charmes
Du joli tableau

Mais les autr’s femmes de la commune
Privées d’leurs époux, d’leurs galants
Accumulèrent la rancune
Patiemment
Puis un jour ivres de colère
Elles s’armèrent de bâtons
Et farouches elles immolèrent
Le chaton
La bergère après bien des larmes
Pour s’consoler prit un mari
Et ne dévoila plus ses charmes
Que pour lui
Le temps passa sur les mémoires
On oublia l’évènement
Seul des vieux racontent encore
À leurs p’tits enfants



Dans l'eau de la claire fontaine

Dans l'eau de la claire fontaine

Dans l'eau de la claire fontaine
Elle se baignait toute nue
Une saute de vent soudaine
Jeta ses habits dans les nues


En détresse, elle me fit signe
Pour la vêtir, d'aller chercher
Des monceaux de feuilles de vigne
Fleurs de lis et fleurs d'oranger


Avec des pétales de roses
Un bout de corsage lui fis
La belle n'était pas bien grosse
Une seule rose a suffi


Avec le pampre de la vigne
Un bout de cotillon lui fis
Mais la belle était si petite
Qu'une seule feuille a suffi


Elle me tendit ses bras, ses lèvres
Comme pour me remercier
Je les pris avec tant de fièvre
Qu'elle fut toute déshabillée


Le jeu dut plaire à l'ingénue
Car à la fontaine, souvent
Elle s'alla baigner toute nue
En priant Dieu qu'il fît du vent
Qu'il fît du vent



Gastibelza

: Amour, Historique, Poétique

Gastibelza

Gastibelza, l'homme à la carabine
Chantait ainsi
Quelqu'un a-t-il connu Doña Sabine
Quelqu'un d'ici
Chantez, dansez villageois
La nuit gagne le mont Falu
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou


Quelqu'un de vous a-t-il connu Sabine
Ma señora
Sa mère était la vieille maugrabine
D'Antequera
Qui chaque nuit criait dans la tour Magne
Comme un hibou
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou


Vraiment la reine eût près d'elle été laide
Quand vers le soir
Elle passait sur le pont de Tolède
En corset noir
Un chapelet du temps de Charlemagne
Ornait son cou
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou


Le roi disait en la voyant si belle
À son neveu
Pour un baiser, pour un sourire d'elle
Pour un cheveu
Infant Don Ruy, je donnerai l'Espagne
Et le Pérou
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou


Je ne sais pas si j'aimais cette dame
Mais je sais bien
Que pour avoir un regard de son âme
Moi pauvre chien
J'aurais gaiement passé dix ans au bagne
Sous les verrous
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou


Quand je voyais cette enfant, moi le pâtre
De ce canton
Je croyais voir la belle Cléopâtre
Qui nous dit-on
Menait César, Empereur d'Allemagne
Par le licou
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou


Dansez, chantez, villageois
La nuit tombe
Sabine un jour a tout vendu
Sa beauté de colombe
Tout son amour
Pour l'anneau d'or du Comte de Saldagne
Pour un bijou
Le vent qui vient à travers la montagne
M'a rendu fou



Hécatombe

Un tableau très imagé d'une échauffourée sur un marché qui tourne mal pour la police.

Hécatombe


Au marché de Briv’-la-Gaillarde,
A propos de bottes d’oignons,
Quelques douzaines de gaillardes
Se crêpaient un jour le chignon.
A pied, à cheval, en voiture,
Les gendarmes, mal inspirés,
Vinrent pour tenter l’aventure
D’interrompre l’échauffouré’.

Or, sous tous les cieux sans vergogne,
C’est un usag’ bien établi,
Dès qu’il s’agit d’rosser les cognes
Tout l’monde se réconcili’.
Ces furi’s, perdant tout’ mesure,
Se ruèrent sur les guignols,
Et donnèrent, je vous l’assure,
Un spectacle assez croquignol.

En voyant ces braves pandores
Etre à deux doigts de succomber,
Moi, j’bichais, car je les adore
Sous la forme de macchabé’s.
De la mansarde où je réside,
J’excitais les farouches bras
Des mégères gendarmicides,
En criant: « Hip, hip, hip, hourra! »

Frénétiqu’ l’une d’ell’s attache
Le vieux maréchal des logis,
Et lui fait crier: "Mort aux vaches!
Mort aux lois! Vive l’anarchi’!"
Une autre fourre avec rudesse
Le crâne d’un de ces lourdauds
Entre ses gigantesques fesses
Qu’elle serre comme un étau.

La plus grasse de ces femelles,
Ouvrant son corsag’ dilaté,
Matraque à grands coups de mamelles
Ceux qui passent à sa porté’.
Ils tombent, tombent, tombent, tombent,
Et, s’lon les avis compétents,
Il paraît que cett’ hécatombe
Fut la plus bell’ de tous les temps.

Jugeant enfin que leurs victimes
Avaient eu leur content de gnons,
Ces furi’s, comme outrage ultime,
En retournant à leurs oignons,
Ces furi’s, à peine si j’ose
Le dire, tellement c’est bas,
Leur auraient mêm’ coupé les choses:
Par bonheur ils n’en avaient pas!



J'ai rendez-vous avec vous

Poésie, amour, fantaisie...

: Amour, Rigolotte

J’ai rendez-vous avec vous   


Monseigneur l’astre solaire
Comme je ne l’admire pas beaucoup
M’enlève son feu, 
oui mais, d’son feu, 
moi j’m’en fous
J’ai rendez-vous avec vous
La lumière que je préfère
C’est celle de vos yeux jaloux   celle de vos yeux jaloux
Tout le restant m’indiffère
J’ai rendez-vous avec vous

Monsieur mon propriétaire
Comme je lui dévaste tout
Me chasse de son toit, 
oui mais, d’son toit, 
moi j’m’en fous
J’ai rendez-vous avec vous
La demeure que je préfère
C’est votre robe à froufrous  votre robe à froufrous
Tout le restant m’indiffère
J’ai rendez-vous avec vous

Madame ma gargotière
Comme je lui dois trop de sous
M’ chass’ de sa table, 
oui mais, d’sa tabl’, 
moi j’m’en fous
J’ai rendez-vous avec vous
Le menu que je préfère
C’est la chair de votre cou   la chair de votre cou
Tout le restant m’indiffère
J’ai rendez-vous avec vous

Sa Majesté financière
Comme je n’fais rien à son goût
Garde son or, 
or, de son or, 
moi j’m’en fous
J’ai rendez-vous avec vous
La fortune que je préfère
C’est votre cœur d’amadou    votre cœur d’amadou
Tout le restant m’indiffère
J’ai rendez-vous avec vous



J'm'suis fait tout p'tit

J'm'suis fait tout p'tit

Je n'avais jamais ôté mon chapeau
Devant personne
Maintenant je rampe et je fais le beau
Quand elle me sonne
J'étais chien mchant, elle me fait manger
Dans sa menotte
J'avais des dents d'loup, je les ai changés
Pour des quenottes


Je m'suis fait tout petit devant une poupée
Qui ferme les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout petit devant une poupée
Qui fait "Maman" quand on la touche


J'étais dur à cuire, elle m'a converti
La fine mouche
Et je suis tombé tout chaud, tout rôti
Contre sa bouche
Qui a des dents de lait quand elle sourit
Quand elle chante
Et des dents de loup, quand elle est furie
Qu'elle est méchante


Je m'suis fait tout petit devant une poupée
Qui ferme les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout petit devant une poupée
Qui fait "Maman" quand on la touche


Je subis sa loi, je file tout doux
Sous son empire
Bien qu'elle soit jalouse au-delà de tout
Et même pire
Une jolie pervenche qui m'avait paru
Plus jolie qu'elle
Une jolie pervenche un jour en mourut
À coups d'ombrelle


Je m'suis fait tout petit devant une poupée
Qui ferme les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout petit devant une poupée
Qui fait "Maman" quand on la touche


Tous les somnambules, tous les mages m'ont
Dit sans malice
Qu'en ses bras en croix, je subirai mon
Dernier supplice
Il en est de pires, il en est d'meilleurs
Mais tout prendre
Qu'on se pende ici, qu'on se pende ailleurs
S'il faut se pendre


Je m'suis fait tout petit devant une poupée
Qui ferme les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout petit devant une poupée
Qui fait "Maman" quand on la touche



L'Amandier

L’Amandier 


J’avais le plus bel amandier du quartier
J’avais le plus bel amandier du quartier
Et, pour la bouche gourmande
Des filles du monde entier
J’faisais pousser des amandes
Le beau, le joli métier

Un écureuil en jupon dans un bond
Un écureuil en jupon dans un bond
Vint me dire "je suis gourmande"
Et mes lèvres sentent bon
Et, si tu me donnes une amande
J’te donne un baiser fripon

Grimpe aussi haut que tu veux, que tu peux
Grimpe aussi haut que tu veux, que tu peux
Et tu croques, et tu picores
Puis tu grignotes, et puis tu
Redescends plus vite encore
Me donner le baiser dû

Quand la belle eut tout rongé, tout mangé
Quand la belle eut tout rongé, tout mangé
Je te paierai, me dit-elle
À pleine bouche quand les
Nigauds seront pourvus d’ailes
Et que tu sauras voler

Monte m’embrasser si tu veux, si tu peux
Monte m’embrasser si tu veux, si tu peux
Mais dis-toi que, si tu tombes
J’n’aurais pas la larme à l’œil
Dis-toi que, si tu succombes
Je n’porterai pas le deuil

Les avait, bien entendu toutes mordues
Les avait, bien entendu toutes mordues
Toutes grignotées, mes amandes
Ma récolte était perdue
Mais sa jolie bouche gourmande
En baisers m’a tout rendu

Et la fête dura tant que le beau temps
Et la fête dura tant que le beau temps
Mais vint l’automne, et la foudre
Et la pluie, et les autans
Ont changé mon arbre en poudre
Et mon amour en même temps



L'Auvergnat

La générosité vue par Brassens, ça décape !

: Amour

L’Auvergnat 


Elle est à toi cette chanson
Toi l’Auvergnat qui sans façon
M’as donné quatre bouts de bois
Quand dans ma vie il faisait froid
Toi qui m’as donné du feu quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
M’avaient fermé la porte au nez

Ce n’était rien qu’un feu de bois
Mais il m’avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
À la manièr’ d’un feu de joie

Toi l’Auvergnat quand tu mourras
Quand le croqu’mort t’emportera
Qu’il te conduise à travers ciel
Au père éternel

Elle est à toi cette chanson
Toi l’hôtesse qui sans façon
M’as donné quatre bouts de pain
Quand dans ma vie il faisait faim
Toi qui m’ouvris ta huche quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
S’amusaient à me voir jeûner

Ce n’était rien qu’un peu de pain
Mais il m’avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
À la manièr’ d’un grand festin

Toi l’hôtesse quand tu mourras
Quand le croqu’mort t’emportera
Qu’il te conduise à travers ciel
Au père éternel

Elle est à toi cette chanson
Toi l’étranger qui sans façon
D’un air malheureux m’as souri
Lorsque les gendarmes m’ont pris
Toi qui n’as pas applaudi quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
Riaient de me voir emmener

Ce n’était rien qu’un peu de miel
Mais il m’avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
À la manièr’ d’un grand soleil

Toi l’étranger quand tu mourras
Que le croqu’mort t’emportera
Qu’il te conduise à travers ciel
Au père éternel



L'orage

L'orage

Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps
Le beau temps me dégoûte et m'fait grincer les dents
Le bel azur me met en rage
Car le plus grand amour qui m'fut donné sur terre
Je l'dois au mauvais temps, je l'dois à Jupiter
Il me tomba d'un ciel d'orage


Par un soir de novembre, à cheval sur les toits
Un vrai tonnerre de Brest, avec des cris d'putois
Allumait ses feux d'artifice
Bondissant de sa couche en costume de nuit
Ma voisine affolée vint cogner à mon huis
En réclamant mes bons offices


"Je suis seule et j'ai peur, ouvrez-moi, par pitié
Mon époux vient d'partir faire son dur métier
Pauvre malheureux mercenaire
Contraint d'coucher dehors quand il fait mauvais temps
Pour la bonne raison qu'il est représentant
D'une maison de paratonnerres"


En bénissant le nom de Benjamin Franklin
Je l'ai mise en lieu sûr entre mes bras câlins
Et puis l'amour a fait le reste
Toi qui sèmes des paratonnerres à foison
Que n'en as-tu planté sur ta propre maison
Erreur, on ne peut plus funeste


Quand Jupiter alla se faire entendre ailleurs
La belle, ayant enfin conjuré sa frayeur
Et recouvré tout son courage
Rentra dans ses foyers faire sécher son mari
En m'donnant rendez-vous les jours d'intempérie
Rendez-vous au prochain orage


À partir de ce jour j'n'ai plus baissé les yeux
J'ai consacré mon temps à contempler les cieux
À regarder passer les nues
À guetter les stratus, à lorgner les nimbus
À faire les yeux doux aux moindres cumulus
Mais elle n'est pas revenue


Son bonhomme de mari avait tant fait d'affaires
Tant vendu ce soir-là de petits bouts de fer
Qu'il était devenu millionnaire
Et l'avait emmenée vers des cieux toujours bleus
Des pays imbéciles où jamais il ne pleut
Où l'on ne sait rien du tonnerre


Dieu fasse que ma complainte aille, tambour battant
Lui parler de la pluie, lui parler du gros temps
Auxquels on a tenu tête ensemble
Lui conter qu'un certain coup de foudre assassin
Dans le mille de mon cœur a laissé le dessin
D'une petite fleur qui lui ressemble



La Chasse aux Papillons

Frais et touchant

: Amour

La Chasse aux Papillons 


Un bon petit diable à la fleur de l’âge
La jambe légère et l’œil polisson
Et la bouche plein’ de joyeux ramages
Allait à la chasse aux papillons

Comme il atteignait l’orée du village
Filant sa quenouille il vit Cendrillon
Il lui dit "Bonjour, que Dieu te ménage"
J’t’emmène à la chasse aux papillons

Cendrillon ravie de quitter sa cage
Met sa robe neuve et ses bottillons
Et bras d’ssus bras d’ssous vers les frais bocages
Ils vont à la chasse aux papillons

Ils ne savaient pas que sous les ombrages
Se cachaient l’amour et son aiguillon
Et qu’il transperçait les cœurs de leur âge
Les cœurs de chasseurs de papillons

Quand il se fit tendre, ell’ lui dit "j’présage
Qu’ c’est pas dans les plis de mon cotillon
Ni dans l’échancrure de mon corsage
Qu’on va t’à la chasse aux papillons »

Sur sa bouche en feu qui criait: "sois sage"
Il posa sa bouche en guis’ de bâillon
Et c’fut l’plus charmant des remue-ménage
Qu’on ait vu d’mémoire de papillons

Un volcan dans l’âme, ils revinrent au village
En se promettant d’aller des millions,
Des milliards de fois et même davantage
Ensemble à la chasse aux papillons

Mais tant qu’ils s’aim’ront, tant que les nuages
Porteurs de chagrins, les épargneront
Il f’ra bon voler dans les frais bocages
Ils n’f’ront pas la chasse aux papillons
Pas la chasse aux papillons



La légende de la nonne

Venez, vous dont l'œil étincelle
Pour entendre une histoire encore
Approchez, je vous dirai celle
De Doña Padilla del Flor
Elle était d'Alanje, où s'entassent
Les collines et les halliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers


Il est des filles à Grenade
Il en est à Séville aussi
Qui, pour la moindre sérénade
À l'amour demandent merci
Il en est que parfois embrassent
Le soir, de hardis cavaliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers


Ce n'est pas sur ce ton frivole
Qu'il faut parler de Padilla
Car jamais prunelle espagnole
D'un feu plus chaste ne brilla
Elle fuyait ceux qui pourchassent
Les filles sous les peupliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers


Elle prit le voile à Tolède
Au grand soupir des gens du lieu
Comme si, quand on n'est pas laide
On avait droit d'épouser Dieu
Peu s'en fallut que ne pleurassent
Les soudards et les écoliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers


Or, la belle à peine cloîtrée
Amour en son cœur s'installa
Un fier brigand de la contrée
Vint alors et dit "me voilà"
Quelquefois les brigands surpassent
En audace les chevaliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers


Il était laid, les traits austères
La main plus rude que le gant
Mais l'amour a bien des mystères
Et la nonne aima le brigand
On voit des biches qui remplacent
Leurs beaux cerfs par des sangliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers


La nonne osa, dit la chronique
Au brigand par l'enfer conduit
Aux pieds de Sainte Véronique
Donner un rendez-vous la nuit
À l'heure où les corbeaux croassent
Volant dans l'ombre par milliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers


Or quand, dans la nef descendue
La nonne appela le bandit
Au lieu de la voix attendue
C'est la foudre qui répondit
Dieu voulu que ses coups frappassent
Les amants par Satan liés
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers


Cette histoire de la novice
Saint Ildefonse, abbé, voulut
Qu'afin de préserver du vice
Les vierges qui font leur salut
Les prieurs la racontassent
Dans tous les couvents réguliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers



La maîtresse d'école

Une chanson posthume de Georges Brassens arrivée jusqu'à nous par Jean Berthola et Maxime Leforestier

: Nostalgie, Rigolotte

La maîtresse d'école


A l'école où nous avons appris l'A B C
La maîtresse avait des méthodes avancées
Comme il fut doux le temps, bien éphémère, hélas
Où cette bonne fée régna sur notre classe
Régna sur notre classe


Avant elle, nous étions tous des paresseux
Des lève-nez, des cancres, des crétins crasseux
En travaillant exclusivement que pour nous
Les marchands de bonnets d'âne étaient sur les genoux
Étaient sur les genoux


La maîtresse avait des méthodes avancées
Au premier de la classe elle promit un baiser
Un baiser pour de bon, un baiser libertin
Un baiser sur la bouche, enfin bref, un patin
Enfin bref, un patin


Aux pupitres alors, quelque chose changea
L'école buissonnière eut plus jamais un chat
Et les pauvres marchands de bonnets d'âne, crac
Connurent tout à coup la faillite, le krach
La faillite, le krach


Lorsque le proviseur, à la fin de l'année
Nous lut les résultats, il fut bien étonné
La maîtresse, elle, rougit comme un coquelicot
Car nous étions tous prix d'excellence ex-æquo
D'excellence ex-æquo


A la recréation, la bonne fée se mit
En devoir de tenir ce qu'elle avait promis
Et comme elle embrassa quarante lauréats
Jusqu'à une heure indue la séance dura
La séance dura


Ce système bien sûr ne fut jamais admis
Par l'imbécile alors recteur d'académie
De l'école, en dépit de son beau palmarès
On chassa pour toujours notre chère maîtresse
Notre chère maîtresse


La cancre fit alors sa réapparition
Le fort en thème est redevenu l'exception
A la fin de l'année suivante, quel fiasco
Nous étions tous derniers de la classe ex-æquo
De la classe ex-æquo


A l'école où nous avons appris l'A B C
La maîtresse avait des méthodes avancées
Comme il fut doux le temps bien éphémère, hélas
Où cette bonne fée régna sur notre classe
Régna sur notre classe



La marine

La marine


On les r’trouve en raccourci
Dans nos p’tits amours d’un jour
Toutes les joies, tous les soucis
Des amours qui durent toujours
C’est là l’sort de la marine
Et de toutes nos p’tites chéries
On accoste. Vite ! un bec
Pour nos baisers, l’corps avec


Et les joies et les bouderies
Les fâcheries, les bons retours
Il y a tout, en raccourci
Des grandes amours dans nos p’tits
On a ri, on s’est baisés
Sur les neunœils, les nénés
Dans les ch’veux à plein bécots
Pondus comme des œufs tout chauds


Tout c’qu’on fait dans un seul jour!
Et comme on allonge le temps!
Plus d’trois fois, dans un seul jour
Content, pas content, content
Y a dans la chambre une odeur
D’amour tendre et de goudron
Ça vous met la joie au cœur
La peine aussi, et c’est bon


On n’est pas là pour causer
Mais on pense, même dans l’amour
On pense que d’main il fera jour
Et qu’c’est une calamité
C’est là l’sort de la marine
Et de toutes nos p’tites chéries
On s’accoste. Mais on devine
Qu’ça n’sera pas le paradis


On aura beau s’dépêcher
Faire, bon Dieu ! la pige au temps
Et l’bourrer de tous nos péchés
Ça n’sera pas ça ; et pourtant
Toutes les joies, tous les soucis
Des amours qui durent toujours !
On les r’trouve en raccourci
Dans nos p’tits amours d’un jour…    



La mauvaise réputation

Tout Brassens dans cette chanson qui se moque du "quand dira-t-on"

: Engagée, message, Humour, Satirique

La mauvaise réputation 


Au village, sans prétention
J’ai mauvaise réputation
Qu’je m’démène ou qu’je reste coi
Je pass’ pour un je-ne-sais-quoi
Je ne fait pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme
Mais les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux
Non les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux

Tout le monde médit de moi
Sauf les muets, ça va de soi

 

Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet
La musique qui marche au pas
Cela ne me regarde pas
Je ne fais pourtant de tort à personne
En n’écoutant pas le clairon qui sonne
Mais les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux
Non les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux

Tout le monde me montre au doigt
Sauf les manchots, ça va de soi

 

Quand j’croise un voleur malchanceux
Poursuivi par un cul-terreux
J’lance la patte et pourquoi le taire
Le cul-terreux se r’trouve par terre
Je ne fait pourtant de tort à personne
En laissant courir les voleurs de pommes
Mais les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux
Non les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux

Tout le monde se rue sur moi
Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi

 

Pas besoin d’être Jérémie
Pour d’viner l’sort qui m’est promis
S’ils trouv’nt une corde à leur goût
Ils me la passeront au cou
Je ne fait pourtant de tort à personne
En suivant les ch’mins qui n’mènent pas à Rome
Mais les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux
Non les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux

Tout l’mond’ viendra me voir pendu
Sauf les aveugles, bien entendu !



La prière

Sur un poème de Francis Jammes, une prière à Marie

: Éspérance, Prière

La prière


Par le petit garçon 
qui meurt près de sa mère 
Tandis que des enfants 
s’amusent au parterre ; 
Et par l’oiseau blessé 
qui ne sait pas comment 
Son aile tout à coup 
s’ensanglante et descend 
Par la faim et la soif 
et le délire ardent 
Je vous salue, Marie. 

Par les gosses battus 
par l’ivrogne qui rentre, 
Par l’âne qui reçoit 
des coups de pied au ventre 
Et par l’humiliation 
de l’innocent châtié, 
Par la vierge vendue 
qu’on a déshabillée, 
Par le fils dont la mère 
a été insultée
Je vous salue, Marie. 

Par la vieille qui
trébuchant sous trop de poids
S’écrie : "Mon Dieu !" 
Par le malheureux dont les bras 
Ne purent s’appuyer 
sur une amour humaine 
Comme la Croix du Fils 
sur Simon de Cyrène ; 
Par le cheval tombé 
sous le chariot qu’il traîne : 
Je vous salue, Marie. 

Par les quatre horizons 
qui crucifient le Monde, 
Par tous ceux dont la chair 
se déchire ou succombe, 
Par ceux qui sont sans pieds, 
par ceux qui sont sans mains, 
Par le malade que 
l’on opère et qui geint 
Et par le juste mis 
au rang des assassins : 
Je vous salue, Marie. 

Par la mère apprenant 
que son fils est guéri, 
Par l’oiseau rappelant 
l’oiseau tombé du nid, 
Par l’herbe qui a soif 
et recueille l’ondée, 
Par le baiser perdu 
par l’amour redonné, 
Et par le mendiant 
retrouvant sa monnaie : 
Je vous salue, Marie         



Le gorille

C'est à travers de larges grilles
Que les femelles du canton
Contemplaient un puissant gorille
Sans souci du qu'en-dira-t-on
Avec impudeur, ces commères
Lorgnaient même un endroit précis
Que, rigoureusement, ma mère
M'a défendu d'nommer ici


Gare au gorille


Tout à coup la prison bien close
Où vivait le bel animal
S'ouvre, on n'sait pourquoi, je suppose
Qu'on avait dû la fermer mal
Le singe, en sortant de sa cage
Dit "c'est aujourd'hui que j'le perds!"
Il parlait de son pucelage
Vous aviez deviné, j'espère!


Gare au gorille


L'patron de la ménagerie
Criait, éperdu "nom de nom!
C'est assommant, car le gorille
N'a jamais connu de guenon!"
Dès que la féminine engeance
Sut que le singe était puceau
Au lieu de profiter de la chance
Elle fit feu des deux fuseaux


Gare au gorille


Celles-là même qui, naguère
Le couvaient d'un œil décidé
Fuirent, prouvant qu'elles n'avaient guère
De la suite dans les idées
D'autant plus vaine était leur crainte
Que le gorille est un luron
Supérieur à l'homme dans l'étreinte
Bien des femmes vous le diront!
Gare au gorille!
Tout le monde se précipite
Hors d'atteinte du singe en rut
Sauf une vieille décrépite
Et un jeune juge en bois brut
Voyant que toutes se dérobent
Le quadrumane accéléra
Son dandinement vers les robes
De la vieille et du magistrat


Gare au gorille


"Bah! soupirait la centenaire
Qu'on pût encore me désirer
Ce serait extraordinaire
Et, pour tout dire, inespéré!"
Le juge pensait, impassible
"Qu'on me prenne pour une guenon
C'est complètement impossible"
La suite lui prouva que non!


Gare au gorille!


Supposez que l'un de vous puisse être
Comme le singe, obligé de
Violer un juge ou une ancêtre
Lequel choisirait-il des deux?
Qu'une alternative pareille
Un de ces quatre jours, m'échoie
C'est, j'en suis convaincu, la vieille
Qui sera l'objet de mon choix!


Gare au gorille


Mais, par malheur, si le gorille
Aux jeux de l'amour vaut son prix
On sait qu'en revanche il ne brille
Ni par le goût ni par l'esprit
Lors, au lieu d'opter pour la vieille
Comme l'aurait fait n'importe qui
Il saisit le juge à l'oreille
Et l'entraîna dans un maquis


Gare au gorille


La suite serait délectable
Malheureusement, je ne peux
Pas la dire, et c'est regrettable
Ça nous aurait fait rire un peu
Car le juge, au moment suprême
Criait "maman!", pleurait beaucoup
Comme l'homme auquel, le jour même
Il avait fait trancher le cou


Gare au gorille



Le Parapluie

Un thème récurrent chez Brassens. Une histoire d'amour à peine ébauchée qu'il aurait bien aimé voir se développer

: Amour, Humour

Le Parapluie


Il pleuvait fort sur la grand-route
Elle cheminait sans parapluie
J’en avais un, volé, sans doute
Le matin même à un ami
Courant alors à sa rescousse
Je lui propose un peu d’abri
En séchant l’eau de sa frimousse
D’un air très doux, elle m’a dit « oui »

Un petit coin de parapluie
Contre un coin de paradis
Elle avait quelque chose d’un ange
Un petit coin de paradis
Contre un coin de parapluie
Je ne perdais pas au change, pardi

Chemin faisant, que ce fut tendre
D’ouïr à deux le chant joli
Que l’eau du ciel faisait entendre
Sur le toit de mon parapluie
J’aurais voulu, comme au déluge
Voir sans arrêt tomber la pluie
Pour la garder, sous mon refuge
Quarante jours, quarante nuits

Mais bêtement, même en orage
Les routes vont vers des pays
Bientôt le sien fit un barrage
À l’horizon de ma folie
Il a fallu qu’elle me quitte
Après m’avoir dit grand merci
Et je l’ai vue toute petite
Partir gaiment vers mon oubli



Le petit cheval blanc

Le petit cheval blanc

Le petit cheval dans le mauvais temps
Qu'il avait donc du courage
C'était un petit cheval blanc
Tous derrière, tous derrière
C'était un petit cheval blanc
Tous derrière et lui devant


Il n'y avait jamais de beau temps
Dans ce pauvre paysage
Il n'y avait jamais de printemps
Ni derrière, ni derrière
Il n'y avait jamais de printemps
Ni derrière, ni devant


Mais toujours il était content
Menant les gars du village
À travers la pluie noire des champs
Tous derrière, tous derrière
À travers la pluie noire des champs
Tous derrière et lui devant


Sa voiture allait poursuivant
Sa belle petite queue sauvage
C'est alors qu'il était content
Tous derrière et tous derrière
C'est alors qu'il était content
Tous derrière et lui devant


Mais un jour, dans le mauvais temps
Un jour qu'il était si sage
Il est mort par un éclair blanc
Tous derrière et tous derrière
Il est mort par un éclair blanc
Tous derrière et lui devant


Il est mort sans voir le beau temps
Qu'il avait donc du courage
Il est mort sans voir le beau temps
Ni derrière, ni derrière
Il est mort sans voir le beau temps
Ni derrière et ni devant


Il est mort sans voir le beau temps
Qu'il avait donc du courage
Il est mort sans voir le beau temps
Ni derrière, ni derrière
Il est mort sans voir le beau temps
Ni derrière et ni devant



Le petit cheval blanc précédé du poème de Georges Brassens "L'enterrement de Paul Fort"

Un poème de Paul Fort

: Courage

Le petit cheval blanc  


Le petit cheval dans le mauvais temps
Qu’il avait donc du courage
C’était un petit cheval blanc
Tous derrière, tous derrière
C’était un petit cheval blanc
Tous derrière et lui devant

Il n’y avait jamais de beau temps
Dans ce pauvre paysage
Il n’y avait jamais de printemps
Ni derrière, ni derrière
Il n’y avait jamais de printemps
Ni derrière ni devant

Mais toujours il était content
Menant les gars du village
À travers la pluie noire des champs
Tous derrière, tous derrière
À travers la pluie noire des champs
Tous derrière et lui devant

Sa voiture allait poursuivant
Sa belle petite queue sauvage
C’est alors qu’il était content
Tous derrière, tous derrière
C’est alors qu’il était content
Tous derrière et lui devant

Mais un jour, dans le mauvais temps
Un jour qu’il était si sage
Il est mort par un éclair blanc
Tous derrière, tous derrière
Il est mort par un éclair blanc
Tous derrière et lui devant

Il est mort sans voir le beau temps
Qu’il avait donc du courage
Il est mort sans voir le printemps
Ni derrière, ni derrière
Il est mort sans voir le beau temps
Ni derrière ni devant            


L'enterrement de Paul Fort

Tous les oiseaux étaient dehors
Et toutes les plantes aussi.
Le petit cheval n'est pas mort
Dans le mauvais temps, Dieu merci.
Le bon soleil criait si fort :
Il fait beau, qu'on était ravis.
Moi, l'enterrement de Paul Fort,
Fut le plus beau jour de ma vie.


On comptait bien quelques pécores,
Quelques dindes à Montlhéry,
Quelques méchants, que sais-je encore :
Des moches, des mauvais esprits,
Mais qu'importe ? Après tout ; les morts
Sont à tout le monde. Tant pis,
Moi, l'enterrement de Paul Fort,
Fut le plus beau jours de ma vie.


Le curé allait un peu fort
De Requiem à mon avis.
Longuement penché sur le corps,
Il tirait l'âme à son profit,
Comme s'il fallait un passeport
Aux poètes pour le paradis.
S'il fallait à Dieu du renfort
Pour reconnaître ses amis.


Tous derrière en gardes du corps
Et lui devant, on a suivi.
Le petit cheval n'est pas mort
Comme un chien je le certifie.
Tous les oiseaux étaient dehors
Et toutes les plantes aussi.
Moi, l'enterrement de Paul Fort,

Fut le plus beau jour de ma vie



Le Vin

: Humour

Le Vin


Avant de chanter
Ma vie, de fair’ des
Harangues
Dans ma gueul’ de bois
J’ai tourné sept fois
Ma langue
J’suis issu de gens
Qui étaient pas du gen-
re sobre
On conte que j’eus
La tétée au jus
D’octobre…

Mes parents on dû
M’trouver au pied d’u-
ne souche
Et non dans un chou
Comm’ ces gens plus ou
Moins louches
En guise de sang
Ô noblesse sans
Pareille!
Il coule en mon cœur
La chaude liqueur
D’la treille…

Quand on est un sa-
ge, et qu’on a du sa-
voir-boire
On se garde à vue
En cas de soif, u-
ne poireUne poire ou deux
Mais en forme de
Bonbonne
Au ventre replet
Rempli du bon lait
D’l’automne…

Jadis, aux Enfers
Cert’s, il a souffert
Tantale
Quand l’eau refusa
D’arroser ses a-
mygdales
Etre assoiffé d’eau
C’est triste, mais faut
Bien dire
Que, l’être de vin
C’est encore vingt
Fois pire…

Hélas ! il ne pleut
Jamais du gros bleu
Qui tache
Qu’ell’s donnent du vin
J’irai traire enfin
Les vaches
Que vienne le temps
Du vin coulant dans
La Seine !
Les gens, par milliers
Courront y noyer
Leur peine...



Les amoureux des bancs publics

Les amoureux des bancs publics

Les gens qui voient de travers pensent que les bancs verts
Qu'on voit sur les trottoirs
Sont faits pour les impotents ou les ventripotents
Mais c'est une absurdité car à la vérité, ils sont là c'est notoire
Pour accueillir quelque temps les amours débutants


Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'foutant pas mal du regard oblique des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "je t'aime" pathétiques
Ont des petites gueules bien sympathiques


Ils se tiennent par la main, parlent du lendemain, du papier bleu d'azur
Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher
Ils se voient déjà doucement elle cousant, lui fumant dans un bien-être sûr
Et choisissent les prénoms de leur premier bébé


Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'foutant pas mal du regard oblique des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "je t'aime" pathétiques
Ont des p'tites gueules bien sympathiques


Quand la sainte famille machin croise sur son chemin deux de ces malappris
Elle leur décoche hardiment des propos venimeux
N'empêche que toute la famille
Le père, la mère, la fille, le fils, le Saint Esprit
Voudrait bien de temps en temps pouvoir s'conduire comme eux


Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'foutant pas mal du regard oblique des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publicsBancs publics, bancs publics
En s'disant des "je t'aime" pathétiques
Ont des p'tites gueules bien sympathiques


Quand les mois auront passé, quand seront apaisés leurs beaux rêves flambants
Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds
Ils s'apercevront émus qu'c'est au hasard des rues sur un d'ces fameux bancs
Qu'ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour


Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'foutant pas mal du regard oblique des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "je t'aime" pathétiques
Ont des p'tites gueules bien sympathiques



Les copains d'abord

: Amitié, Humour

Les copains d’abord

 
Non ce n’était pas le radeau 
De la méduse ce bateau 
Qu’on se le dise au fond des ports 
Dise au fond des Ports 
Il naviguait en père peinard 
Sur la grand’mare des canards 
Et s’app’lait « Les copains d’abord » 
Les copains d’abord 


Ses fluctuat nec mergitur 
C’était pas d’la littératur’, 
N’en déplaise aux jeteurs de sort, 
Aux jeteurs de Sort, 
Son capitaine et ses mat’lots 
N’étaient pas des enfants d’salauds, 
Mais des amis franco de port, 
Des copains d’abord. 


C’étaient pas des amis de lux’, 
Des petits Castor et Pollux, 
Des gens de Sodome et Gomorrh’
Sodome et Gomorrh’, 
C’étaient pas des amis choisis 
Par Montaigne et La Boéti’, 
Sur le ventre ils se tapaient fort, 
Les copains d’abord. 


C’étaient pas des anges non plus, 
L’Evangile, ils l’avaient pas lu, 
Mais ils s’aimaient tout’s voil’s dehors
Tout’s voil’s Dehors 
Jean, Pierre, Paul et compagnie,
C’était leur seule litanie
Leur Credo, leur Confitéor, 
Aux copains d’abord. 


Au moindre coup de Trafalgar, 
C’est l’amitié qui prenait l’quart, 
C’est elle qui leur montrait le nord
Leur montrait le Nord
Et quand ils étaient en détresse, 
Qu’leurs bras lançaient des S.O.S., 
On aurait dit les sémaphores, 
Les copains d’abord. 


Plus doux, nostalgique
Au rendez-vous des bons copains, 

Y’avait pas souvent de lapins, 
Quand l’un d’entre eux manquait à bord
C’est qu’il était Mort
Oui, mais jamais, au grand jamais, 
Son trou dans l’eau n’se refermait, 
Cent ans après, coquin de sort ! 
Il manquait encor. 


Des bateaux j’en ai pris beaucoup, 
Mais le seul qu’ait tenu le coup, 
Qui n’ait jamais viré de bord, 
Mais viré de Bord
Naviguait en père peinard 
Sur la grand-mare des canards, 
Et s’app’lait les Copains d’abord 
Les Copains d’abord.



Les passantes

Les passantes

Je veux dédier ce poème
À toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
À celles qu'on connaît à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais


À celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui


À la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré la main


À celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant


Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin


Mais si l'on a manqué sa vie
On songe avec un peu d'envie
À tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus


Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir
 



Oncle Archibald

: Humour, La mort ou la fin de la vie

Oncle Archibald


Ô vous, les arracheurs de dents
Tous les cafards, les charlatans
Les prophètes
Comptez plus sur oncle Archibald
Pour payer les violons du bal
À vos fêtes

En courant sus à un voleur
Qui venait de lui chiper l’heure
À sa montre
Oncle Archibald, coquin de sort!
Fit, de Sa Majesté la Mort
La rencontre

Telle une femme de petite vertu
Elle arpentait le trottoir du
Cimetière
Aguichant les hommes en troussant
Un peu plus haut qu’il n’est décent
Son suaire

Oncle Archibald, d’un ton gouailleur
Lui dit : « Va-t’en faire pendre ailleurs
Ton squelette
Fi ! Des femelles décharnées !
Vive les belles un tantinet
Rondelettes ! »

Lors, montant sur ses grands chevaux
La Mort brandit la longue faux
D’agronome
Qu’elle serrait dans son linceul
Et faucha d’un seul coup, d’un seul
Le bonhomme

Comme il n’avait pas l’air content
Elle lui dit: « Ça fait longtemps
Que je t’aime
Et notre hymen à tous les deux
Était prévu depuis le jour de
Ton baptême

Si tu te couches dans mes bras
Alors la vie te semblera
Plus facile
Tu y seras hors de portée
Des chiens, des loups, des hommes et des
Imbéciles

Nul n’y contestera tes droits
Tu pourras crier « Vive le roi ! »
Sans intrigue
Si l’envi’ te prend de changer
Tu pourras crier sans danger
« Vive la Ligue ! »

Ton temps de dupe est révolu
Personne ne se paiera plus
Sur ta bête
Les « Plaît-il, maître ? » auront plus cours
Plus jamais tu n’auras à cour-
ber la tête »

Et mon oncle emboîta le pas
De la belle, qui ne semblait pas
Si féroce
Et les voilà, bras d’ssus, bras d’ssous
Les voilà partis je n’ sais où
Faire leurs noces

Ô vous, les arracheurs de dents
Tous les cafards, les charlatans
Les prophètes
Comptez plus sur oncle Archibald
Pour payer les violons du bal
À vos fêtes



Supplique pour être enterré à la plage de Sète

: Humour, La mort ou la fin de la vie

La supplique

La Camarde qui ne m'a jamais pardonné
D'avoir semé des fleurs dans les trous de son nez
Me poursuit d'un zèle imbécile
Alors cerné de près par les enterrements
J'ai cru bon de remettre à jour mon testament
De me payer un codicille


Trempe dans l'encre bleue du Golfe du Lion
Trempe, trempe ta plume, ô mon vieux tabellion
Et de ta plus belle écriture
Note ce qu'il faudrait qu'il advînt de mon corps
Lorsque mon âme et lui ne seront plus d'accord
Que sur un seul point, la rupture


Quand mon âme aura pris son vol à l'horizon
Vers celle de Gavroche et de Mimi Pinson
Celles des titis, des grisettes
Que vers le sol natal mon corps soit ramené
Dans un sleeping du Paris-Méditerranée
Terminus en gare de Sète


Mon caveau de famille, hélas n'est pas tout neuf
Vulgairement parlant, il est plein comme un œuf
Et d'ici que quelqu'un n'en sorte
Il risque de se faire tard et je ne peux
Dire à ces braves gens "poussez-vous donc un peu"
Place aux jeunes en quelque sorte


Juste au bord de la mer, à deux pas des flots bleus
Creusez si c'est possible un petit trou moelleux
Une bonne petite niche
Auprès de mes amis d'enfance, les dauphins
Le long de cette grève où le sable est si fin
Sur la plage de la corniche


C'est une plage où même à ses moments furieux
Neptune ne se prend jamais trop au sérieux
Où quand un bateau fait naufrage
Le capitaine crie "je suis le maître à bord"
Sauve qui peut, le vin et le pastis d'abord
Chacun sa bonbonne et courage


Et c'est là que jadis à quinze ans révolus
À l'âge où s'amuser tout seul ne suffit plus
Je connus la prime amourette
Auprès d'une sirène, une femme-poisson
Je reçus de l'amour, la première leçon
Avalais la première arête


Déférence gardée envers Paul Valéry
Moi l'humble troubadour sur lui je renchéris
Le bon maître me le pardonne
Et qu'au moins si ses vers valent mieux que les miens
Mon cimetière soit plus marin que le sien
Et n'en déplaise aux autochtones


Cette tombe en sandwich entre le ciel et l'eau
Ne donnera pas une ombre triste au tableau
Mais un charme indéfinissable
Les baigneuses s'en serviront de paravent
Pour changer de tenue et les petits enfants
Diront "chouette, un château de sable"


Est-ce trop demander sur mon petit lopin
Plantez, je vous en prie une espèce de pin
Pin parasol de préférence
Qui saura prémunir contre l'insolation
Les bons amis venus faire sur ma concession
D'affectueuses révérence


Tantôt venant d'Espagne et tantôt d'Italie
Tous chargés de parfums, de musiques jolies
Le Mistral et la Tramontane
Sur mon dernier sommeil verseront les échos
De villanelle, un jour, un jour de fandango
De tarentelle, de sardane


Et quand prenant ma butte en guise d'oreiller
Une ondine viendra gentiment sommeiller
Avec moins que rien de costume
J'en demande pardon par avance à Jésus
Si l'ombre de ma croix s'y couche un peu dessus
Pour un petit bonheur posthume


Pauvres rois pharaons, pauvre Napoléon
Pauvres grands disparus gisant au Panthéon
Pauvres cendres de conséquence
Vous envierez un peu l'éternel estivant
Qui fait du pédalo sur la vague en rêvant
Qui passe sa mort en vacances
Vous envierez un peu l'éternel estivant
Qui fait du pédalo sur la vague en rêvant
Qui passe sa mort en vacances
 



Une jolie fleur

On a souvent qualifié Brassens de misogyne à partir de cette chanson. Pour moi, c'est un contresens ; il ne fait en aucun cas une généralité de ce qui lui est arrivé avec cette personne, sauf quand il énonce cette vérité pour moi incontestable : "mais pour l'amour on ne demande pas aux filles d'avoir inventé la poudre". S'il avait été une femme, la constatation aurait sans doute été inversée...

: Humour, Rupture, Satirique

Une jolie fleur 


Un’ jolie fleur dans une peau d’vache
Un’ jolie vach’ déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache
Puis, qui vous mèn’ par le bout du cœur

Jamais sur Terre il n’y eut d’amoureux
Plus aveugles que moi dans tous les âges
Mais faut dir’ qu’ je m’étais crevé les yeux
En regardant de trop près son corsage

Le ciel l’avait pourvu’ des mille appâts
Qui vous font prendre feu dès qu’on y touche
L’en avait tant que je ne savais pas
Ne savais plus où donner de la bouche

Ell’ n’avait pas de tête, ell’ n’avait pas
L’esprit beaucoup plus grand qu’un dé à coudre
Mais pour l’amour on ne demande pas
Aux filles d’avoir inventé la poudr’

Puis un jour elle a pris la clef des champs
En me laissant à l’âme un mal funeste
Et toutes les herbes de la Saint-Jean
N’ont pas pu me guérir de cette peste

J’ lui en ai bien voulu, mais à présent
J’ai plus d’rancune et mon cœur lui pardonne
D’avoir mis mon cœur à feu et à sang
Pour qu’il ne puisse plus servir à personne



Brel Jacques

Jacques Brel, un cœur à fleur de peau, un poète qui s'est brûlé les ailes dans ce monde qu'il jugeait très sévèrement. Ces chansons sont souvent des tableaux qu'on ne se lasse pas d'écouter.

Amsterdam

Une peinture plus que réaliste du port d'Amsterdam

: Peinture, Un pays, un lieu...

Amsterdam 


Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui chantent
Les rêves qui les hantent
Au large d’Amsterdam
Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui dorment
Comme des oriflammes
Le long des berges mornes
Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui meurent
Pleins de bière et de drames
Aux premières lueurs
Mais dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui naissent
Dans la chaleur épaisse
Des langueurs océanes

Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui mangent
Sur des nappes trop blanches
Des poissons ruisselants
Ils vous montrent des dents
À croquer la fortune
À décroisser la Lune
À bouffer des haubans
Et ça sent la morue
Jusque dans le cœur des frites
Que leurs grosses mains invitent
À revenir en plus
Puis se lèvent en riant
Dans un bruit de tempête
Referment leur braguette
Et sortent en rotant

Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui dansent
En se frottant la panse
Sur la panse des femmes
Et ils tournent et ils dansent
Comme des soleils crachés
Dans le son déchiré
D’un accordéon rance
Ils se tordent le cou
Pour mieux s’entendre rire
Jusqu’à ce que tout à coup
L’accordéon expire
Alors le geste grave
Alors le regard fier
Ils ramènent leurs bataves
Jusqu’en pleine lumière

Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui boivent
Et qui boivent et re-boivent
Et qui re-boivent encore
Ils boivent à la santé
Des putains d’Amsterdam
D’Hambourg ou d’ailleurs
Enfin ils boivent aux dames
Qui leur donnent leurs jolis corps
Qui leur donnent leurs vertus
Pour une pièce en or
Et quand ils ont bien bu
Se plantent le nez au ciel
Se mouchent dans les étoiles
Et ils pissent comme je pleure
Sur les femmes infidèles
Dans le port d’Amsterdam
Dans le port d’Amsterdam



L'air de la bêtise

: Auto-dérision, Humour, Satirique

L'air de la bêtise

Extrait du célèbre opéra
"La vie quotidienne"
Voici l'air fameux entre tous
"L'air de la bêtise"


Mère des gens sans inquiétudes
Mère de ceux que l'on dit forts
Mère des saintes habitudes
Princesse des gens sans remords


Salut à toi Dame Bêtise
Toi dont le règne est méconnu
Salut à toi Dame Bêtise
Mais dis-le moi, comment fais-tu


Pour avoir tant d'amants
Et tant de fiancées
Tant de représentants
Et tant de prisonniers


Pour tisser de tes mains
Tant de malentendus
Et faire croire aux crétins
Que nous sommes vaincus


Pour fleurir notre vie
De basses révérences
De mesquines envies
De noble intolérance
De mesquines envies
De noble intolérance
De mesquines envies
De noble intolérance



Mère de nos femmes fatales
Mère des mariages de raison
Mère des filles à succursales
Princesse pâle du vison


Salut à toi Dame Bêtise
Toi dont le règne est méconnu
Salut à toi Dame Bêtise
Mais dis-moi comment fais-tu


Pour que point l'on ne voie
Le sourire entendu
Qui fera de vous et moi
De très nobles cocus


Pour nous faire oublier
Que les putains, les vraies
Sont celles qui font payer
Pas avant mais après


Pour qu'il puisse m'arriver
De croiser certains soirs
Ton regard familier
Au fond de mon miroir
Ton regard familier
Au fond de mon miroir
Ton regard familier
Au fond de mon miroir



La quête

: Amour, Auto-dérision, Courage, Éspérance

La quête

Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir où personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer, même trop, même mal
Tenter, sans force et sans armure
D'atteindre l'inaccessible étoile


Telle est ma quête
Suivre l'étoile
Peu m'importent mes chances
Peu m'importe le temps
Ou ma désespérance
Et puis lutter toujours
Sans questions ni repos
Se damner
Pour l'or d'un mot d'amour


Je ne sais si je serai ce héros
Mais mon coeur serait tranquille
Et les villes s'éclabousseraient de bleu
Parce qu'un malheureux
Brûle encore, bien qu'ayant tout brûlé
Brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s'en écarteler
Pour atteindre l'inaccessible étoile



Les bourgeois

: Auto-dérision, Humour, Satirique

Les bourgeois


Le cœur bien au chaud
Les yeux dans la bière
Chez la grosse Adrienne de Montalant
Avec l’ami Jojo
Et avec l’ami Pierre
On allait boire nos vingt ans
Jojo se prenait pour Voltaire
Et Pierre pour Casanova
Et moi, moi qui étais le plus fier
Moi, moi je me prenais pour moi
Et quand vers minuit passaient les notaires
Qui sortaient de l’hôtel des "Trois Faisans"
On leur montrait notre cul et nos bonnes manières
En leur chantant:

Les bourgeois c’est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient bête
Les bourgeois c’est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient c…

Le cœur bien au chaud
Les yeux dans la bière
Chez la grosse Adrienne de Montalant
Avec l’ami Jojo
Et avec l’ami Pierre
On allait brûler nos vingt ans
Voltaire dansait comme un vicaire
Et Casanova n’osait pas
Et moi, moi qui restait le plus fier
Moi j’étais presque aussi saoul que moi
Et quand vers minuit passaient les notaires
Qui sortaient de l’hôtel des "Trois Faisans"
On leur montrait notre cul et nos bonnes manières
En leur chantant

Les bourgeois c’est comme les cochons…

.Le cœur au repos
Les yeux bien sur terre
Au bar de l’hôtel des "Trois Faisans"
Avec maître Jojo
Et avec maître Pierre
Entre notaires on passe le temps
Jojo parle de Voltaire
Et Pierre de Casanova
Et moi, moi, moi qui suis resté le plus fier
Moi, moi je parle encore de moi
Et c’est en sortant vers minuit Monsieur le Commissaire
Que tous les soirs de chez la Montalant
De jeunes "peigne-culs" nous montrent nos leur derrière
En nous chantant

Les bourgeois c’est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient bête
Disent-ils Monsieur le commissaire
Les bourgeois
Plus ça devient vieux plus ça devient c…



Quand on a que l'amour

: Amour, Engagée, message, Éspérance

Quand on a que l’amour


Quand on a que l’amour 
À s’offrir en partage 
Au jour du grand voyage 
Qu’est notre grand amour 

Quand on a que l’amour 
Mon amour toi et moi 
Pour qu’éclatent de joie 
Chaque heure et chaque jour 

Quand on a que l’amour 
Pour vivre nos promesses 
Sans nulle autre richesse 
Que d’y croire toujours 

Quand on a que l’amour 
Pour meubler de merveilles 
Et couvrir de soleil 
La laideur des faubourgs 

Quand on a que l’amour 
Pour unique raison 
Pour unique chanson 
Et unique secours 



Quand on a que l’amour 
Pour habiller matin 
Pauvres et malandrins 
De manteaux de velours
 
Quand on a que l’amour 
À offrir en prière 
Pour les maux de la terre 
En simple troubadour 

Quand on a que l’amour 
À offrir à ceux là 
Dont l’unique combat 
Est de chercher le jour 

Quand on a que l’amour 
Pour tracer un chemin 
Et forcer le destin 
À chaque carrefour 

Quand on a que l’amour 
Pour parler aux canons 
Et rien qu’une chanson 
Pour convaincre un tambour 

Alors sans avoir rien 
Que la force d’aimer 
Nous aurons dans nos mains 
Amis le monde entier



Sur la place

: Engagée, message, Peinture

Sur la place

Sur la place chauffée au soleil
Une fille s’est mise à danser
Elle tourne toujours, pareille
Aux danseuses d’antiquités,
Sur la ville il fait trop chaud
Hommes et femmes sont assoupis
Et regardent par le carreau
Cette fille qui danse à midi

Ainsi certains jours, paraît
Une flamme à nos yeux
A l’église où j’allais
On l’appelait le bon Dieu
L’amoureux l’appelle l’amour
Le mendiant la charité
Le soleil l’appelle le jour
Et le brave homme la bonté

Sur la place vibrante d’air chaud
Où pas même ne paraît un chien
Ondulante comme un roseau
La fille bondit, s’en va, s’en vient
Ni guitare ni tambourin
Pour accompagner sa danse
Elle frappe dans ses mains
Pour se donner la cadence

Ainsi certains jours, paraît
Une flamme à nos yeux
A l’église où j’allais
On l’appelait le bon Dieu
L’amoureux l’appelle l’amour
Le mendiant la charité
Le soleil l’appelle le jour
Et le brave homme la bonté

Sur la place où tout est tranquille
Une fille s’est mise à chanter
Et son chant plane sur la ville
Hymne d’amour et de bonté
Mais sur la ville il fait trop chaud
Et, pour ne point entendre son chant,
Les hommes ferment les carreaux
Comme une porte entre morts et vivants

Ainsi certains jours, paraît
Une flamme en nos cœurs
Mais nous ne voulons jamais
Laisser luire sa lueur
Nous nous bouchons les oreilles
Et nous nous voilons les yeux
Nous n’aimons point les réveils
De notre cœur déjà vieux



Cabrel Francis

Je l'aime à mourir

: Amour

Je l'aime à mourir


Moi je n'étais rien
Et voilà qu'aujourd'hui
Je suis le gardien
Du sommeil de ses nuits
Je l'aime à mourir
Vous pouvez détruire
Tout ce qu'il vous plaira
Elle n'a qu'à ouvrir
L'espace de ses bras
Pour tout reconstruire
Pour tout reconstruire
Je l'aime à mourir


Elle a gommé les chiffres
Des horloges du quartier
Elle a fait de ma vie
Des cocottes en papier
Des éclats de rire
Elle a bâti des ponts
Entre nous et le ciel
Et nous les traversons
À chaque fois qu'elle
Ne veut pas dormir
Ne veut pas dormir
Je l'aime à mourir


Elle a dû faire toutes les guerres
Pour être si forte aujourd'hui
Elle a dû faire toutes les guerres
De la vie, et l'amour aussi


Elle vit de son mieux
Son rêve d'opaline
Elle danse au milieu
Des forêts qu'elle dessine
Je l'aime à mourir
Elle porte des rubans
Qu'elle laisse s'envoler
Elle me chante souvent
Que j'ai tort d'essayer
De les retenir
De les retenir
Je l'aime à mourir


Pour monter dans sa grotte
Cachée sous les toits
Je dois clouer des notes
À mes sabots de bois
Je l'aime à mourir
Je dois juste m'asseoir
Je ne dois pas parler
Je ne dois rien vouloir
Je dois juste essayer
De lui appartenir
De lui appartenir
Je l'aime à mourir


Elle a dû faire toutes les guerres
Pour être si forte aujourd'hui
Elle a dû faire toutes les guerres
De la vie, et l'amour aussi


Moi je n'étais rien
Et voilà qu'aujourd'hui
Je suis le gardien
Du sommeil de ses nuits
Je l'aime à mourir
Vous pouvez détruire
Tout ce qu'il vous plaira
Elle n'aura qu'à ouvrir
L'espace de ses bras
Pour tout reconstruire
Pour tout reconstruire
Je l'aime à mourir



L'encre de tes yeux

: Amour

L'encre de tes yeux

Puisqu’on ne vivra jamais tous les deux,

Puisqu’on est fous, puisqu’on est seuls,

Puisqu’ils sont si nombreux…

Même la morale parle pour eux…

J’aimerais quand même te dire :

«  Tout ce que j’ai pu écrire

Je l’ai puisé à l’encre de tes yeux. »

 

Je n’avais pas vu que tu portais des chaînes,

A trop vouloir te regarder

J’en oubliais les miennes.

On rêvait de Venise et de liberté.

J’aimerais quand même te dire :

«  Tout ce que j’ai pu écrire

C’est ton sourire qui me l’a dicté. »

 

Tu viendras longtemps marcher dans mes rêves,

Tu viendras toujours du côté

Où le soleil se lève.

Et si, malgré ça, j’arrive à t’oublier,

J’aimerais quand même te dire :

«  Tout ce que j’ai pu écrire

Aura longtemps le parfum des regrets. »

 

Mais puisqu’on ne vivra jamais tous les deux,

Puisqu’on est fous, puisqu’on est seuls,

Puisqu’ils sont si nombreux…

Même la morale parle pour eux…

J’aimerais quand même te dire :

«  Tout ce que j’ai pu écrire

Je l’ai puisé à l’encre de tes yeux. »
 



La robe et l'échelle

La robe et l’échelle


T’avais mis ta robe légère
Moi l’échelle contre un cerisier
T’as voulu monter la première
Et après…

Y’a tant de façons, de manières
De dire les choses sans parler
Et comme tu savais bien le faire
Tu l’as fait…

Un sourire, une main tendue
Et par le jeu des transparences
Ces fruits dans les plis du tissu
Qui balancent…

S’agissait pas de monter bien haut
Mais les pieds sur les premiers barreaux
J’ai senti glisser le manteau
De l’enfance…

On n’a rien gravé dans le marbre
Mais j’avoue souvent y penser
Chaque fois que j’entends qu’un arbre
Est tombé…

Un arbre c’est vite fendu
Le bois quelqu’un a dû le vendre
S’il savait le mal que j’ai eu
A descendre…

D’ailleurs en suis-je descendu
De tous ces jeux de transparences
Ces fruits dans les plis des tissus
Qui balancent… ?

J’ai trouvé d’autres choses à faire
Et d’autres sourires à croiser
Mais une aussi belle lumière
Jamais…

A la vitesse où le temps passe
Le miracle est que rien n’efface l’essentiel
Tout s’envole en ombres légères
Tout sauf ce goût de fièvre et de miel

Tout s’est envolé dans l’espace
Le sourire, la robe, l’arbre et l’échelle
A la vitesse où le temps passe
Rien, rien n’efface l’essentiel

J’ai trouvé d’autres choses à faire
Et d’autres sourires à croiser
Mais une aussi belle lumière
Jamais…

Et voilà que du sol où nous sommes
Nous passons nos vies de mortels
A chercher ces portes qui donnent
Vers le ciel…
 



La robe et l'échelle

La robe et l’échelle


T’avais mis ta robe légère
Moi l’échelle contre un cerisier
T’as voulu monter la première
Et après…

Y’a tant de façons, de manières
De dire les choses sans parler
Et comme tu savais bien le faire
Tu l’as fait…

Un sourire, une main tendue
Et par le jeu des transparences
Ces fruits dans les plis du tissu
Qui balancent…

S’agissait pas de monter bien haut
Mais les pieds sur les premiers barreaux
J’ai senti glisser le manteau
De l’enfance…

On n’a rien gravé dans le marbre
Mais j’avoue souvent y penser
Chaque fois que j’entends qu’un arbre
Est tombé…

Un arbre c’est vite fendu
Le bois quelqu’un a dû le vendre
S’il savait le mal que j’ai eu
A descendre…

D’ailleurs en suis-je descendu
De tous ces jeux de transparences
Ces fruits dans les plis des tissus
Qui balancent… ?

J’ai trouvé d’autres choses à faire
Et d’autres sourires à croiser
Mais une aussi belle lumière
Jamais…

A la vitesse où le temps passe
Le miracle est que rien n’efface l’essentiel
Tout s’envole en ombres légères
Tout sauf ce goût de fièvre et de miel

Tout s’est envolé dans l’espace
Le sourire, la robe, l’arbre et l’échelle
A la vitesse où le temps passe
Rien, rien n’efface l’essentiel

J’ai trouvé d’autres choses à faire
Et d’autres sourires à croiser
Mais une aussi belle lumière
Jamais…

Et voilà que du sol où nous sommes
Nous passons nos vies de mortels
A chercher ces portes qui donnent
Vers le ciel…
 



Petite Marie

Petite Marie


Petite Marie, je parle de toi
Parce qu’avec ta petite voix
Tes petites manies, tu as versé sur ma vie
Des milliers de roses

Petite furie, je me bats pour toi
Pour que dans dix mille ans de ça
On se retrouve à l’abri, sous un ciel aussi joli
Que des milliers de roses

Je viens du ciel et les étoiles entre elles
Ne parlent que de toi
D’un musicien qui fait jouer ses mains
Sur un morceau de bois
De leur amour plus bleu que le ciel autour

Petite Marie, je t’attends transi
Sous une tuile de ton toit
Le vent de la nuit froide me renvoie la ballade
Que j’avais écrite pour toi

Je viens du ciel et les étoiles entre elles
Ne parlent que de toi
D’un musicien qui fait jouer ses mains
Sur un morceau de bois
De leur amour plus bleu que le ciel autour

Petite furie, tu dis que la vie
C’est une bague à chaque doigt
Au soleil de Floride, moi mes poches sont vides
Et mes yeux pleurent de froid

Je viens du ciel et les étoiles entre elles
Ne parlent que de toi
D’un musicien qui fait jouer ses mains
Sur un morceau de bois
De leur amour plus bleu que le ciel autour

Dans la pénombre de ta rue
Petite Marie, m’entends-tu?
Je n’attends plus que toi pour partir
Dans la pénombre de ta rue
Petite Marie, m’entends-tu?
Je n’attends plus que toi pour partir

Je viens du ciel et les étoiles entre elles
Ne parlent que de toi
D’un musicien qui fait jouer ses mains
Sur un morceau de bois
De leur amour plus bleu que le ciel autour



Caradec Jean-Michel

Quel dommage que ce talentueux chanteur nous ait quitté si jeune suite à un accident de voiture.

La Colline aux coralines

Une très belle chanson à apprendre aux enfants

: Pour les enfants

La Colline aux coralines  


Deux petites flaques
Un oiseau qui boite
Sur le chemin
Donnons-nous la main
Sautons la barrière
Dans les fougères
Cherchons les fleurs
De l’accroche-cœur

De Caroline
À Madeline
Christophe ou Lison
Sur la colline
Aux coralines
Chantent cette chanson

Si les paroles
Sont un peu folles
C’est que les enfants
Inventent tout le temps
Chasse l’autruche
À cache-cache truche
Quatre moutons
Fument sur le balcon    

De Caroline
À Madeline
Christophe ou Lison
Sur la colline
Aux coralines
Chantent cette chanson

Changeons le monde
Une seconde
Ça fera pas de mal
Au règne animal
C’est la baleine
Qui fera la laine
Et le chasseur
Qui aura peur      

De Caroline
À Madeline
Christophe ou Lison
Sur la colline
Aux coralines
Chantent cette chanson

Le joueur de flûte
A fait la culbute
Son pantalon
N’a plus de fond
La nuit qui tombe
Fait grandir les ombres
II faut rentrer
Maman va s’inquiéter

Et Caroline
Et Madeline
Christophe et Lison
Sur la colline
Aux coralines
Se séparent en chansons  



Carcassès Philippe

Un sétois !

Ô Montpellier

Une chanson composée par l'ami sétois Philippe Carcassès. Ironique, satirique, elle croque avec humour les travers de notre bonne ville, la ville des gens... intelligents !

: Auto-dérision, Humour, Satirique, Un pays, un lieu..., Le Midi

Ô Montpellier 


Dans le bas Languedoc, les cailloux poussaient bien 
Et les gens savaient faire que du vin. 
Dans les étangs, y avait plein de moustiques 
Et la malaïgue, pas très hygiénique. 
Heureusement, qu’autour du Merdançon 
A bien grandi un fameux champignon 
Oh oui, chantons ce lieu qui nous inonde 
De ses bienfaits, à cent lieues à la ronde 

Ô Montpellier, la surdouée ! 
Tu t’appelles aussi lo Clapàs. 
Mais ça fait trop paisanàs. 
Ô Montpellier, la surdouée ! 
La ville des gens ... intelligents. 

On y parle pointu, c’est pas des abrutis 
A Antigone et sur la Comédie. 
Dans cette ville heureuse, camarade, 
Y a plus de médecins que de malades. 
Ô Montpellier, grand flambeau du progrès 
Y a le Corum, le foot et le tramway, 
Un multiplex, le Zénith, oui ma belle, 
Y manque plus qu’une autre tour Eiffele ! 

Ô Montpellier, la surdouée ! 
Tu t’appelles aussi lo Clapàs. 
Mais ça fait trop paisanàs. 
Ô Montpellier, la surdouée ! 
La ville des gens ... intelligents. 

Ton maire est dévoré d’une grande ambition 
Y a qu’à voir la taxe d’habitation ! 
Dans pas longtemps, tu atteindras les plages 
En rousiguant tous les petits villages. 
Les Hauts-cantons, ce sera un désert. 
Mais aquò rai ! Car le fric, c’est la mer. 
Oui, grâce à toi, de partout, même à Sète, 
On sera bien plus snob qu’à la Croisette.

Ô Montpellier, la surdouée ! 
Tu t’appelles aussi lo Clapàs. 
Mais ça fait trop paisanàs. 
Ô Montpellier, la surdouée ! 
La ville des gens ... intelligents. 

Il y avait une gare au cœur de la cité,
Toute rénovée, un parking à coté 
Mais un beau jour soudain sans crier gare
Dans le désert surgit une autre gare
Et nos édiles en maîtrisant les coûts
Nous feront bien encor’ deux fois le coup
Pour que les gens soient fiers et se pavanent
D’avoir leurs six gar’s comme à la Havane.

Ô Montpellier, la surdouée ! 
Tu t’appelles aussi lo Clapàs. 
Mais ça fait trop paisanàs. 
Ô Montpellier, la surdouée ! 
La ville des gens ... intelligents. 

Depuis 50 années nos stades prennent l’eau
Le foot devient parfois waterpolo
Un nouveau lieu est alors nécessaire
Pour les combats de nos fiers légionnaires
Ou implanter l’Olympe de ces dieux
Un seul endroit me parait judicieux
C’est Figuerolles et sans le moindre doute
Il s’y pratique déjà tellement de shoot(e)s.

Ô Montpellier, la surdouée ! 
Tu t’appelles aussi lo Clapàs. 
Mais ça fait trop paisanàs. 
Ô Montpellier, la surdouée ! 
La ville des gens ... intelligents. 

Je languis chaque soir d’écouter FR3 
Car, bien souvent, on parle que de toi; 
Et quelle classe, tous ces journalistes, 
Parlant comme Drucker; Ah, c’est pas triste ! 
Ô Montpellier, le styl’ de ma chanson 
C’est dépassé, comme la madelon. 
Pardonne un peu à ma muse rustique 
De pas avoir le swing des Amériques     

Ô Montpellier, la surdouée ! 
Tu t’appelles aussi lo Clapàs. 
Mais ça fait trop paisanàs. 
Ô Montpellier, la surdouée ! 
La ville des gens ... intelligents. 



Chants de Marins

Ah que nos pères

: Vins - à boire

Ah que nos pères


Et ils buvaient à pleins tonneaux
Comme des trous
Comme des trous, morbleu !
Bien autrement que nous, morbleu ! 
Bien autrement que nous !

Ah que nos pères étaient heureux
Ah que nos pères étaient heureux

Quand ils étaient à table
Le vin coulait à côté d’eux
Le vin coulait à côté d’eux

Ça leur était fort agréable

Et ils buvaient à pleins tonneaux
Comme des trous
Comme des trous, morbleu !
Bien autrement que nous, morbleu ! 
Bien autrement que nous !

Ils n’avaient ni riches buffets (bis) 
Ni verres de Venise. 
Mais ils avaient des gobelets (bis) 
Aussi grands que leurs barbes grises. 

Et ils buvaient à pleins tonneaux
Comme des trous
Comme des trous, morbleu !
Bien autrement que nous, morbleu ! 
Bien autrement que nous !

Ils ne savaient ni le latin (bis) 
Ni la théologie. 
Mais ils avaient le goût du vin (bis)
C’était là leur philosophie. 

Et ils buvaient à pleins tonneaux
Comme des trous
Comme des trous, morbleu !
Bien autrement que nous, morbleu ! 
Bien autrement que nous !

Quand ils avaient quelques chagrins (bis) 
Ou quelques maladies
Ils plantaient là le médecin (bis)
Apothicaire et pharmacie. 

Et ils buvaient à pleins tonneaux
Comme des trous
Comme des trous, morbleu !
Bien autrement que nous, morbleu ! 
Bien autrement que nous !

Celui qui planta le provin (bis)
Au beau pays de France
Dans l’éclat du rubis divin (bis)
Il a planté notre espérance.

Amis buvons à pleins tonneaux
Comme des trous
Comme des trous, morbleu !
L'avenir est à nous, morbleu ! 
L'avenir est à nous que nous !



Au trente et un du mois d'août

: Mer

Au 31 du mois d’août 

Au trente et un du mois d’août
Nous vîmes venir sous l’vent à nous 
Une frégate d’Angleterre
Qui fendait la mer et les flots
C’était pour attaquer Bordeaux !

Buvons un coup
Buvons en deux
À la santé des amoureux !
À la santé du Roi de France,
Et Merde pour le roi d’Angleterre
Qui nous a déclaré la guerre !

Le commandant du bâtiment
Fit appeler son lieutenant 
« Lieutenant te sens-tu capable,
Dis-moi te sens-tu-z-assez fort
Pour prendre l’Anglais à son bord ? »

Buvons un coup
Buvons en deux
À la santé des amoureux !
À la santé du Roi de France,
Et Merde pour le roi d’Angleterre
Qui nous a déclaré la guerre !

Le lieutenant, fier-z-et hardi
Lui répondit : « Capitain’-oui 
Faites branle-bas à l’équipage
Je vas hisser not’ pavillon
Qui rest’ra haut, nous le jurons ! » 

Buvons un coup
Buvons en deux
À la santé des amoureux !
À la santé du Roi de France,
Et Merde pour le roi d’Angleterre
Qui nous a déclaré la guerre !

Le maître donne un coup d’sifflet
Pour faire monter les deux bordées
Tout est paré pour l’abordage
Hardis gabiers fiers matelots
Braves canonniers mousses petiots

Buvons un coup
Buvons en deux
À la santé des amoureux !
À la santé du Roi de France,
Et Merde pour le roi d’Angleterre
Qui nous a déclaré la guerre !

Vire lof pour lof en arrivant 
Je l’abordions par son avant 
A coups de haches et de grenades,
De pics, de sabre de mousquetons,
En trois cinq sec je l’arrimions !

Buvons un coup
Buvons en deux
À la santé des amoureux !
À la santé du Roi de France,
Et Merde pour le roi d’Angleterre
Qui nous a déclaré la guerre !

Que dira-t-on du grand rafiot
À Brest, à Londres, et à Bordeaux
Qu’a laissé prend’ son équipage
Par un corsaire de six canons
Lui qu’en avait trente et si bons !

Buvons un coup, 
Buvons en deux,
À la santé des amoureux!
À la santé des vins de France,
À qui nous devons le succès
D’être vainqueurs sur les anglais !



Brave marin

: Mer

Tous les "tout doux" sont précédés par une toute petite césure qui donne l'impression qu'ils sont suspendus. La césure sur le dernier "Tout doux" de chaque couplet est légèrement plus marquée.

Brave marin  


Brave Marin revient de guerre tout doux 
Brave Marin revient de guerre, tout doux 
Tout mal chaussé, tout mal vêtu

Brave marin, d’où reviens-tu Tout doux

Madame, je reviens de guerre, tout doux 
Madame, je reviens de guerre, tout doux 

Qu’on apporte ici du vin blanc
Que le marin boit en passant. Tout doux.

Brave Marin se met à boire, tout doux 
Brave Marin se met à boire, tout doux 

Se met à boire et à chanter
Et la belle hôtesse à pleurer. Tout doux.

Ah ! Qu’avez-vous, la belle hôtesse, tout doux 
Ah ! Qu’avez-vous, la belle hôtesse, tout doux 

Regrettez-vous votre vin blanc
Que le marin boit en passant Tout doux.

C’est pas mon vin que je regrette, tout doux 
C’est pas mon vin que je regrette, tout doux 

Mais c’est la mort de mon mari
Monsieur vous ressemblez à lui. Tout doux.

Ah ! Dites-moi, la belle hôtesse, tout doux 
Ah ! Dites-moi, la belle hôtesse, tout doux 

Vous aviez de lui trois enfants
Et j’en vois quatre à présent. Tout doux.

On m’a écrit de ses nouvelles, tout doux 
On m’a écrit de ses nouvelles, tout doux 

Qu’il était mort et enterré
Et je me suis remariée. Tout doux.

Brave Marin vida son verre, tout doux 
Brave Marin vida son verre, tout doux 

Et sans rien dire, tout en pleurant
S’en retourn’ à son bâtiment. Tout doux.



Chantons pour passer le temps

: Mer

Chantons pour passer le temps


Chantons pour passer le temps 
Les amours joyeux d’une belle fille  
Chantons pour passer le temps 
Les amours joyeux d’une fille de quinze ans.
Aussitôt qu’elle fut promise 
Aussitôt elle changea de mise 
Elle prit l’habit de matelot 
Et vint s’embarquer à bord du navire
Elle prit l’habit de matelot
Et vint s’embarquer à bord du vaisseau. 

Et le capitaine, enchanté 
D’avoir à son bord un si beau jeune homme  
Lui dit : Mon joli matelot, 
Tu veux t’embarquer à bord d’mon vaisseau. 
Tes beaux yeux, ton joli visage, 
Ta tournure et ton joli corsage 
Me font toujours me rappeler
Z’a une beauté qui m’était promise.
Me font toujours me rappeler
Z’a une beauté que j’ai tant aimée.

Monsieur, vous vous moquez de moi 
Vous me badinez, vous me faites rire. 
Je n’ai ni frère ni parents
Et j’suis embarquée au Port de Lorient. 
Je suis né z’à La Martinique 
Et même je suis enfant unique
Et c’est un navire hollandais
Qui m’a débarquée au port de Boulogne, 
Et c’est un navire hollandais
Qui m’a débarquée au Port de Calais. 

Ils ont ainsi vécu sept ans
Sur le même bateau sans se reconnaître.
Ils ont ainsi vécu sept ans
Se sont reconnus au débarquement. 
Puisqu’enfin l’amour nous rassemble 
Nous allons nous marier ensemble.
L’argent que nous avons gagné
Il nous servira pour notre ménage. 
L’argent que nous avons gagné
Il nous servira pour nous marier. 

C’ti là qu’a fait cette chanson
C’est l’nommé Camus, gabier de misaine. 
C’ti là qu’a fait cette chanson
C’est l’nommé Camus, gabier d’artimon. 
Oh Mat’lot ! Faut carguer l’grand voile,
Au cab’stan, faudra qu’tout l’monde y soye. 
Et vire, vire, vire donc
Sans ça t’auras rien dedans ta gamelle.
Et vire, vire, vire donc,



Hardi les gars
Hé garçon prends la barre

: Mer

Hé garçon prends la barre


Hé garçon prends la barre 
Vire au vent et largue les ris 
Le vent te raconte l’histoire 
Des marins couverts de gloire 
Ils t’appellent et tu les suis.

Vers les rives lointaines
Que tu rêves tant d’explorer 
Et qui sont déjà ton domaine 
Va tout droit sans fuir la peine 
Et sois fier de naviguer.

Sur la mer et sur terre
Au pays comme à l’étranger 
Marin sois fidèle à tes frères 
Car tu as promis naguère
De servir et protéger.

De servir et protéger



Jean-François de Nantes

: Mer

Jean-François de Nantes


C’est Jean-François de Nantes
Oué ! oué ! oué !
Gabier sur la « Fringante »,
Oh! mes bouées ! Jean-François !

Débarque de campagne
Oué ! oué ! oué !

Fier comm’ un roi d’Espagne
Oh! mes bouées ! Jean-François !

En vrac dedans sa bourse
Oué ! oué ! oué !

Il a vingt mois de course 
Oh! mes bouées ! Jean-François !

Admiratif
Une montre une chaîne,
Oué ! oué ! oué !

Valant une baleine
Oh! mes bouées ! Jean-François !

Sautillant et joyeux
Branl’-bas chez son hôtesse,
Oué ! oué ! oué !

Bité botté largesses
Oh! mes bouées ! Jean-François !

La plus belle servante,
Oué ! oué ! oué !

L’emmèn’ dans sa soupente
Oh! mes bouées ! Jean-François !

Poétique, tangage mélodieux
De conserve avec elle
Oué ! oué ! oué !

Navigue mer est belle
Oh! mes bouées ! Jean-François !

Alcoolique, caverneux
Et vide la bouteille
Oué ! oué ! oué !

Tout son or appareille
Oh! mes bouées ! Jean-François !

Philosophe
Montre et chaîne s’envolent
Oué ! oué ! oué !

Mais il prend la vérole
Oh! mes bouées ! Jean-François !

Triste
À l’hôpital de Nantes
Oué ! oué ! oué !

Jean-François se lamente
Oh! mes bouées ! Jean-François !

Lamentation
Et les draps de sa couche,
Oué ! oué ! oué !

Déchire avec sa bouche
Oh! mes bouées ! Jean-François !

Très triste
Il ferait de la peine
Oué ! oué ! oué !

Même à son capitaine
Oh! mes bouées ! Jean-François !

On pleure
Pauvr’ Jean-François de Nantes
Oué ! oué ! oué !

Gabier sur la « Fringante »
Oh! mes bouées ! Jean-François !



La chaloupe à l'eau

: Mer

La chaloupe à l’eau  


Palam palam
palam
Palam palam palam
palam palam    

Pam palam pampa la lam   

Mettez la chaloupe à l’eau    
Mettez la chaloupe à l’eau

Matelot tomba dans l’eau    
M’entendy-vous ?

Et si toi, ti moqu’ de moi    
Moi je m’y moqu’ de vous.

Matelot cassa sa bras    
Matelot cassa sa bras

Chirurgien qui était là    
M’entendy-vous

Et si toi, ti moqu’ de moi    
Moi je m’y moqu’ de vous.

Li vouli qu’on li coupa    
Li vouli qu’on li coupa

Matelot li vouli pas    
M’entendy-vous

Et si toi, ti moqu’ de moi    
Moi je m’y moqu’ de vous.

À la foire il s’en alla    
À la foire il s’en alla

Et c’est là qu’il y ach’ta    
M’entendy-vous

Et si toi, ti moqu’ de moi    
Moi je m’y moqu’ de vous.

Une pipe et du tabac    
Une pipe et du tabac
Très lent
Et mon histoir’ finit là    
M’entendy-vous

Et si toi, ti moqu’ de moi    
Moi je m’y moqu’ de vous.



La Tramontane

LA TRAMONTANE


Je n'irai jamais à la pêche
Parc'que j'suis un peu boiteux
Ce n'est pourtant ce qui m'empêche
D'aimer la mer comme mes vieux
Lorsque j'y pense, mon coeur soupire
Je n'aurai jamais mon bateau
Je taillerai petit navire
Dans du liège avec mon couteau



Et pourtant
Je suis content
Lorsqu'on entend
Chanter une sardane
Je suis content
Quand on entend
Crier le goéland

Je suis content
Quand on entend
Souffler la tramontane
Je suis content
Quand on entend
Souffler le vent d'antan
Dans les haubans


Peut être un jour de tempête
Nul ne pourra sortir du port
Ce sera pour moi jour de fête
Je resterai tout seul à bord
Si par hasard je ferai naufrage
Le filet sera mon linceul
Pas de canot de sauvetage
Jusqu'au bout je veux rester se



Le sort des matelots

: Mer

Le sort des matelots


Ah ! Qu’il est lamentable le sort des matelots
Ils mangent des gourganes, ils boivent que de l’eau
Ils font triste figure quand ils n’ont pas d’argent
Ils couchent sur la dure comme les pauvres gens

Le dimanche et les fêtes, il leur faut travailler
Comme des bêtes féroces qui sont dans les forêts
Un sale quartier-maître leur dit « dépêchez vous,
Les forçats de Cayenne sont plus heureux que nous »

Et vous belles fillettes qui avez des amants
Là-bas dans la marine à bord des bâtiments
Soyez leurs y fidèle, gardez leurs-y vos cœurs
À ces marins, peuchère qui z-ont tant de malheurs

Et si je me marie et que j’aye des enfants
J’y briserai les membres avant qu’y soyent grands
Je ferai mon possible pour y gagner leur pain
Le restant de ma vie pour qu’y soyent pas marins



Ohé ! du bateau

: Mer

Ohé ! du bateau


Ohé ! du bateau, du grand mât, de la hune ! 

Hé ho ! du beaupré, du grand mât, des huniers

Tout au fond de la mer  
Les poissons sont assis 
Les poissons sont assis,
Ah ! Ah ! Ah !

Attendant patiemment 
Qu’les pêcheurs soient partis 
Qu’les pêcheurs soient partis,
Ah ! Ah ! Ah !

Ohé ! du bateau, du grand mât, de la hune ! 

Hé ho ! du beaupré, du grand mât, des huniers

Il y a des vétérans 
Tout barbus, tout fripés 
Tout barbus, tout fripés,
Ah ! Ah ! Ah !

Échappés bien souvent 
Des ham’çons, des filets 
Des ham’çons, des filets,
Ah ! Ah ! Ah !

Ohé ! du bateau, du grand mât, de la hune ! 

Hé ho ! du beaupré, du grand mât, des huniers

Les plus jeunes poissons 
Passent aussi leur temps 
Passent aussi leur temps,
Ah ! Ah ! Ah !

À charmer les grands fonds 
De leurs cris, de leurs chants 
De leurs cris, de leurs chants,
Ah ! Ah ! Ah !

Ohé ! du bateau, du grand mât, de la hune ! 

Hé ho ! du beaupré, du grand mât, des huniers

Et c'est pourquoi bientôt
retouneront au port
Retourneront au port
ah ! ah ! ! ah !
Tous les grands terreneuvas
Les cales vides jusqu'au bord
Les cales vides jusqu'au bord
Ah ! Ah ! Ah!



Passant par Paris

: Mer, Vins - à boire

Passant par Paris  



Passant par Paris, vidant la bouteille,
Passant par Paris, vidant la bouteille,
Un de mes amis me dit à l’oreille
Bon bon bon…

Le bon vin m’endort, 
L’amour me réveille.
Le bon vin m’endort
L’amour me réveille encore.

Jean prend garde à toi on courtise ta Belle
Jean prend garde à toi on courtise ta Belle
Courtise qui voudra, je me fie en elle
Bon bon bon…

Le bon vin m’endort, 
L’amour me réveille.
Le bon vin m’endort
L’amour me réveille encore.

J’ai eu de son cœur la fleur la plus belle
J’ai eu de son cœur la fleur la plus belle
Dans un beau lit blanc gréé de dentelle
Bon bon bon…

Le bon vin m’endort, 
L’amour me réveille.
Le bon vin m’endort
L’amour me réveille encore.

J’ai eu trois garçons, tous trois capitaines
J’ai eu trois garçons, tous trois capitaines
L’un est à Bordeaux, l’autre est à Marseille
Bon bon bon…

Le bon vin m’endort, 
L’amour me réveille.
Le bon vin m’endort
L’amour me réveille encore.

L’un est à Bordeaux, l’autre est à Marseille 
L’un est à Bordeaux, l’autre est à Marseille
L’plus jeune à Paris courtisant les belles
Bon bon bon…

Le bon vin m’endort, 
L’amour me réveille.
Le bon vin m’endort
L’amour me réveille encore.



Port de Tacoma

: Mer

Port de Tacoma



C’est dans la cale qu’on met les rats
Houla houla,
C’est dans la cale qu’on met les rats, 
Houla houla houla la

Parés à virer, 
Les gars, faut déhaler.
On s’repos’ra quand on arriv’ra 
Dans le port de Tacoma.

C’est dans la mer qu’on met les mâts
Houla houla,
C’est dans la mer qu’on met les mâts, 
Houla houla, houla la

Parés à virer, 
Les gars, faut déhaler.
On s’repos’ra quand on arriv’ra 
Dans le port de Tacoma.

C’est dans la pipe qu’on met l’tabac
Houla houla,
C’est dans la pipe qu’on met l'tabac, 
Houla houla, houla la

Parés à virer, 
Les gars, faut déhaler.
On s’repos’ra quand on arriv’ra 
Dans le port de Tacoma.

C’est dans la gueule qu’on se met l’tafia
Houla houla,
C’est dans la gueule qu’on se met l’tafia, 
Houla houlahoula la

Parés à virer, 
Les gars, faut déhaler.
On s’repos’ra quand on arriv’ra 
Dans le port de Tacoma.

Mais les filles ?
Ça s’met dans les bras,
Houla houla,
Mais les filles ? … 
Ça s’met dans les bras, 
Houla houla, houla la

Parés à virer, 
Les gars, faut déhaler.
On s’repos’ra quand on arriv’ra 
Dans le port de Tacoma.



Clerc Julien

Femmes je vous aime

: Amour

Femmes je vous aime


Quelquefois si douces
Quand la vie me touche
Comme nous tous
Alors si douces
Quelquefois si dures
Que chaque blessure
Longtemps me dure
Longtemps me dure


Femmes, je vous aime
Femmes, je vous aime
Je n'en connais pas de faciles
Je n'en connais que de fragiles
Et difficile
Oui difficiles


Quelquefois si drôles
Sur un coin d'épaule
Oh oui si drôles
Regard qui frôle
Quelquefois si seules
Parfois elles le veulent
Oui mais si seules
Oui mais si seules

Femmes, je vous aime
Femmes, je vous aime
Vous êtes ma mère, je vous ressemble
Et toutes ensembles, mon enfant
Mon impatience
Et ma souffrance
Femmes, je vous aime
Femmes, je vous aime


Si parfois ces mots se déchirent
C'est que je n'ose pas vous dire
Je vous désire
Ou même pire
Ô femmes
Femmes
 



Si on chantait

: Amour, Humour, Rupture

Si on chantait


La grande ville
Mange la ville
La grandie vie
Mange la vie
Marie si belle
Marie vaisselle
Marie chandelle
Plume d’hirondelle
Fleur sans colline
Pleur en cuisine
Marie sans fard
Fleur de brouillard

Si on chantait

Si on chantait

Si on chantait

Si on chantait La-la-la-la

Si on chantait La-la-la-la

Si on chantait La-la-la-la

Marie divine, si on chantait

Si on chantait

Si on chantait

Si on chantait

Si on chantait La-la-la-la

Si on chantait La-la-la-la

Si on chantait La-la-la-la

Si on chantait

Ce qui me peine
N’est pas que je t’aime
Le temps se lasse
Le cœur efface
Parmi les femmes
Pourquoi le taire
Celles qui te ressemblent
Je les préfère
Marie divine
Sans mousseline
Dans ta cuisine
Je t’imagine



Dalida

Le temps des fleurs

: Amour, Nostalgie

Le temps des fleurs


Dans une taverne du vieux Londres
Où se retrouvaient des étrangers
Nos voix criblées de joie montaient de l’ombre
Et nous écoutions nos cœurs chanter

C’était le temps des fleurs
On ignorait la peur
Les lendemains avaient un goût de miel
Ton bras prenait mon bras
Ta voix suivait ma voix
On était jeune et l’on croyait au ciel

Et puis sont venus les jours de brume
Avec des bruits étranges et des pleurs
Combien j’ai passé de nuits sans lune
À chercher la taverne dans mon cœur

Tout comme au temps des fleurs
Où l’on vivait sans peur
Les lendemains avaient un goût de miel
Ton bras prenait mon bras
Ta voix suivait ma voix
On était jeune et l’on croyait au ciel

Et ce soir je suis devant la porte
De la taverne où tu ne viendras plus
Et la chanson que la nuit m’apporte
Mon cœur déjà ne la connaît plus

C’était le temps des fleurs
On ignorait la peur
Les lendemains avaient un goût de miel
Ton bras prenait mon bras
Ta voix suivait ma voix
On était jeune et l’on croyait au ciel

Je crois que l’important 
C’est deux êtres qui s’aiment vraiment
Et c’est tout



Dassin Joe

Dans les yeux d'Émilie

Oooooooooh!
Oh oh oh ooooooooh!
Oh oh oh ooooooooh!
Oh oooh ooooooooh!
Oooooooooh!
Oh oh oh ooooooooh!
Oh oh oh ooooooooh!
Oh oooh ooooooooh!
Moi, j'avais le soleil
Jour et nuit
Dans les yeux d'Émilie
Je réchauffais ma vie
à son sourire
Moi, j'avais le soleil
Nuit et jour
Dans les yeux de l'amour
Et la mélancolie
Au soleil d'Émilie
Devenait joie de vivre
Oooooooooh!
Oh oh oh ooooooooh!
Oh oh oh ooooooooh!
Oh oooh ooooooooh!
Oooooooooh!
Oh oh oh ooooooooh!
Oh oh oh ooooooooh!
Oh oooh ooooooooh!
Moi, j'avais le soleil
Jour et nuit
Dans les yeux d'Émilie
Je réchauffais ma vie
à son sourire
Moi, j'avais le soleil
Nuit et jour
Dans les yeux de l'amour
Et la mélancolie
Au soleil d'Émilie
Devenait joie de vivre
Oooooooooh!
Oh oh oh ooooooooh!
Oh oh oh ooooooooh!
Oh oooh ooooooooh!
Oooooooooh!
Oh oh oh ooooooooh!
Oh oh oh ooooooooh!
Oh oooh ooooooooh!
Oooooooooh!
Oh oh oh ooooooooh!
Oh oh oh ooooooooh!
Oh oooh ooooooooh!
Oooooooooh!
Oh oh oh ooooooooh!
Oh oh oh ooooooooh!
Oh oooh ooooooooh!
Hey!



L'Équipe à Jojo

Une chanson que je ne peux m'empêcher de chanter sans une grande émotion. C'est vrai que ce côté insouciant de la jeunesse, c'est formidable, et on sait que l'on ne pourra plus jamais le retrouver.

: Amitié, Jeunesse, Nostalgie

L’Équipe à Jojo


Lulu vendait ses toiles
Jacquot plongeait dans un bistrot
Dédé goûtait les vins
Moi, j’étais fort aux Halles
Et Gégé lavait les carreaux
Pierrot ne faisait rien
On s’était fait les poches
Pour se payer un vieux tacot
Fleuri sur le capot
Qui rêvait de Provence
Et qui mourut à Fontainebleau

On allumait une cigarette 
Et tout s’allumait
Et c’était la fête, le quatorze juillet
Il n’y avait jamais un copain de trop
Dans l’équipe à Jojo
Y avait moins de nuits sans guitare 
Que de jours sans pain
On partageait tout et on n’avait rien
Qu’est-ce qu’on était fous, 
Qu’est-ce qu’on s’en foutait
Qu’est-ce qu’on était bien

On louait pour des prunes
Les quatre murs d’un vieux grenier
Tout prêt à s’écrouler
Mais pour toute une fortune
On n’aurait pas déménagé

On allumait une cigarette 
Et tout s’allumait
Et c’était la fête, le quatorze juillet
Il n’y avait jamais un copain de trop
Dans l’équipe à Jojo
Y avait moins de nuits sans guitare 
Que de jours sans pain
On partageait tout et on n’avait rien
Qu’est-ce qu’on était fous, 
Qu’est-ce qu’on s’en foutait
Qu’est-ce qu’on était bien

Lucien a mis les voiles
Et Jacques s’est payé un bistrot
Où André boit de l’eau
Je n’suis plus fort aux Halles
Roger inspecte les impôts
Pierre cherche du boulot
J’ai changé de guitare
Mais j’ai gardé comme un cadeau
Un air qui me tient chaud
Au fond de ma mémoire
Celui de l’équipe à Jojo

On allumait une cigarette 
Et tout s’allumait
Et c’était la fête, le quatorze juillet
Il n’y avait jamais un copain de trop
Dans l’équipe à Jojo
Y avait moins de nuits sans guitare 
Que de jours sans pain
On partageait tout et on n’avait rien
Qu’est-ce qu’on était fous, 
Qu’est-ce qu’on s’en foutait
Qu’est-ce qu’on était bien

 

 



Le café des trois colombes

Le café des trois colombes

Nancy en hiver, une neige mouillée
Une fille entre dans un café
Moi, je bois mon verre, elle s'installe à côté
Je ne sais pas comment l'aborder
La pluie, le beau temps, ça n'a rien de génial
Mais c'est bien pour forcer son étoile
Puis vient le moment où l'on parle de soi
Et la neige a fondu sous nos pas


On s'est connus au café des trois colombes
Aux rendez-vous des amours sans abri
On était bien, on se sentait seuls au monde
On n'avait rien mais on avait toute la vie


Nancy au printemps, ça ressemble au Midi
Elle m'aime et je l'aime aussi
On marche en parlant, on refait la philo
Je la prends mille fois en photo
Les petits bistrots tout autour de la place
Au soleil ont sorti leurs terrasses
Mais il y avait trop de lumière et de bruit
On attendait qu'arrive la nuit


On se voyait au café des trois colombes
Aux rendez-vous des amours sans abri
On était bien, on se sentait seuls au monde
On n'avait rien mais on avait toute la vie


Nancy, c'est très loin, c'est au bout de la terre
Ça s'éloigne à chaque anniversaire
Mais j'en suis certain, mes chagrins s'en souviennent
Le bonheur passait par la Lorraine
Il s'en est allé suivre d'autres chemins
Qui ne croisent pas souvent le mien
Je t'ai oubliée, mais c'est plus fort que moi
Il m'arrive de penser à toi


On se voyait au café des trois colombes
Aux rendez-vous des amours sans abri
On était bien, on se sentait seuls au monde
On n'avait rien mais on avait toute la vie
On se voyait au café des trois colombes
Aux rendez-vous des amours sans abri
On était bien, on se sentait seuls au monde
On n'avait rien mais on avait toute la vie



Le chemin de papa

: Famille, Humour, Insouciance, Père

Le chemin de papa


Il était un peu poète et un peu vagabond
Il n’avait jamais connu ni patrie, ni patron
Il venait de n’importe où, allait aux quatre vents
Mais dedans sa roulotte nous étions dix enfants
Et le soir, autour d’un feu de camp
On rêvait d’une maison blanche en chantant

Qu’il est long, qu’il est loin, ton chemin, papa
C’est vraiment fatigant d’aller où tu vas
Qu’il est long, qu’il est loin, ton chemin, papa
Tu devrais t’arrêter dans ce coin

Mais il ne nous écoutait pas et dès le petit jour
La famille reprenait son voyage au long cours
À peine le temps pour notre mère de laver sa chemise
Et nous voilà repartis pour une nouvelle Terre Promise
Et le soir, autour d’un feu de camp
Elle rêvait d’une maison blanche en chantant

Qu’il est long, qu’il est loin, ton chemin, papa…

Et c’est ainsi que cahotant à travers les saisons
C’est ainsi que regardant par-dessus l’horizon
Sans même s’en apercevoir notre père nous a semés
Aux quatre coins du monde comme des grains de blé
Et quelque part au bout de l’univers
Roule encore la vieille roulotte de mon père

Qu’il est long, qu’il est loin, ton chemin, papa
C’est vraiment fatigant d’aller où tu vas
Qu’il est long, qu’il est loin, ton chemin, papa
Tu devrais t’arrêter dans ce coin



Les Champs-Élysées

Grand succès pour cette chanson d'une simplicité attachante.

: Amour, Humour, Insouciance

 Les Champs-Élysées 


Je m’baladais sur l’avenue le cœur ouvert à l’inconnu 
J’avais envie de dire bonjour à n’importe qui 
N’importe qui et ce fut toi, je t’ai dit n’importe quoi 
Il suffisait de te parler, pour t’apprivoiser

Aux Champs-Élysées, aux Champs-Élysées 
Au soleil, sous la pluie, à midi ou à minuit 
Il y a tout ce que vous voulez aux Champs-Élysées

Tu m’as dit "J’ai rendez-vous dans un sous-sol avec des fous 
Qui vivent la guitare à la main, du soir au matin" 
Alors je t’ai accompagnée, on a chanté, on a dansé 
Et l’on n’a même pas pensé à s’embrasser

Aux Champs-Élysées, aux Champs-Élysées 
Au soleil, sous la pluie, à midi ou à minuit 
Il y a tout ce que vous voulez aux Champs-Élysées

Hier soir, deux inconnus et ce matin sur l’avenue 
Deux amoureux tout étourdis par la longue nuit
Et de l’Étoile à la Concorde, un orchestre à mille cordes 
Tous les oiseaux du point du jour chantent l’amour

Aux Champs-Élysées, aux Champs-Élysées 
Au soleil, sous la pluie, à midi ou à minuit 
Il y a tout ce que vous voulez aux Champs-Élysées



Salut les amoureux

Salut les amoureux

Les matins se suivent et se ressemblent
Quand l'amour fait place au quotidien
On n'était pas fait pour vivre ensemble
Ça n'suffit pas de toujours s'aimer bien

C'est drôle, hier, on s'ennuyait
Et c'est à peine si l'on trouvait
Des mots pour se parler du mauvais temps
Et maintenant qu'il faut partir
On a cent mille choses à dire
Qui tiennent trop à cœur pour si peu de temps


On s'est aimé comme on se quitte
Tout simplement sans penser à demain
A demain qui vient toujours un peu trop vite
Aux adieux qui quelque fois se passent un peu trop bien


On fait c'qu'il faut, on tient nos rôles
On se regarde, on rit, on crâne un peu
On a toujours oublié quelque chose
C'est pas facile de se dire adieu

Et l'on sait trop bien que tôt ou tard
Demain peut-être ou même ce soir
On va se dire que tout n'est pas perdu
De ce roman inachevé, on va se faire un conte de fées
Mais on a passé l'âge, on n'y croirait plus


On s'est aimé comme on se quitte
Tout simplement sans penser à demain
A demain qui vient toujours un peu trop vite
Aux adieux qui quelque fois se passent un peu trop bien


Roméo, Juliette et tous les autres
Au fond de vos bouquins dormez en paix
Une simple histoire comme la nôtre
Est de celles qu'on écrira jamais

Allons petite il faut partir
Laisser ici nos souvenirs
On va descendre ensemble si tu veux
Et quand elle va nous voir passer
La patronne du café
Va encore nous dire "Salut les amoureux"


On s'est aimé comme on se quitte
Tout simplement sans penser à demain
A demain qui vient toujours un peu trop vite
Aux adieux qui quelque fois se passent un peu trop bien



Delpech Michel

Chez Laurette

: Jeunesse, Nostalgie

Chez Laurette


À sa façon de nous appeler ses "gosses"
On voyait bien qu’elle nous aimait beaucoup
C’était chez elle que notre argent de poche
Disparaissait dans les machines à sous
Après les cours, on allait boire un verre
Quand on entrait, Laurette souriait
Et d’un seul coup, nos leçons, nos problèmes
Disparaissaient quand elle nous embrassait

C’était bien chez Laurette
Quand on faisait la fête
Elle venait vers nous, Laurette
C’était bien, c’était chouette
Quand on était fauchés
Elle payait pour nous, Laurette

Et plus encore, afin qu’on soit tranquilles
Dans son café, y avait un coin pour nous
On s’y mettait pour voir passer les filles
Et j’en connais qui nous plaisaient beaucoup
Si par hasard, on avait l’âme en peine
Laurette seule savait nous consoler
Elle nous parlait et l’on riait quand même
En un clin d’œil, elle pouvait tout changer

C’était bien chez Laurette
On y retournera
Pour ne pas l’oublier, Laurette
Ce sera bien, ce sera chouette
Et on reparlera
Des histoires du passé, chez Laurette
Ce sera bien, ce sera chouette
Et on reparlera
Des histoires du passé, chez Laurette



Duteil Yves

Yves Duteil nous démontre dans toutes ses chansons que l'on peut être très gentil et bienveillant, poli et tolérant, tout en ayant un regard sévère et critique sur toutes les injustices et les dysfonctionnements de notre monde.

La langue de chez nous

: Un pays, un lieu...

La langue de chez nous


C’est une langue belle avec des mots superbes
Qui porte son histoire à travers ses accents
Où l’on sent la musique et le parfum des herbes
Le fromage de chèvre et le pain de froment

Et du Mont-Saint-Michel jusqu’à la Contrescarpe
En écoutant parler les gens de ce pays
On dirait que le vent s’est pris dans une harpe
Et qu’il en a gardé toutes les harmonies

Dans cette langue belle aux couleurs de Provence
Où la saveur des choses est déjà dans les mots
C’est d’abord en parlant que la fête commence
Et l’on boit des paroles aussi bien que de l’eau

Les voix ressemblent aux cours des fleuves et des rivières
Elles répondent aux méandres, au vent dans les roseaux
Parfois même aux torrents qui charrient du tonnerre
En polissant les pierres sur le bord des ruisseaux

C’est une langue belle à l’autre bout du monde
Une bulle de France au nord d’un continent
Sertie dans un étau mais pourtant si féconde
Enfermée dans les glaces au sommet d’un volcan

Elle a jeté des ponts par-dessus l’Atlantique
Elle a quitté son nid pour un autre terroir
Et comme une hirondelle au printemps des musiques
Elle revient nous chanter ses peines et ses espoirs

Nous dire que là-bas dans ce pays de neige
Elle a fait face aux vents qui soufflent de partout,
Pour imposer ses mots jusque dans les collèges
Et qu’on y parle encore la langue de chez nous

C’est une langue belle à qui sait la défendre
Elle offre les trésors de richesses infinies
Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre
Et la force qu’il faut pour vivre en harmonie

Et de  l’Île d’Orléans jusqu’à la Contrescarpe
En écoutant chanter les gens de ce pays
On dirait que le vent s’est pris dans une harpe
Et qu’il a composé toute une symphonie



Le Bûcheron

: Éspérance

Le Bûcheron


Il a fallu qu’un jour un bûcheron se lève,
Abatte un beau cyprès pour vendre à la scierie,
Qu’un amateur de bois, pour faire sécher la sève,
Attende patiemment la moitié de sa vie.

Il a fallu qu’un jour un bateau le transporte
Et qu’un vieil artisan le préfère au sapin,
Que je m’arrête enfin sur le seuil de sa porte
Et qu’avec un sourire, il m’ait serré la main.

Voilà comment, ce soir, je joue sur ma guitare
L’incroyable voyage à travers les années
D’une graine emportée par un vent dérisoire
Pour devenir guitare au fond d’un atelier.

C’est la chaîne sans fin des détails innombrables
Qui fabrique nos jours et ressemble au destin,
Qui fait tomber la pluie sur les déserts de sable
Et s’épanouir les fleurs au cœur de mon jardin.
Chacun n’est qu’un maillon de cette chaîne immense
Et ma vie n’est qu’un point perdu sur l’horizon
Mais il fallait l’amour de toute une existence
Pour qu’un arbre qui meurt devienne une chanson

Dont les mots, par hasard, par des sentiers bizarres
Vont trouver leur bonheur au bout de nos chagrins
Et le temps, peu à peu, s’endort dans nos mémoires
Pour nous faire oublier qu’au début du chemin

C’est la chaîne sans fin des détails innombrables
Qui fabrique nos jours et ressemble au destin,
Qui fait tomber la pluie sur les déserts de sable
Et jaillir la musique aux doigts des musiciens.
Je n’étais qu’un maillon dans cette chaîne immense
Et ma vie n’est qu’un point perdu sur l’horizon
Mais il fallait l’amour de toute une existence
Pour qu’un arbre qui meurt devienne une chanson.



Pour les enfants du monde entier

Les enfants, premières victimes de la bêtise des hommes.

: Courage, Engagée, message, Pour les enfants

Pour les enfants du monde entier 

Solo
Pour les enfants du monde entier 
Qui n’ont plus rien à espérer
Nous voulons faire une prière 
À tous les Maîtres de la Terre

Tous
À chaque enfant qui disparaît, 
C’est l’Univers qui tire un trait
Sur un espoir pour l’avenir 
De pouvoir nous appartenir

Babord
On voit des enfants s’en aller, 
Sourire aux lèvres et cœur léger
Vers la mort et le paradis 
Que des adultes leur ont promis

Tribord
Mais quand ils sautent sur les mines
C’est bien Mozart qu’on assassine
Si le bonheur est à ce prix, 
De quel enfer s’est-il nourri 

Babord
Et combien faudra-t-il payer 
De silence et d’obscurité
Pour effacer dans les mémoires 
Le souvenir de leur histoire 

Tribord
Quel testament, quel évangile, 
Quelle main aveugle ou imbécile
Peut condamner tant d’innocence 
À tant de larmes et de souffrances 

Babord
La peur, la haine et la violence 
Ont mis le feu à leur enfance

Tribord
Leurs chemins se sont hérissés 
De misère et de barbelés

Babord
Peut-on convaincre un dictateur 
d’écouter battre un peu son cœur 

Tribord
Peut-on souhaiter d’un président 
qu’il pleure aussi de temps en temps 


Solo
Pour les enfants du monde entier 
Qui n’ont de voix que pour pleurer
Nous voulons faire une prière 
À tous les Maîtres de la Terre

Babord
Dans vos sommeils de somnifères 
Où vous dormez les yeux ouverts
Laissez souffler pour un instant 
La magie de vos cœurs d’enfants

Tribord
Puisque l’on sait de par le monde, 
Faire la paix pour quelques secondes
Au nom du Père et pour Noël, 
Que la trêve soit éternelle

Babord
Qu’elle taise à jamais les rancœurs 
Et qu’elle apaise au fond des cœurs
La vengeance et la cruauté 
Jusqu’au bout de l’éternité

Tribord
On a pas l’ombre d’un pouvoir 
Mais le cœur débordant d’espoir
Et de chansons pour aujourd’hui 
Qui sont des hymnes pour la vie
Et des ghettos, des bidonvilles, 
Du cœur du siècle de l’exil
Des voix s’élèvent un peu partout 
Qui font chanter les gens / debout

Babord
Vous pouvez fermer vos frontières, 
Bloquer vos ports et vos rivières

Tribord
Mais les chansons voyagent à pied 
En secret dans des cœurs fermés

TOUS
Ce sont les mères qui les apprennent 
À leurs enfants qui les reprennent
Elles finiront par éclater 
Sous le ciel de la liberté
Pour les enfants du monde entier
Pour les enfants du monde entier !



Prendre un enfant par la main

: Amour, Bienveillance, Pour les enfants

Prendre un enfant par la main


Prendre un enfant par la main
Pour l’emmener vers demain
Pour lui donner la confiance en son pas
Prendre un enfant pour un roi
Prendre un enfant dans ses bras
Et pour la première fois
Sécher ses larmes en étouffant de joie
Prendre un enfant dans ses bras

Prendre un enfant par le cœur
Pour soulager ses malheurs
Tout doucement, sans parler, sans pudeur
Prendre un enfant sur son cœur
Prendre un enfant dans ses bras
Mais pour la première fois
Verser des larmes en étouffant sa joie
Prendre un enfant contre soi

Prendre un enfant par la main
Et lui chanter des refrains
Pour qu’il s’endorme à la tombée du jour
Prendre un enfant par l’amour
Prendre un enfant comme il vient
Et consoler ses chagrins
Vivre sa vie des années, puis soudain
Prendre un enfant par la main
En regardant tout au bout du chemin
Prendre un enfant pour le sien



Dylan Bob

Blowin'in the wind

How many roads must a man walk down
Before you call him a man?
How many seas must a white dove sail
Before she sleeps in the sand?


Yes, and how many times must the cannonballs fly
Before they're forever banned?


The answer, my friend, is blowin' in the wind
The answer is blowin' in the wind
Yes, and how many years must a mountain exist
Before it is washed to the sea?
And how many years can some people exist
Before they're allowed to be free?


Yes, and how many times can a man turn his head
And pretend that he just doesn't see?


The answer, my friend, is blowin' in the wind
The answer is blowin' in the wind


Yes, and how many times must a man look up
Before he can see the sky?
And how many ears must one man have
Before he can hear people cry?
Yes, and how many deaths will it take 'til he knows
That too many people have died?


The answer, my friend, is blowin' in the wind
The answer is blowin' in the wind



Écoute dans le vent

Combien de routes un garçon peut-il faire
Avant qu'un homme il ne soit?
Combien l'oiseau doit-il franchir de mers
Avant de s'éloigner du froid?

Combien de morts un canon peut-il faire
Avant que l'on oublie sa voix?


Eh bien, mon ami
Écoute dans le vent
Écoute la réponse dans le vent


Combien de fois doit-on lever les yeux
Avant que de voir le soleil?
Combien d'oreilles faut-il au malheureux
Avant d'écouter son pareil?
Combien de pleurs faut-il à l'homme heureux
Avant que son cœur ne s'éveille?


Eh bien, mon ami
Écoute dans le vent
Écoute la réponse dans le vent


Combien d'années faudra t-il à l'esclave
Avant d'avoir sa liberté?
Combien de temps un soldat est-il brave
Avant de mourir oublié?
Combien de mers franchira la colombe
Avant que nous vivions en paix?


Eh bien, mon ami
Écoute dans le vent
Écoute la réponse dans le vent
Écoute la réponse est dans le vent



Escudero Lény

Un vrai gentil, un pur.

Pour une amourette

Un grand succès !

: Amour, Éspérance, Rupture

Pour une amourette


Pour une amourette
Qui passait par là
J’ai perdu la tête
Et puis me voilà
Pour une amourette
Qui se posait là
Pour une amourette
Qui m’tendait les bras

Pour une amourette
Qui me disait viens
J’ai cru qu’une fête
Dansait dans mes mains
Pour une amourette
Qui faisait du bonheur
J’ai fui la planète
Pour la suivre ailleurs

Alors je me suis dit
T’es au bout du chemin
Tu peux t’arrêter là
Te reposer enfin
Et lorsque l’amour
S’est noyé dans ses yeux
J’ai cru que je venais
D’inventer le ciel bleu

Pour une amourette
Qui m’avait souri
Je me suis fait honnête
J’ai changé ma vie
Pour une amourette
Qui savait m’aimer
Pour une amourette
Qui croyait m’aimer

Pour une amourette
L’amour éternel
Dure le temps d’une fête
Le temps d’un soleil
Et mon amourette
Qui était trop jolie
Vers d’autres conquêtes
Bientôt repartit

Le premier adieu
A gardé son secret
Elle emportait l’amour
Me laissant le regret
Mais le vieux printemps
Au loin refleurissait
Tout contre mon cœur
Déjà il me disait:

Une petite amourette
Faut la prendre comme ça
Un jour, deux peut-être
Longtemps quelquefois
Va sécher tes larmes
Un nouvel amour
Te guette et désarme
Les peines d’un jour

Une petite amourette
Un jour reviendra
Te tourner la tête
Te tendre les bras
Chanter la romance
Du rêve joli
Et je sais d’avance
Que tu diras oui

Alors les amours
Pour toi refleuriront
Tu aimeras encore
À la belle saison
Une petite Amourette
N’est jamais trop jolie
Quand on sait d’avance
Ce que dure la vie.



Fernandel, Sardou... Le Midi

Aujourd'hui peut-être

: Rigolotte, Un pays, un lieu..., Le Midi

Aujourd’hui peut-être


Devant ma maison y a un pin terrible
Dont la grosse branche pourrait bien tomber
Sur mon pauvre toit, quelle belle cible
Cette branche-là, je vais la couper…

Aujourd’hui peut-être, ou alors demain
Ce sacré soleil me donne la flemme
Je la couperai après-demain
Et si je peux pas la couper moi-même
Je demanderai à l’ami Tonin
Qui la coupera aussi bien lui-même
Ce n’est pas qu’on soit feignant par ici
Mais il fait si chaud dans notre Midi

J’ai de beaux lapins, des lapins superbes
Mais ils ont toujours envie de manger
Il faut tout le temps leur couper de l’herbe
Et je devrais bien leur en ramasser…

Aujourd’hui peut-être, ou alors demain
Ces sacrés lapins me donnent la flemme
Je la couperai après-demain
Et si je peux pas la couper moi-même
Hé bé je lâcherai tous mes beaux lapins
Qui la couperont aussi bien eux-mêmes
Ce n’est pas qu’on soit feignant par ici
Mais la terre est basse dans notre Midi

Le soir de mes noces avec Thérèse
Non, mais c’est fini oui
Quand on s’est trouvé tout déshabillés
En sentant frémir son beau corps de braise
Je me suis pensé je vais l’embrasser

Aujourd’hui peut-être, ou alors demain
Moi les émotions, ça me rend tout blême
Je l’embrasserai après demain
Et si je peux pas l’embrasser moi-même
Mais soudain ça m’a pris au petit matin
On est déchaîné chez nous quand on aime
Et deux mois après j’avais trois petits
Nous sommes les rois dans notre Midi



Félicie

Inoubliable !

: Rigolotte

Félicie


C’est dans un coin du bois de Boulogne
Que j’ai rencontré Félicie
Elle arrivait de la Bourgogne
Et moi j’arrivais en taxi
Je trouvais vite une occasion
D’engager la conversation

Il faisait un temps superbe
Je me suis assis sur l’herbe 
Félicie aussi
J’pensais les arbres bourgeonnent
Et les gueules de loup boutonnent
Félicie aussi
Près de nous sifflait un merle
La rosée faisait des perles
Félicie aussi
Un clocher sonnait tout proche
Il avait une drôle de cloche
Félicie aussi

Afin de séduire la petite chatte
Je l’emmenais dîner chez Chartier
Comme elle est fine et délicate
Elle prit un pied de cochon grillé
Et pendant qu’elle mangeait le sien
J’lui fis du pied avec le mien

J’pris un homard sauce tomate
Il avait du poil au pattesFélicie aussi
Puis une sorte de plat aux nouilles
On aurait dit une andouille
Félicie aussi
Je m’offris une gibelotte
Elle embaumait l’échalote
Félicie aussi
Puis une poire et des gaufrettes
Seulement la poire était blette
Félicie aussi

L’Aramon lui tournant la tête
Elle murmura quand tu voudras
Alors j’emmenai ma conquête
Dans un hôtel tout près de là
C’était l’hôtel d’Abyssinie
Et du Calvados réunis

J’trouvais la chambre ordinaire
Elle était pleine de poussière
Félicie aussi
Je m’lavais les mains bien vite
Le lavabo avait une fuite
Félicie aussi
Sous l’armoire y avait une cale
Car elle était toute bancale
Félicie aussi
Et des draps de toile molle
Me chatouillaient les guiboles
Félicie aussi



Le Cabanon

Toute une époque, du côté de Marseille...

: Insouciance, Nostalgie, Le Midi

Le Cabanon


Les gens du Nord, avec des airs d’envie, 
Demandent ce que c’est un cabanon
Le cabanon, c’est toute notre vie, 
C’est tout, c’est rien, car ça n’a pas de nom.
C’est un endroit où nous faisons des blagues, 
Des galéjades qu’on lance sans façon
Où la gaieté se mêle au chant des vagues
C’est le midi, quoi! c’est le cabanon !

Sous le soleil, le dimanche on fourmille
Petits et grands, on est tous réunis
Nous y faisons la bourride en famille
La bouillabaisse, aïoli, ravioli.
Après dîner, chacun chante la sienne
L’oncle Jeannet qui pose au baryton
Nous endort tous, c’est encore une aubaine
De faire un penequet au cabanon.

Pendant ce temps, les jeunes calignaïres
Cherchent toujours un coin pour s’esbinier
Et les parents qui sont de grands blagaïres
Y ne voient pas qu’ils s’en vont caligner
Sur les rochers, ils s’en payent une bosse
Et le soleil leur troublant la raison, 
Neuf mois plus tard, on voit après la noce
Un cago-niéu de maï au cabanon.

Quand on est vieux, alors on se rappelle
Les jours heureux passés au bord de l’eau, 
Tu étais beau, et toi comme tu étais belle
Quand tu mettais ton petit caraco.
Mais c’est fini, l’existence fut brève, 
Mais de tout temps, la vie avait du bon, 
Et l’on s’endort un peu com’ dans un rêve, 
Au bord de mer, un soir au cabanon.



Ferrat Jean

La Montagne

Une jolie mélodie sur la fin d'un monde.

: Nostalgie

La Montagne


Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s’imaginer
En voyant un vol d’hirondelles
Que l’automne vient d’arriver

Ils quittent un à un le pays
Pour s’en aller gagner leur vie
Loin de la terre où ils sont nés
Depuis longtemps ils en rêvaient
De la ville et de ses secrets
Du formica et du ciné
Les vieux, ça n’était pas original
Quand ils s’essuyaient machinal
D’un revers de manche les lèvres
Mais ils savaient tous à propos
Tuer la caille ou le perdreau
Et manger la tomme de chèvre

Avec leurs mains dessus leurs têtes
Ils avaient monté des murettes
Jusqu’au sommet de la colline
Qu’importent les jours, les années
Ils avaient tous l’âme bien née
Noueuse comme un pied de vigne
Les vignes elles courent dans la forêt
Le vin ne sera plus tiré
C’était une horrible piquette
Mais il faisait des centenaires
À ne plus que savoir en faire
S’il ne vous tournait pas la tête

Deux chèvres et puis quelques moutons
Une année bonne et l’autre non
Et sans vacances et sans sorties
Les filles veulent aller au bal
Il n’y a rien de plus normal
Que de vouloir vivre sa vie
Leur vie, ils seront flics ou fonctionnaires
De quoi attendre sans s’en faire
Que l’heure de la retraite sonne
Il faut savoir ce que l’on aime
Et rentrer dans son H.L.M.
Manger du poulet aux hormones



Nuit et brouillard

Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent
Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été


La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure obstinément
Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir
Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
D'autres ne priaient pas mais qu'importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux


Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux?
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues
Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers


On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'Histoire
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare
Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter
L'ombre s'est faite humaine aujourd'hui c'est l'été
Je twisterais les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez


Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres tremblants dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent



Potemkine

: Courage, Engagée, message, Historique

Potemkine 


M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Qui chante au fond de moi au bruit de l’océan
M’en voudrez-vous beaucoup si la révolte gronde
Dans ce nom que je dis au vent des quatre vents

Ma mémoire chante en sourdine… Potemkine

Ils étaient des marins durs à la discipline
Ils étaient des marins, ils étaient des guerriers
Et le cœur d’un marin au grand vent se burine
Ils étaient des marins sur un grand cuirassé

Sur les flots je t’imagine… Potemkine 

M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où celui qui a faim va être fusillé
Le crime se prépare et la mer est profonde
Que face aux révoltés montent les fusiliers

C’est mon frère qu’on assassine… Potemkine

Mon frère, mon ami, mon fils, mon camarade
Tu ne tireras pas sur qui souffre et se plaint
Mon frère, mon ami, je te fais notre alcade
Marin ne tire pas sur un autre marin

Ils tournèrent leurs carabines… Potemkine

M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où l’on punit ainsi qui veut donner la mort
M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où l’on n’est pas toujours du côté du plus fort

Ce soir j’aime la marine… Potemkine



Que serais-je sans toi

Belle mélodie sur ce poème d'Aragon pour un hymne à l'amour .

: Amour

Que serais-je sans toi
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre ?
Que serais-je sans toi qu’un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement


J’ai tout appris de toi sur les choses humaines
Et j’ai vu désormais le monde à ta façon.
J’ai tout appris de toi, comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines.
Comme, au passant qui chante, on reprend sa chanson
J’ai tout appris de toi jusqu’au sens du frisson.


J’ai tout appris de toi, pour ce qui me concerne
Qu’il fait jour à midi, qu’un ciel peut être bleu
Que le bonheur n’est pas un quinquet de taverne.
Tu m’as pris par la main dans cet enfer moderne
Où l’homme ne sait plus ce que c’est qu’être deux.
Tu m’as pris par la main comme un amant heureux.


Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes
N’est-ce pas un sanglot de la déconvenue
Une corde brisée aux doigts du guitariste ?
Et pourtant, je vous dis que le bonheur existe
Ailleurs que dans le rêve, ailleurs que dans les nues.
Terre, terre, voici ses rades inconnues.



Ferré Léo

L'Étrangère

L'Étrangère

Il existe près des écluses
Un bas quartier de bohémiens
Dont la belle jeunesse s'use
A démêler le tien du mien
En bande on s'y rend en voiture
Ordinairement au mois d'août
Ils disent la bonne aventure
Pour des piments et du vin doux


On passe la nuit claire à boire
On danse en frappant dans ses mains
On n'a pas le temps de le croire
Il fait grand jour et c'est demain
On revient d'une seule traite
Gais, sans un sou, vaguement gris
Avec des fleurs plein les charrettes
Son destin dans la paume écrit


J'ai pris la main d'une éphémère
Qui m'a suivi dans ma maison
Elle avait des yeux d'outremer
Elle en montrait la déraison
Elle avait la marche légère
Et de longues jambes de faon
J'aimais déjà les étrangères
Quand j'étais un petit enfant!


Celle-ci parla vite vite
De l'odeur des magnolias
Sa robe tomba tout de suite
Quand ma hâte la délia.
En ce temps-là, j'étais crédule
Un mot m'était promission
Et je prenais les campanules
Pour des fleurs de la passion


A chaque fois tout recommence
Toute musique me saisit
Et la plus banale romance
M'est éternelle poésie
Nous avions joué de notre âme
Un long jour, une courte nuit
Puis au matin: "Bonsoir madame"
L'amour s'achève avec la pluie



Fugain Michel

Chante

: Bienveillance, Éspérance, Insouciance

Chante


Chante la vie, chante
Comme si tu devais mourir demain
Comme si plus rien n’avait d’importance
Chante, oui chante
Aime la vie, aime
Comme un voyou, comme un fou, comme un chien
Comme si c’était ta dernière chance
Chante, oui chante

Tu peux partir quand tu veux
Et tu peux dormir où tu veux
Rêver d’une fille
Prendre la Bastille
Ou claquer ton fric au jeu
Mais n’oublie pas

Chante la vie, chante
Comme si tu devais mourir demain
Comme si plus rien n’avait d’importance
Chante, oui chante
Fête, fais la fête
Pour un amour un ami ou un rien
Pour oublier qu’il pleut sur tes vacances
Chante, oui chante

Et tu verras que c’est bon
De laisser tomber sa raison
Sors par les fenêtres
Marche sur la tête
Pour changer les traditions
Mais n’oublie pas

Chante la vie, chante (chante, chante)
Comme si tu devais mourir demain
Comme si plus rien n’avait d’importance
Chante, oui chante
Chante chante, la la la la la la la la
Comme si tu devais
Chante à la fenêtre
Marche sur la tête
Chante, oui chante



Hardy Françoise

Comment te dire adieu

Sous aucun prétexte
Je ne veux
Avoir de réflexes
Malheureux
Il faut que tu m'expliques
Un peu mieux
Comment te dire adieu


Mon cœur de silex
Vite prend feu
Ton cœur de pyrex
Résiste au feu
Je suis bien perplexe
Je ne veux
Me résoudre aux adieux


Je sais bien qu'un ex-amour n'a pas de chance, ou si peu
Mais pour moi un explication vaudrait mieux
Sous aucun prétexte
Je ne veux
Devant toi surexposer mes yeux
Derrière un kleenex
Je saurais mieux
Comment te dire adieu
Comment te dire adieu
Tu es mis à l'index, nos nuits blanches, nos matins gris-bleu
Mais pour moi une explication vaudrait mieux

Sous aucun prétexte
Je ne veux
Devant toi surexposer mes yeux
Derrière un kleenex
Je saurais mieux
Comment te dire adieu
Comment te dire adieu
Comment te dire adieu



Em7                 A7    D               Em6   Gb7     Bm
Sous aucun prétexte Je ne veux Avoir de réflexes Malheureux
            Em7           G   Gb7                   Bm   Bbm-5 Bm
Il faut que tu m'explique un peu mieux Comment te dire adieu
 
               Em7 A7         D                  Em6 Gb7        D
Mon coeur de silex Vite prend feu Ton coeur de pyrex Résiste au feu
                Em7   G    Gb7                    Bm    …Em  Bm
Je suis bien perplexe Je ne veux Me résoudre aux adieux
 
 
[Verse]
 
   G         G5       G6                Gbm
Je sais bien qu'un ex Amour n'as pas de chance ou si peu
Em                Em7    Em6           Gb7    Bbm-5
Mais pour moi une explication voudrait mieux
 
 
[Chorus]
 
              Em7   A7      D                Em6     Gb7  Bm
Sous aucun prétexte Je ne veux Devant toi surexposer mes yeux
                Em7    G      Gb7
Derrière un kleenex je saurais mieux
                 Bm  Em  Bm
Comment te dire adieu
   Gb7            Bm  Em  Bm
Comment te dire adieu
 
 
[Verse]
 
   G            G5 ...G6
Tu as mis a l'index
                         Gbm
Nos nuits blanches nos matins gris-bleu
          Em        Em7  Em6           Gb7      Bbm-5
Mais pour moi une explication voudrait mieux
 
 
[Chorus]
 
              Em    A7      D
Sous aucun prétexte Je ne veux
              Em6 Gb7      Bm
Devant toi surexposer mes yeux
                Em7       G
Derrière un kleenex je saurais mieux
 
 
[Outro]
 
Gb7               Bm  Bbm-5  Bm
Comment te dire adieu
Gb7               Bm   Bbm-5  Bm
Comment te dire adieu  

La maison où j'ai grandi

Quand je me tourne vers mes souvenirs
Je revois la maison où j'ai grandi
Il me revient des tas de choses
Je vois des roses dans un jardin
Là où vivaient des arbres, maintenant
La ville est là
Et la maison, les fleurs que j'aimais tant
N'existent plus


Ils savaient rire, tous mes amis
Ils savaient si bien partager mes jeux
Mais tout doit finir pourtant dans la vie
Et j'ai dû partir, les larmes aux yeux
Mes amis me demandaient: "Pourquoi pleurer?"
Et "Couvrir le monde vaut mieux que rester
Tu trouveras toutes les choses qu'ici
On ne voit pas
Toute une ville qui s'endort la nuit
Dans la lumière"


Quand j'ai quitté ce coin de mon enfance
Je savais déjà que j'y laissais mon cœur
Tous mes amis, oui, enviaient ma chance
Mais moi, je pense encore à leur bonheur
à l'insouciance qui les faisait rire
Et il me semble que je m'entends leur dire
"Je reviendrai un jour, un beau matin
Parmi vos rires

Oui, je prendrai un jour le premier train
Du souvenir"


La temps a passé et me revoilà
Cherchant en vain la maison que j'aimais
Où sont les pierres et où sont les roses
Toutes les choses auxquelles je tenais
D'elles et de mes amis plus une trace
D'autres gens, d'autres maisons ont volé leurs places
Là où vivaient des arbres, maintenant
La ville est là
Et la maison, où est-elle, la maison
Où j'ai grandi?
Je ne sais pas où est ma maison
La maison où j'ai grandi
Où est ma maison?
Qui sait où est ma maison?
Ma maison, où est ma maison?
Qui sait où est ma maison?
 



C                                 G7
 quand je me tourne vers mes souvenirs
          G7                    C
je revois la maison où j'ai grandi
          C               G7
il me revient des tas de choses
            G7               C
je vois des roses dans un jardin
         Am                      Am                C
là où vivaient des arbres, maintenant la ville est là
         Am                  Am                        C      C
et la maison, les fleurs que j'aimais tant, n'existent plus
 
 
             C             G7
ils savaient rire tous mes amis
                                  C
ils savaient si bien partager mes jeux
                                      G7
mais tout doit finir pourtant dans la vie
                                 C
et j'ai dû partir les larmes aux yeux
                                     G7
mes amis me demandaient pourquoi pleurer
                                    C
découvrir le monde vaut mieux que rester
         Am                                      C
tu trouveras toutes les choses qu'ici on ne voit pas
          Am                                    C
toute une ville qui s'endort la nuit dans la lumière
 
 
              C                    G7
quand j'ai quitté ce coin de mon enfance
                                    C
je savais déjà que j'y laissais mon coeur
                           G7
tous mes amis enviaient ma chance
                                   C
mais moi je pense encore à leur bonheur
                                 G7
à l'insouciance, qui les faisait rire
                                      C
et il me semble que je m'entends leur dire
         Am                                     C
je reviendrai un jour, un beau matin, parmi vos rires
            Am                                    C
oui, je prendrai un jour le premier train du souvenir
 
 
           C                G7
le temps a passé et me revoilà
                                    C
cherchant en vain la maison que j'aimais
                                   G7
où sont les pierres et où sont les roses
                                  C
toutes ces choses auxquelles je tenais
                                  G7
d'elles, et de mes amis, plus une trace
                                               C
d'autres gens, d'autres maisons ont volé leurs places
        Am                                         C
là où vivaient des arbres, maintenant la ville est là
         Am                                     C
et la maison, où est-elle la maison où j'ai grandi
               Am               C         Am
je ne sais pas où est ma maison, la maison où j'ai grandi
   C             Am           C             Am
où est ma maison, qui sait où est la maison
  

Le temps de l'amour

C'est le temps de l'amour
Le temps des copains
Et de l'aventure
Quand le temps va et vient
On ne pense à rien
Malgré ses blessures
Car le temps de l'amour
C'est long et c'est court
Ça dure toujours
On s'en souvient

On se dit qu'à vingt ans
On est les rois du monde
Et qu'éternellement
Il y aura dans nos yeux
Tout le ciel bleu

C'est le temps de l'amour
Le temps des copains
Et de l'aventure
Quand le temps va et vient
On ne pense à rien
Malgré ses blessures
Car le temps de l'amour
Ça vous met au cœur
Beaucoup de chaleur
Et de bonheur

Un beau jour c'est l'amour
Et le cœur bat plus vite
Car la vie suit son cours
Et l'on est tout heureux
D'être amoureux


C'est le temps de l'amour
Le temps des copains
Et de l'aventure
Quand le temps va et vient
On ne pense à rien
Malgré ses blessures
Car le temps de l'amour
C'est long et c'est court
Ça dure toujours
On s'en souvient
On s'en souvient
On s'en souvient
On s'en souvient
On s'en souvient



Am
C'est le temps de l'amour
 
Le temps des copains
             Dm
Et de l'aventure 
 
Quand le temps va et vient
 
On ne pense à rien
                 E7
Malgré ses blessures
Am
Car le temps de l'amour
 
C'est long et c'est court
             E7
Ca dure toujours
             Am
On s'en souvient
 
 
[Verse]
                     Dm
On se dit qu'à vingt ans
                     E7
On est les rois du monde
Am              Dm
Et qu'éternellement
                   E7
Il y aura dans nos yeux
 
Tout le ciel bleu
 
 
[Chorus]
Am
C'est le temps de l'amour
 
Le temps des copains
          Dm
Et de l'aventure
 
Quand le temps va et vient
 
On ne pense à rien
               E7
Malgré ses blessures
Am
Car le temps de l'amour
 
Ça vous met au cœur
                E7
Beaucoup de chaleur
        Am
Et de bonheur
 
 
[Verse 2]
                      Dm
Un beau jour c'est l'amour
                     E7
Et le cœur bat plus vite
Am                    Dm
Car la vie suit son cours
                    E7
Et l'on est tout heureux
 
D'être amoureux
 
 
[Chorus]
Am
C'est le temps de l'amour
 
Le temps des copains
             Dm
Et de l'aventure
 
Quand le temps va et vient
 
On ne pense à rien
                E7
Malgré ses blessures
Am
Car le temps de l'amour
 
C'est long et c'est court
             E7
Ça dure toujours
 
[Outro]
              Am   E7
On s'en souvient
              Am   E7
On s'en souvient
              Am   E7
On s'en souvient
              Am   E7
On s'en souvient
              Am   E7
On s'en souvient

Message personnel

Au bout du téléphone, il y a votre voix
Et il y a les mots que je ne dirai pas
Tous ces mots qui font peur quand ils ne font pas rire
Qui sont dans trop de films, de chansons et de livres
Je voudrais vous les dire
Et je voudrais les vivre
Je ne le ferai pas
Je veux, je ne peux pas


Je suis seule à crever et je sais où vous êtes
J'arrive, attendez-moi, nous allons nous connaître
Préparez votre temps, pour vous j'ai tout le mien
Je voudrais arriver, je reste, je me déteste
Je n'arriverai pas
Je veux, je ne peux pas


Je devrais vous parler
Je devrais arriver
Ou je devrais dormir
J'ai peur que tu sois sourd
J'ai peur que tu sois lâche
J'ai peur d'être indiscrète
Je ne peux pas vous dire que je t'aime peut-être


Chanté


Mais si tu crois un jour que tu m'aimes
Ne crois pas que tes souvenirs me gênent
Et cours, cours jusqu'à perdre haleine
Viens me retrouver
Si tu crois un jour que tu m'aimes
Et si ce jour-là tu as de la peine
À trouver où tous ces chemins te mènent
Viens me retrouver
Si le dégoût de la vie vient en toi
Si la paresse de la vie s'installe en toi
Pense à moi
Pense à moi
Mais si tu crois un jour que tu m'aimes
Ne le considère pas comme un problème
Et cours et cours jusqu'à perdre haleine
Viens me retrouver
Si tu crois un jour que tu m'aimes
N'attends pas un jour, pas une semaine
Car tu ne sais pas où la vie t'amène
Viens me retrouver
Si le dégoût de la vie vient en toi
Si la paresse de la vie s'installe en toi
Pense à moi
Pense à moi



Au bout du téléphone il y a votre voix
Et il y a les mots que je ne dirai pas
Tous ces mots qui font peur quand ils ne font pas rire
Qui sont dans trop de films, de chansons et de livres
Je voudrais vous les dire et je voudrais les vivre
Je ne le ferai pas: je veux, je ne peux pas
 
 
Je suis seule à crever et je sais où vous êtes
J'arrive, attendez-moi, nous allons nous connaître
Préparez votre temps, pour vous j'ai tout le mien
Je voudrais arriver, je reste, je me déteste
Je n'arriverai pas: je veux, je ne peux pas
 
 
Je devrais vous parler, je devrais arriver ou je devrais dormir
J'ai peur que tu sois sourd, j'ai peur que tu sois lâche
J'ai peur d'être indiscrète
Je ne peux pas vous dire que je t'aime peut-être
 
 
Chanté:
           Dm7                  G7
Mais si tu crois un jour que tu m'aimes
             Cm7                  F7
Ne crois pas que tes souvenirs me gênent
          Bbm7                   Eb7
Et cours, cours jusqu'à perdre haleine
         Cm7/F       F
Viens me retrouver
      Dm7                  G7
Si tu crois un jour que tu m'aimes
         Cm7                 F7
Et si ce jour-là tu as de la peine
          Bbm7                   Eb7
À trouver où tous ces chemins te mènent
         Cm7/F       F
Viens me retrouver
 
 
Bbm                Bbm/A        Bbm/G   Bbm/Gb
Si le dégoût de la vie vient en toi
   Ebm              Ebm/Db            Ebm/C  F7
Si la paresse de la vie s'installe en toi
        Bbm   Bbm/Ab
Pense à moi
        Bbm/G   GbM7
Pense à moi
 
 
           Dm7                  G7
Mais si tu crois un jour que tu m'aimes
             Cm7                  F7
Ne crois pas que tes souvenirs me gênent
               Bbm7                   Eb7
Et cours, oui, cours jusqu'à perdre haleine
         Cm7/F       F
Viens me retrouver
      Dm7                  G7
Si tu crois un jour que tu m'aimes
         Cm7                 F7
Et si ce jour-là tu as de la peine
          Bbm7                   Eb7
À trouver où tous ces chemins te mènent
         Cm7/F       F
Viens me retrouver
 
 
Bbm                Bbm/A        Bbm/G   Bbm/Gb
Si le dégoût de la vie vient en toi
   Ebm              Ebm/Db            Ebm/C  F7
Si la paresse de la vie s'installe en toi
        Bbm   Bbm/Ab
Pense à moi
        Bbm/G   GbM7
Pense à moi
 
 
           Dm7        G7
Mais si tu....
Cm7        F7
Bbm7       Eb7
Cm7        F7

Mon ami la rose

On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l'a dit ce matin


À l'aurore je suis née
Baptisée de rosée
Je me suis épanouie
Heureuse et amoureuse
Aux rayons du soleil
Me suis fermée la nuit
Me suis réveillée vieille
Pourtant j'étais très belle
Oui, j'étais la plus belle
Des fleurs de ton jardin

On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l'a dit ce matin


Vois le dieu qui m'a faite
Me fait courber la tête
Et je sens que je tombe
Et je sens que je tombe
Mon cœur est presque nu
J'ai le pied dans la tombe
Déjà je ne suis plus
Tu m'admirais hier
Et je serai poussière
Pour toujours demain

On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Est morte ce matin


La lune cette nuit
A veillé mon amie
Moi en rêve j'ai vu
Éblouissante et nue
Son âme qui dansait
Bien au-delà des nues
Et qui me souriait
Croit, celui qui peut croire
Moi, j'ai besoin d'espoir
Sinon je ne suis rien
Ou bien si peu de chose
C'est mon amie la rose
Qui l'a dit hier matin



Dm
  On est bien peu de chose
               Dm
et mon amie la rose me l'a dit ce matin
 
[Verse]
                   Gm
A l'aurore je suis née
   Dm         Gm
baptisée de rosée
   Dm         A
je me suis épanouie
A
heureuse et amoureuse
                Dm
Aux rayons du soleil
                  C
me suis fermée la nuit
   Bb                A
me suis réveillée vieille
                      Dm
Pourtant j'étais très belle
     Am              Dm
oui, j'étais la plus belle
    C             Dm
des fleurs de ton jardin
 
[Chorus]
                   Dm
On est bien peu de chose
               Dm
et mon amie la rose me l'a dit ce matin
 
[Verse]
                     Gm
Vois le Dieu qui m'a faite
   Dm              Gm
me fait courber la tête
      Dm          A
et je sens que je tombe
                  A
et je sens que je tombe
                      Dm
mon coeur est presque nu
                     C
j'ai le pied dans la tombe
  Bb            A
déjà je ne suis plus
              Dm
Tu m'admirais hier
   Am           Dm
et je serai poussière
     C          Dm
pour toujours demain
 
[Chorus]
                   Dm
On est bien peu de chose
               Dm
et mon amie la rose est morte ce matin
 
[Verse]
              Gm
La lune cette nuit
  Dm         Gm
a veillé mon amie
     Dm            A
moi, en rêve, j'ai vu
A
éblouissante et nue
               Dm
son âme qui dansait
                 C
bien au-delà des nues
    Bb         A
et qui me souriait
                     Dm
crois celui qui peut croire
 Am                  Dm
moi, j'ai besoin d'espoir
  C              Dm
sinon je ne suis rien
 
[Chorus]
                  Dm
Ou bien si peu de chose
                  Dm
c'est mon amie la rose qui l'a dit hier matin. 

Tous les garçons et les filles

Tous les garçons et les filles de mon âge
Se promènent dans la rue deux par deux
Tous les garçons et les filles de mon âge
Savent bien ce que c'est d'être heureux
Et les yeux dans les yeux et la main dans la main
Ils s'en vont amoureux sans peur du lendemain
Oui mais moi, je vais seule par les rues, l'âme en peine
Oui mais moi, je vais seule, car personne ne m'aime


Mes jours comme mes nuits
sont en tous points pareils

Sans joies et pleins d'ennuis
Personne ne murmure
"je t'aime" à mon oreille


Tous les garçons et les filles de mon âge
Font ensemble des projets d'avenir
Tous les garçons et les filles de mon âge
Savent très bien ce qu'aimer veut dire
Et les yeux dans les yeux et la main dans la main
Ils s'en vont amoureux sans peur du lendemain
Oui mais moi, je vais seule par les rues, l'âme en peine
Oui mais moi, je vais seule, car personne ne m'aime


Mes jours comme mes nuits
sont en tous points pareils

Sans joies et pleins d'ennuis, oh
Quand donc pour moi brillera le soleil?


Comme les garçons et les filles de mon âge
Connaîtrais-je bientôt ce qu'est l'amour?
Comme les garçons et les filles de mon âge
Je me demande quand viendra le jour
Où les yeux dans ses yeux et la main dans sa main
J'aurai le cœur heureux sans peur du lendemain
Le jour où je n'aurai plus du tout l'âme en peine
Le jour où moi aussi j'aurai quelqu'un qui m'aime



C                       Am
Tous les garçons et les filles de mon âge
       Dm7                         G7
Se promènent dans la rue deux par deux
C                       Am
Tous les garçons et les filles de mon âge
       Dm7                           G7
Savent bien ce que c'est qu'être heureux 


       C             Am         Dm7          G7
Et les yeux dans les yeux et la main dans la main
         C        Am             Dm7     G7
Ils s'en vont amoureux sans peur du lendemain
         C            Am            Dm7            G7
Oui mais moi, je vais seule par les rues, l'âme en peine
         C            Am            Dm7 G7    C     (C7)
Oui mais moi, je vais seule, car person-ne ne m'aime
 
 
[Bridge]
F                   C     (C7)
Mes jours comme mes nuits
F                   G
Sont en tous points pareils
F                        C
Sans joies et pleins d'ennuis
F                               Dm     G7
Personne ne murmure "je t'aime" à mon oreille
 
 
[Verse 2]
C                       Am
Tous les garçons et les filles de mon âge
     Dm7                       G7
Font ensemble des projets d'avenir
C                       Am
Tous les garçons et les filles de mon âge
       Dm7                        G7
Savent très bien ce qu'aimer veut dire
 
 
[Chorus]
       C             Am         Dm7          G7
Et les yeux dans les yeux et la main dans la main
         C        Am             Dm7      G7
Ils s'en vont amoureux sans peur du lendemain
         C            Am            Dm7            G7
Oui mais moi, je vais seule par les rues, l'âme en peine
         C            Am           Dm7  G7    C      (C7)
Oui mais moi, je vais seule, car person-ne ne m'aime
 
 
[Bridge]
F                   C      (C7)
Mes jours comme mes nuits
F                   G
Sont en tous points pareils
F                        C
Sans joies et pleins d'ennuis
F                             Dm      G7
Oh! Quand donc pour moi brillera le soleil ?
 
 
[Verse 3]
C                        Am
Comme les garçons et les filles de mon âge
      Dm7                          G7
Connaîtrais-je bientôt ce qu'est l'amour?
C                        Am
Comme les garçons et les filles de mon âge
      Dm7                      G7
je me demande quand viendra le jour
 
 
[Chorus]
       C             Am         Dm7          G7
Où les yeux dans ses yeux et la main dans sa main
        C            Am            Dm7     G7
J'aurai le coeur heureux sans peur du lendemain
        C          Am         Dm7           G7
Le jour où je n'aurai plus du tout l'âme en peine
        C          Am          Dm7   G7        C
Le jour où, moi aussi, j'aurai quelqu'un qui m'aime

Johnny

L'envie

L'envie

 

Qu'on me donne l'obscurité puis la lumière
Qu'on me donne la faim, la soif puis un festin
Qu'on m'enlève ce qui est vain et secondaire
Que je retrouve le prix de la vie, enfin
Qu'on me donne la peine pour que j'aime dormir
Qu'on me donne le froid pour que j'aime la flamme
Pour que j'aime ma terre qu'on me donne l'exil
Et qu'on m'enferme un an pour rêver à des femmes


On m'a trop donné bien avant l'envie
J'ai oublié les rêves et les merci
Toutes ces choses qui avaient un prix
Qui font l'envie de vivre et le désir
Et le plaisir aussi
Qu'on me donne l'envie
L'envie d'avoir envie
Et qu'on allume ma vie


Qu'on me donne la haine pour que j'aime l'amour
La solitude aussi pour que j'aime les gens
Pour que j'aime le silence qu'on me fasse des discours
Et toucher la misère pour respecter l'argent
Pour que j'aime être sain, vaincre la maladie
Qu'on me donne la nuit pour que j'aime le jour
Qu'on me donne le jour pour que j'aime la nuit
Pour que j'aime aujourd'hui oublier les "toujours"


On m'a trop donné bien avant l'envie
J'ai oublié les rêves et les merci
Toutes ces choses qui avaient un prix
Qui font l'envie de vivre et le désir
Et le plaisir aussi
Qu'on me donne l'envie
L'envie d'avoir envie
Et qu'on rallume ma vie


On m'a trop donné bien avant l'envie
J'ai oublié les rêves et les merci
Toutes ces choses qui avaient un prix
Qui font l'envie de vivre et le désir
Et le plaisir aussi
Qu'on me donne l'envie
L'envie d'avoir envie
Qu'on rallume ma vie
Qu'on me donne l'envie
L'envie d'avoir envie
Qu'on rallume ma vie



La musique que j'aime

 La musique, que j'aime

Toute la musique, que j'aime
Elle vient de là, elle vient du blues
Les mots ne sont jamais les mêmes
Pour exprimer ce qu'est le blues


J'y mets mes joies, j'y mets mes peines
Et tout ça, ça devient le blues
Je le chante autant que je l'aime
Et je le chanterai toujours


Il y a longtemps sur des guitares
Des mains noires lui donnaient le jour
Pour chanter les peines et les espoirs
Pour chanter Dieu et puis l'amour


La musique vivra tant que vivra le blues
Le blues ça veut dire que je t'aime
Et que j'ai mal à en crever
Je pleure mais je chante quand même


C'est ma prière pour te garder
Toute la musique que j'aime
Elle vient de là, elle vient du blues
Les mots, les mots ne sont jamais les mêmes


Pour exprimer ce qu'est le blues
J'y mets mes joies, j'y mets mes peines
Et tout ça, ça devient le blues
Je le chante autant que je l'aime


Et je le chanterai toujours
Il y a longtemps sur des guitares
Des mains noires lui donnaient le jour
Pour chanter les peines et les espoirs


Pour chanter Dieu et puis l'amour
Le blues ça veut dire que je t'aime
Et que j'ai mal à en crever
Je pleure mais je chante quand même


C'est ma prière pour te garder
Toute la musique que j'aime
Elle vient de là, elle vient du blues
Les mots ne sont jamais les mêmes


Pour exprimer ce qu'est le blues
Toute la musique que j'aime
Toute la musique que j'aime
Toute la musique que j'aime
Elle vient de là, elle vient du blues
Elle vient de là, elle vient...
Elle vient du blues
Merci



Le pénitencier

Le pénitencier


Les portes du pénitencier
Bientôt vont se refermer
Et c'est là que je finirai ma vie
Comme d'autres gars l'ont finie

Pour moi, ma mère a donné
Sa robe de mariée
Peux-tu jamais me pardonner
Je t'ai trop fait pleurer


Le soleil n'est pas fait pour nous
C'est la nuit qu'on peut tricher
Toi qui ce soir as tout perdu
Demain, tu peux gagner


Oh, mères, écoutez-moi
Ne laissez jamais vos garçons
Seuls la nuit traîner dans les rues
Ils iront tout droit en prison


Et toi la fille qui m'a aimé
Je t'ai trop fait pleurer
Les larmes de honte que tu as versées
Il faut les oublier


Et les portes du pénitencier
Bientôt vont se fermer
Et c'est là que je finirai ma vie
Comme d'autres gars l'ont finie



Pour moi la vie va commencer

Pour moi la vie va commencer


Pour moi la vie va commencer
En revenant dans ce pays
Là où le soleil et le vent
Là où mes amis, mes parents
Avaient gardé mon cœur d'enfant


Pour moi la vie va commencer
Et mon passé sort de l'oubli
Foulant le sol de ma prairie
Chevauchant avec mes amis


Pour moi la vie va commencer
Pour moi la vie va commencer
Je peux voir descendre la nuit
Sans avoir peur d'être surpris
Tandis qu'au loin comme un troupeau
Passent les ombres des chevaux


Pour moi la vie va commencer
Et sous le ciel de ce pays
Sans jamais connaître l'ennui
Mes années passeront sans bruit
Entre le ciel et mes amis


Pour moi la vie va commencer
Pour moi la vie va commencer
Pour moi la vie va commencer



Retiens la nuit

Retiens la nuit

Retiens la nuit pour nous deux, jusqu'à la fin du monde
Retiens la nuit pour nos cœurs dans sa course vagabonde
Serre-moi fort contre ton corps, il faut qu'à l'heure des folies
Le grand amour raye le jour et nous fasse oublier la vie


Retiens la nuit, avec toi, elle paraît si belle
Retiens la nuit, mon amour, qu'elle devienne éternelle
Pour le bonheur de nos deux cœurs, arrête le temps et les heures
Je t'en supplie à l'infini, retiens la nuit


Ne me demande pas d'où me vient ma tristesse
Ne me demande rien, tu ne comprendrais pas
En découvrant l'amour je frôle la détresse
En croyant au bonheur, la peur entre en mes joies


Retiens la nuit pour nous deux, jusqu'à la fin du monde
Retiens la nuit pour nos cœurs dans sa course vagabonde
Serre-moi fort contre ton corps, il faut qu'à l'heure des folies
Le grand amour raye le jour et nous fasse oublier la vie


Retiens la nuit, avec toi, elle paraît si belle
Retiens la nuit, mon amour, qu'elle devienne éternelle
Pour le bonheur de nos deux cœurs, arrête le temps et les heures
Je t'en supplie à l'infini, retiens la nuit
Oh je t'en supplie à l'infini, retiens la nuit



Souvenir souvenir

Souvenirs, souvenirs


Souvenirs, souvenirs
Je vous retrouve en mon cœur
Et vous faites refleurir
Tous mes rêves de bonheur


Je me souviens d'un soir de danse
Joue contre joue
Des rendez-vous de nos vacances
Quand nous faisions les fous


Souvenirs, souvenirs
De nos beaux jours de l'été
Lorsque nous partions cueillir
Mille fleurs, mille baisers


Et pour mieux garder dans ma tête
Les joies de la belle saison
Souvenirs, souvenirs
Il nous reste nos chansons


Souvenirs, souvenirs
Quelque part dans le matin
Où le soleil semblait rire
Tout le long de nos chemins


Nous n'avions au fond de nos poches
Qu'un peu d'espoir
Mais nous partions comme Gavroche
Le cœur assez bavard


Souvenirs, souvenirs
Vous revenez dans ma vie
Illuminant l'avenir
Lorsque mon ciel est trop gris


On dit que le temps vous emporte
Et pourtant ça, j'en suis certain
Souvenirs, souvenirs
Vous resterez mes copains



Kids United

On écrit sur les murs

On écrit sur les murs


La la la la...


On écrit sur les murs le nom de ceux qu’on aime
Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs à l’encre de nos veines
On dessine tout ce que l’on voudrait dire
On écrit sur les murs la force de nos rêves
Nos espoirs en forme de graffiti
On écrit sur les murs pour que l’amour se lève
Un beau jour sur le monde endormi


Partout autour de nous
Y’a des signes d’espoir dans les regards
Donnons leur écrit
Car dans la nuit
Tout s’efface
Même leur trace


On écrit sur les murs le nom de ceux qu’on aime
Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs à l’encre de nos veines
On dessine tout ce que l’on voudrait dire
On écrit sur les murs la force de nos rêves
Nos espoirs en forme de graffiti
On écrit sur les murs pour que l’amour se lève
Un beau jour sur le monde endormi


Des mots seulement gravés
Pour ne pas oublier, pour tout changer
Mélangeons demain dans un refrain
Nos visages
Métissage


On écrit sur les murs le nom de ceux qu’on aime
Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs à l’encre de nos veines
On dessine tout ce que l’on voudrait dire
On écrit sur les murs la force de nos rêves
Nos espoirs en forme de graffiti
On écrit sur les murs pour que l’amour se lève
Un beau jour sur le monde endormi


Très doux, presque bouche fermée

On écrit sur les murs le nom de ceux qu’on aime
Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs à l’encre de nos veines
On dessine tout ce que l’on voudrait dire

Reprise forte

On écrit sur les murs le nom de ceux qu’on aime
Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs à l’encre de nos veines
On dessine tout ce que l’on voudrait dire
On écrit sur les murs la force de nos rêves
Nos espoirs en forme de graffiti
On écrit sur les murs pour que l’amour se lève
Un beau jour sur le monde endormi

Un beau jour sur le monde endormi...



L'art à tatouille

Ô Pétard

Je suis un vrai sauvage
Des cabanes de Mauguio
C'est l'été loin de la plage
L'hiver, les pieds dans l'eau
Mais quand l'apéro s'engage
Même par mauvais temps
Même sous les nuages
Je chante au bord de l'étang


Oh pétard, pétard, qu'il fait beau
Oh pétard, pétard, qu'il fait chaud
Ici même les mouettes bronzent
Oh pétard de loin on dirait des corbeaux


Comme les marguerites ou comme les abeilles
On a toujours la frite quand on est au soleil
Les cabaniers du midi sont tous un peu menteurs
Et même sous la pluie, ils chantent tous en chœur


Oh pétard, pétard, qu'il fait beau
Oh pétard, pétard, qu'il fait chaud
Ici même les mouettes bronzent
Oh pétard de loin on dirait des corbeaux

Oh pétard, pétard, qu'il fait beau
Oh pétard, pétard, qu'il fait chaud
Ici même les mouettes bronzent
Oh pétard de loin on dirait des corbeaux


Je suis un vrai sauvage
Des cabanes de Mauguio
C'est l'été loin de la plage
L'hiver, les pieds dans l'eau
Mais quand l'apéro s'engage
Même par mauvais temps
Même sous les nuages
Je chante au bord de l'étang


Oh pétard, pétard, qu'il fait beau
Oh pétard, pétard, qu'il fait chaud
Ici même les mouettes bronzent
Oh pétard de loin on dirait des corbeaux

Oh pétard, pétard, qu'il fait beau
Oh pétard, pétard, qu'il fait chaud
Ici même les mouettes bronzent
Oh pétard de loin on dirait des corbeaux

Oh pétard de loin on
Oh pétard de loin on
Oh pétard de loin...

On dirait des corbeaux



Lapointe Boby

Aragon et Castille

Logique complètement fantaisiste, c'est Boby !

: Humour, Satirique, Un pays, un lieu...

Aragon et Castille


Au pays daga d’Aragon
Il y avait ugud une fille
Qui aimait les glaces au citron 
Et vanille
Au pays degue de Castille
Il y avait tegued un garçon
Qui vendait des glaces vanille 
Et citron

Moi j’aime mieux les glaces au chocolat

Poils au bras

Mais chez mon pâtissier il n’y en a plus

C’est vendu

C’est pourquoi je n’en ai pas pris

Tant pis pour lui

Et j’ai mangé pour tout dessert

Du camembert

Le camembert c’est bon quand c’est bien fait

Vive l’amour

À ce propos, revenons à nos moutons


Au pays daga d’Aragon
Il y avait ugud une fille
Qui aimait les glaces au citron 
Et vanille
Au pays degue de Castille
Il y avait tegued un garçon
Qui vendait des glaces vanille 
Et citron


Vendre des glaces c’est un très beau métier

Poils aux pieds

C’est beaucoup mieux que marchand de mouron

Patapon

Marchand d’mouron c’est pas marrant

J’ai un parent

Qui en vendait pour les oiseaux

Mais les oiseaux

N’en achetaient pas, ils préféraient l’crottin

De mouton

À ce propos, revenons à nos agneaux


Au pays daga d’Aragon
Il y avait ugud une fille
Qui aimait les glaces au citron 
Et vanille
Au pays degue de Castille
Il y avait tegued un garçon
Qui vendait des glaces vanille 
Et citron

Très lentement, puis en accélérant

Mais la Castille ça n’est pas l’Aragon

Ah, mais non

Et l’Aragon ce n’est pas la Castille

Et la fille

S’est passée de glace au citron

Avec vanille

Et le garçon n’a rien vendu

Tout a fondu

Dans un commerce c’est moche quand le fond fond

Poils aux pieds

À propos d’pieds, chantons jusqu’à demain


Au pays daga d’Aragon
Il y avait ugud une fille
Qui aimait les glaces au citron 
Et vanille
Au pays degue de Castille
Il y avait tegued un garçon
Qui vendait des glaces vanille 
Et citron



Avanie & Framboise

: Auto-dérision, Humour, Un prénom, Un pays, un lieu...

Avanie & Framboise


Elle s’appelait Françoise
Mais on l’appelait Framboise
Une idée de l’adjudant
Qui en avait très peu, pourtant, des idées
Elle nous servait à boire
Dans un bled du Maine-et-Loire
Mais ce n’était pas Madelon
Elle avait un autre nom
Et puis d’abord, pas question
De lui prendre le menton
D’ailleurs, elle était d’Antibes

Quelle avanie
Avanie et Framboise
Sont les mamelles du destin

Pour sûr qu’elle était d’Antibes
C’est plus près que les Caraïbes
C’est plus près que Caracas
Est-ce plus près que Pézenas
Je ne sais pas
Et tout en étant Française
L’était tout de même Antibaise
Et, bien qu’elle soit Française
Et malgré ses yeux de braise
Ça ne me mettait pas à l’aise
De la savoir Antibaise
Moi qui serais plutôt pour

Quelle avanie
Avanie et Framboise
Sont les mamelles du destin

Elle avait peu d’avantages
Pour en avoir davantage
Elle s’en fit rajouter
À l’institut de beauté, ah, ah, ah
On peut, dans le Maine-et-Loire
S’offrir de beaux seins en poire
Y a un institut d’Angers
Qui opère sans danger
Des plus jeunes aux plus âgés
On peut presque tout changer
Excepté ce qu’on ne peut pas

Quelle avanie
Avanie et Framboise
Sont les mamelles du destin

Davantage d’avantages
Avantagent davantage
Lui dis-je, quand elle revint
Avec ses seins angevins deux fois dix
Permets donc que je lutine
Cette poitrine angevine
Mais elle m’a échappé
A pris du champ dans le pré
Et je n’ai pas couru après
Je ne voulais pas attraper
Une Angevine de poitrin

Moralité
Avanie et mamelles
Sont les framboises du destin



Eh Toto

: Auto-dérision, Humour

Eh Toto


Eh! Toto y’a t’il ton papa? 
L’est pas là papa
Eh! Toto y’a t’il ta maman? 
L’est pas là maman
Et Toto y’a t’il ton pépé? 
L’est pas là pépé
Eh! Toto y’a t’il ta mémé? 
Y’est pas, y’est pas
Eh! Toto y’a t’il ton tonton? 
Y’est pas, y’est pas
Eh! Toto y’a t’il ta tata? 
Y’est pas, y’est pas
S’il n’y a pas, ni ton tonton, ni ta tata et caetera
Ah quel bonheur, je viens voir ta sœur
OUI !

Car c’est bien la plus belle, 
la plus sensationnelle
La plus ceci cela 
et la plus, la plus, et tout ça
Je sais pas si tu te rends compte, 
mais dès qu’on la rencontre
On se dit "ouh là là, 
ouh là là là, tiens la voilà »
SALUT !

Je ne t’ai pas apporté de fleurs, 
ça ne m’étonne pas
Mais me voilà avec mon cœur, 
ça ne m’étonne pas
Et aussi avec mon scooter, 
ça ne m’étonne pas
Tous deux ne battent que pour toi, 
tip tap, tip tap
Laisse-moi te prendre dans mes bras, 
bas les pattes, bas les pattes
Laisse-moi te faire un bisou là, 
bas les pattes, bas les pattes
Oh la vilaine si c’est comme ça, 
je vais voir ta bonne, la belle Irma
Et je l’amène au cinéma,  NA !

Car c’est bien la plus belle, 
la plus sensationnelle
La plus ceci cela 
et la plus, la plus, et tout ça
J’sais pas si tu te rends compte, 
mais dès qu’on la rencontre
On se dit "ouh là là, 
ouh là là là, tiens la voilà"
Salut Irma, tu viens au cinéma? 

NON !



Il a du bobo Léon

: Auto-dérision, Humour, La mort ou la fin de la vie

Il a du bobo Léon


Il a du bobo Léon 
Il porte un bandeau Léon 
Il a du bobo Léon 
Oh, pauvre Léon 

D’abord il ne s’appelle pas Léon 
Mais je m’souviens plus de son nom 
J’peux pourtant pas l’appeler Hortense 
Et puis ça n’a pas d’importance 

Il a du bobo Léon 
Il va peut-être canner Léon 
Il a du bobo Léon 
Oh, pauvre Léon 

On l’a mené à l’hôpital 
Pour le soigner où il avait mal 
Il s’était fait mal dans la rue 
Mais on l’a soigné autre part 
Et il est mort !



La Fille du pêcheur

: Amour, Auto-dérision, Mer, Rupture

La Fille du pêcheur  


Où es-tu fill’ du pêcheur
Toi que j’appelais "Sirène"
Tu es reine de mon cœur
De mon cœur tu es la reine.

Moi, les filles de Paris, déguisées en glamour
Tartines de beauté margarine d’amour
J’ n’y tiens pas
Si ce n’était pour soigner mon petit libido
On n’en verrait jamais près de moi au dodo
Mais voilà
J’ai besoin d’être à Paris puisque je suis chômeur
À Paris c’est payé beaucoup plus cher de l’heur’
Sinon va
Moi les filles de Paris déguisées en glamour
Tartines de beauté, margarine d’amour
J’n’y tiens pas.

Où es-tu fill’ du pêcheur
Toi que j’appelais "Sirène"
Tu es reine de mon cœur
De mon cœur tu es la reine.

Je t’ai connue, souviens-toi, tu n’avais pas quinze ans
Je venais à la mer avec que mes parents
Pour l’été
Comm’ je t’ai trouvée jolie, j’ai voulu être aimable
Et toi petit’ sauvag’, tu m’as jeté du sable
Méchanc’té
Mais j’admirais ton papa qui avait un bateau
Tu admirais mon papa qui avait une auto
Et bientôt
Nous étions copains, copains comme chemise et cul
Et quand je suis parti, toi aussi tu as eu
Du chagrin

Où es-tu fill’ du pêcheur
Toi que j’appelais "Sirène"
Tu es reine de mon cœur
De mon cœur tu es la reine.

Et depuis tous les automn’, et même tous les hivers
Quand une chose ou l’autre me rappelle la mer 
J’ serre les poings
Non, j’n’étais pas bagarreur, j’ l’suis pas devenu
Mais j’veux garder le chaud de tes épaules nues
Dans mes mains
Oui, je veux garder le chaud de ta peau mordorée
Du brillant de tes yeux et des reflets moirés
D’ tes ch’veux
Tes cheveux dégoulinant de perles d’eau salée
Perles que sur ta peau, d’un baiser, je volais
Malicieux.

Où es-tu fill’ du pêcheur
Toi que j’appelais "Sirène"
Tu es reine de mon cœur
De mon cœur tu es la reine.

Tu avais promis, souviens-toi, que l’on se marierait
Mes études finies et lorsque je serai
Médecin
Médecin, c’est long, bien long, et pour me consoler
Prenant un air distrait tu m’laissais cajoler
Les deux tiens
Mais quand je suis revenu à ce dernier été
Éprise d’un voyou tu avais déjà quitté
le Midi
Ma foi, j’aime trop la mer pour te chercher ailleurs
Heureusement pour moi, y a ta petite sœur
Qui a grandi

Elle est fille de pêcheur
Tiens, j'vais l'appeler "Sirène"
Elle est reine de mon cœur
De mon cœur elle est la reine. !



La maman des poissons

Une chanson avec une très jolie mélodie, qu'on apprend aux enfants souvent à l'école, mais dont il ne comprendront les paroles que bien plus grand...

: Auto-dérision, Humour, Pour les enfants

La maman des poissons


Si l’on ne voit pas pleurer les poissons
Qui sont dans l’eau profonde
C’est que jamais quand ils sont polissons
Leur maman ne les gronde
Quand ils s’oublient à faire pipi au lit
Ou bien sur leurs chaussettes
Ou à cracher comme des pas polis
Elle reste muette
La maman des poissons elle est bien gentille !


Ell’ ne leur fait jamais la vie
Ne leur fait jamais de tartine
Ils mangent quand ils ont envie
Et quand ça a dîné ça r’dîne


Solo

La maman des poissons

Tous

elle a l’œil tout rond

Solo

On ne la voit jamais

Tous

froncer les sourcils

Solo

Ses petits l’aiment bien

Tous

elle est bien gentille

Solo

Et moi je l’aime bien…

Tous

avec du citron


La maman des poissons
elle est bien gentille !


S’ils veulent prendre un petit ver
Elle les approuve des deux ouïes
Leur montrant comment sans ennuis
On les décroche de leur patère

Solo

La maman des poissons 

Tous

elle a l’œil tout rond

Solo

On ne la voit jamais 


Tous

froncer les sourcils

Solo

Ses petits l’aiment bien

Tous

elle est bien gentille

Solo

Et moi je l’aime bien… 

Tous

avec du citron


La maman des poissons
Elle est bien gentille !


S’ils veulent être maquereaux
C’est pas elle qui les empêche
De s’faire des raies bleues sur le dos
Dans un banc à peinture fraîche

Solo

La maman des poissons 

Tous

elle a l’œil tout rond

Solo

On ne la voit jamais 


Tous

froncer les sourcils

Solo

Ses petits l’aiment bien

Tous

elle est bien gentille

Solo

Et moi je l’aime bien… 

Tous

avec du citron

 

La maman des poissons 
Elle est bien gentille !

J’en connais un qui s’est marié
À une grande raie publique
Il dit quand elle lui fait la nique
« Ah, qu’est-ce qui tu me fais, ma raie ! »

Solo

La maman des poissons 

Tous

elle a l’œil tout rond

Solo

On ne la voit jamais 


Tous

froncer les sourcils

Solo

Ses petits l’aiment bien

Tous

elle est bien gentille

Solo

Et moi je l’aime bien… 

Tous

avec du citron

 

La maman des poissons 
Elle est bien gentille !


Si l’on ne voit pas pleurer les poissons
Qui sont dans l’eau profonde
C’est que jamais quand ils sont polissons
Leur maman ne les gronde
Quand ils s’oublient à faire pipi au lit
Ou bien sur leurs chaussettes
Ou à cracher comme des pas polis
Elle reste muette


La maman des poissons
elle est bien gentille



Leclerc Félix

Le p'tit bonheur

: Nostalgie, Rupture

Le petit bonheur


C’est un petit bonheur que j’avais ramassé
Il était tout en pleurs sur le bord d’un fossé
Quand il m’a vu passer, il s’est mis à crier
Monsieur ramassez-moi, chez vous emmenez-moi
Mes frères m’ont oublié, je suis tombé, je suis malade
Si vous n’me cueillez point, je vais mourir quelle balade
Je me ferai petit, tendre et soumis, je vous le jure
Monsieur, je vous en prie, délivrez-moi de ma torture 

J’ai pris le petit bonheur l’ai mis sous mes haillons
J’ai dit, "faut pas qu’il meure, viens-t’en dans ma maison"
Alors le petit bonheur a fait sa guérison
Sur le bord de mon cœur y avait une chanson
Mes jours, mes nuits, 
mes deuils, mes peines, mon mal, tout fut oublié
Ma vie de désœuvré j’avais l’dégoût d’la recommencer
Quand il pleuvait dehors ou qu’mes amis m’faisaient des peines
J’prenais mon petit bonheur et j’lui disais, "c’est toi ma reine »

Mon bonheur a fleuri, il a fait des bourgeons
C’était le paradis, ça s’voyait sur mon front
Or un matin joli que j’sifflais ce refrain
Mon bonheur est parti sans me donner la main
J’eu beau le supplier, le cajoler, lui faire des scènes
Lui montrer le grand trou qu’il me faisait au fond du cœur
Il s’en allait toujours la tête haute sans joie, sans haine
Comme s’il ne pouvait plus voir le soleil dans ma demeure

J’ai bien pensé mourir de chagrin et d’ennui
J’avais cessé de rire, c’était toujours la nuit
Il me restait l’oubli, il me restait l’mépris
Enfin que j’me suis dit, il me reste la vie
J’ai repris mon bâton, mes deuils, mes peines, et mes guenilles
Et je bats la semelle dans des pays de malheureux
Aujourd’hui quand je vois une fontaine ou une fille
Je fais un grand détour ou bien je me ferme les yeux



Quand les hommes vivront d'amour

On peut toujours rêver...

: Éspérance, Monde, Prière

Quand les hommes vivront d’amour


Quand les hommes vivront d’amour
Il n’y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous nous serons morts mon frère

Quand les hommes vivront d’amour
Ce sera la paix sur la terre
Les soldats seront troubadours
Mais nous nous serons morts mon frère

Dans la grand’ chaîne de la vie
Où il fallait que nous passions
Où il fallait que nous soyons
Nous aurons eu la mauvaise partie…

Mais quand les hommes vivront d’amour
Qu’il n’y aura plus de misère,
Peut-être songeront-ils un jour
A nous qui serons morts mon frère

Nous qui aurons, aux mauvais jours
Dans la haine et puis dans la guerre
Cherché la paix, cherché l’amour
Qu’ils connaîtront alors mon frère,

Dans la grand’ chaîne de la vie 
Pour qu’il y ait un meilleur temps
Il faut toujours quelques perdants,
De la sagesse ici bas c’est le prix

Quand les hommes vivront d’amour
Il n’y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous nous serons morts mon frère



Leforestier Maxime

Un petit jeune sur les pas de Brassens qui maintenant fait partie des grands artistes du siècle dernier. Une très belle carrière.

Fontenay aux roses

Vous êtes si jolie
Quand vous passez le soir
À l'angle de ma rue
Parfumées et fleuries
Avec un ruban noir
Toutes de bleu vêtue
Quand je vous vois passer
J'imagine parfois
Des choses insensées
Des rendez-vous secrets
Au fond d'un jardin froid
Des serments murmurés


Le soir dans votre lit
Je vous devine nue
Un roman à la main
Monsieur Audiberti
Vous parle d'inconnu
Vout êtes déjà loin
Vos rêves cette nuit
De quoi parleront-ils
Le soleil fut si lourd
Demain c'est samedi
Je guetterai fébrile
Votre sortie du cours


Dimanche sera gris
Je ne vous verrai pas
Pas avant lundi soir
Où serez-vous parties
Qui vous tiendra la bras
Que vous fera-t-on croire
Je crois que je vous dois
De vous faire un aveu
Petites écoutez-moi
C'est la première fois
Que je suis amoureux
De tout un pensionnat



L'Éducation sentimentale

Ce soir, à la brune, nous irons, ma brune cueillir des serments
Cette fleur sauvage qui fait des ravages dans les coeurs d'enfants
Pour toi, ma princesse, j'en ferai des tresses et dans tes cheveux
Ces serments, ma belle, te rendront cruelle pour tes amoureux
Demain, à l'aurore, nous irons encore glaner dans les champs
Cueillir des promesses, des fleurs de tendresse et de sentiments
Et sur la colline, dans les sauvagines, tu te coucheras
Dans mes bras, ma brune, éclairée de lune, tu te donneras
C'est au crépuscule, quand la libellule s'endort au marais
Qu'il faudra, voisine, quitter la colline et vite rentrer
Ne dis rien, ma brune, pas même à la lune et moi dans mon coin
J'irai solitaire, je saurai me taire, je ne dirai rien
Ce soir, à la brune, nous irons, ma brune cueillir des serments
Cette fleur sauvage qui fait des ravages dans les coeurs d'enfants
Pour toi, ma princesse, j'en ferai des tresses et dans tes cheveux
Ces serments, ma belle, te rendront cruelle pour tes amoureux.



L'éducation sentimentale

Ce soir, à la brune, nous irons, ma brune cueillir des serments
Cette fleur sauvage qui fait des ravages dans les coeurs d'enfants
Pour toi, ma princesse, j'en ferai des tresses et dans tes cheveux
Ces serments, ma belle, te rendront cruelle pour tes amoureux


Demain, à l'aurore, nous irons encore glaner dans les champs
Cueillir des promesses, des fleurs de tendresse et de sentiments
Et sur la colline, dans les sauvagines, tu te coucheras
Dans mes bras, ma brune, éclairée de lune, tu te donneras


C'est au crépuscule, quand la libellule s'endort au marais
Qu'il faudra, voisine, quitter la colline et vite rentrer
Ne dis rien, ma brune, pas même à la lune et moi dans mon coin
J'irai solitaire, je saurai me taire, je ne dirai rien


Ce soir, à la brune, nous irons, ma brune cueillir des serments
Cette fleur sauvage qui fait des ravages dans les coeurs d'enfants
Pour toi, ma princesse, j'en ferai des tresses et dans tes cheveux
Ces serments, ma belle, te rendront cruelle pour tes amoureux.



La petitte fugue

C'était toujours la même
mais on l'aimait quand même

La fugue d'autrefois,
qu'on jouait tous les trois

On était malhabiles,
elle était difficile

La fugue d'autrefois,
qu'on jouait tous les trois


Eléonore attaquait le thème au piano
On trouvait ça tellement beau
Qu'on en oubliait de jouer pour l'écouter
Elle s'arrêtait brusquement et nous regardait
Du haut de son tabouret
Elle disait reprenez à fa mi, fa mi ré

C'était toujours la même 
mais on l'aimait quand même
La fugue d'autrefois, 
qu'on jouait tous les trois
On était malhabiles, 
elle était difficile
La fugue d'autrefois, 
qu'on jouait tous les trois

Souviens-toi qu'un violon fut jeté sur le sol
Car c'était toujours le sol
Qui gênait Nicolas quand il était bémol
Quand les voisins commençaient à manifester
C'était l'heure du goûter
Salut Jean-Sébastien et à jeudi prochain

C'était toujours la même 
mais on l'aimait quand même
La fugue d'autrefois, 
qu'on jouait tous les trois
On était malhabiles, 
elle était difficile
La fugue d'autrefois, 
qu'on jouait tous les trois


Un jour Eléonore a quitté la maison
Emportant le diapason
Depuis ce jour nous n'accordons plus nos violons
L'un après l'autre nous nous sommes dispersés
La fugue seule est restée
Mais chaque fois que je l'entends, c'est le printemps

C'était toujours la même 
mais on l'aimait quand même
La fugue d'autrefois, 
qu'on jouait tous les trois
On était malhabiles, 
elle était difficile
La fugue d'autrefois, 
qu'on jouait tous les trois



Parachutiste

Tu avais juste dix-huit ans
Quand on t'a mis un béret rouge
Quand on t'a dit: "rentre dedans tout ce qui bouge"
C'est pas exprès que t'étais fasciste
Parachutiste


Alors, de combat en combat
S'est formée ton intelligence
Tu sais qu'il n'y a ici-bas que deux engeances
Les gens bien et les terroristes
Parachutiste


Puis on t'a donné des galons
Héros de toutes les défaites
Pour toutes les bonnes actionsn que tu as faites
Tu torturais en spécialiste
Parachutiste


Alors sont venus les honneurs
Les décorations, les médailles
Pour chaque balle au fond d'un cœur pour chaque entaille
Pour chaque croix noire sur ta liste
Parachutiste


Mais, malheureusement pour toi
Bientôt se finira ta guerre
Plus de tueries, plus de combats, que vas-tu faire?
C'est fini le travail d'artiste
Parachutiste


C'est plus qu'un travail de nana
De commander à ceux qui savent lire
Surtout que t'as appris avec moi ce que veut dire
Le mot " antimilitariste "
Parachutiste


T' as rien perdu de ton talent
Tu rates pas une embuscade
Mais comme on tire plus vraiment
Tu trouves ça fade
C'est peut-être pour ça que t'as les yeux tristes
Parachutiste


Mais si t' es vraiment trop gêné
D'être payé à ne rien faire
Tu peux toujours te recycler
Chez tes petits frères
Je crois qu'on engage dans la Police
Parachutiste



San Francisco

: Insouciance, Nostalgie, Poétique, Un pays, un lieu...

San Francisco


C’est une maison bleue 
Adossée à la colline 
On y vient à pied, on ne frappe pas 
Ceux qui vivent là, ont jeté la clé 
On se retrouve ensemble 
Après des années de route 
Et l’on vient s’asseoir autour du repas 
Tout le monde est là, à cinq heures du soir 

Quand San Francisco s’embrume 
Quand San Francisco s’allume 
San Francisco, où êtes vous 
Lizzard et Luc, Psylvia, attendez-moi 

Nageant dans le brouillard 
Enlacés, roulant dans l’herbe 
On écoutera Tom à la guitare 
Phil à la kéna, jusqu’à la nuit noire 
Un autre arrivera pour nous dire des nouvelles 
D’un qui reviendra dans un an ou deux 
Puisqu’il est heureux, on s’endormira 

Quand San Francisco se lève 
Quand San Francisco se lève 
San Francisco ! où êtes vous 
Lizzard et Luc, Psylvia, attendez-moi 

C’est une maison bleue 
Accrochée à ma mémoire 
On y vient à pied, on ne frappe pas 
Ceux qui vivent là, ont jeté la clef 
Peuplée de cheveux longs 
De grands lits et de musique 
Peuplée de lumière, et peuplée de fous 
Elle sera dernière à rester debout 

Si San Francisco s’effondre 
Si San Francisco s’effondre 
San Francisco ! Où êtes-vous 
Lizzard et Luc, Psylvia, attendez-moi



Lemarque Francis

Le petit cordonnier

: Amour, Fantaisie

Le petit cordonnier


Un petit cordonnier qui voulait aller danser
Avait fabriqué
De petits souliers
Une belle est entrée qui voulait les acheter
Mais le cordonnier
Lui a déclaré
Ils seront à vous sans qu’ils vous coûtent un sou
Mais il vous faudra
Danser avec moi
Ils seront à vous sans qu’ils vous coûtent un sou
Mais il vous faudra
Danser avec moi

Petit cordonnier t’es bête, bête
Qu’est-ce que t’as donc dans la tête, tête?
Crois-tu que mon cœur s’achète-chète
Avec une paire de souliers ?

Mais la belle accepta, elle emporta sous son bras
Les petits souliers
Pour aller danser
Cordonnier tout réjoui a mis ses plus beaux habits
Et s’est pomponné
Pour la retrouver
Mais hélas quand il voulut la faire danser
Elle lui rit au nez
D’un petit air futé
Mais hélas quand il voulut la faire danser
Elle lui rit au nez
D’un petit air futé

Petit cordonnier t’es bête, bête
Qu’est-ce que t’as donc dans la tête, tête?
Crois-tu que mon cœur s’achète-chète
Avec une paire de souliers ?

Mais à peine la belle avait-elle fait trois pas
Que ses petits souliers
Furent ensorcelés
Elle se mit à tourner comme une toupie déréglée
Et les musiciens
N’y comprenaient rien
Elle tourna, tourna jusqu’au petit matin
Et toute épuisée
Se mit à pleurer
Elle tourna, tourna jusqu’au petit matin
Et toute épuisée
Se mit à pleurer

Petit cordonnier arrête-rête
Tu m’as fait tourner la tête, tête
Tu ne dois pas être bête, bête
Pour m’avoir ensorcelé
Petit cordonnier arrête-rête
Que ta volonté soit faite, faite
Toute ma vie le cœur en fête, fête
Dans tes bras je veux danser 
Gentil petit cordonnier



Le temps du muguet

Le temps du muguet


Il est revenu le Temps du Muguet
Comme un vieil ami retrouvé
Il est revenu flâner le long des quais
Jusqu’au banc où je t’attendais
Et j’ai vu refleurir
L’éclat de ton sourire
Aujourd’hui plus beau que jamais

Le Temps du Muguet ne dure jamais
Plus longtemps que le mois de mai
Quand tous ses bouquets déjà seront fanés
Pour nous deux, rien n’aura changé
Aussi belle qu’avant
Notre chanson d’amour
Chantera comme au premier jour

Il s’en est allé, le Temps du Muguet
Comme un vieil ami fatigué
Pour toute une année, pour se faire oublier
En partant, il nous a laissé
Un peu de son printemps
Un peu de ses vingt ans
Pour s’aimer, pour s’aimer longtemps



Lenorman Gérard

La ballade des gens heureux

: Bienveillance, Bonheur, Simplicité

La ballade des gens heureux


Notre vieille Terre est une étoile
Où toi aussi tu brilles un peu
Je viens te chanter la ballade
La ballade des gens heureux

Tu n’a pas de titre ni de grade
Mais tu dis "tu" quand tu parles à Dieu
Je viens te chanter la ballade
La ballade des gens heureux

Journaliste pour ta première page
Tu peux écrire tout ce que tu veux
Je t’offre un titre formidable
La ballade des gens heureux

Toi qui as planté un arbre
Dans ton petit jardin de banlieue
Je viens te chanter la ballade
La ballade des gens heureux

Il s’endort et tu le regardes
C’est un enfant il te ressemble un peu
Je viens lui chanter la ballade
La ballade des gens heureux

Toi la star du haut de ta vague
Descends vers nous, tu verras mieux
Je viens te chanter la ballade
La ballade des gens heureux

Roi de la drague et de la rigolade
Rouleur flambeur ou gentil petit vieux
Je viens te chanter la ballade
La ballade des gens heureux

Comme un chœur dans une cathédrale
Comme un oiseau qui fait ce qu’il veut
Tu viens de chanter la ballade
La ballade des gens heureux



Les Compagnons de la Chanson

Ce bonheur-là

Ce bonheur-là


On ne fait jamais tout à fait 
Ce qu’on avait rêvé de faire 
On est très souvent contrarié 
Par les uns, par les autres 
Et par la Terre entière 
Heureusement on a parfois 
Un peu de chance et ce jour-là 
Ce jour-là tout nous réussit 
Et le cœur plein de joie 
C’est ensemble que l’on dit : 

Beaucoup d’amour, du soleil et du ciel bleu 
Et l’on a tout pour être heureux 
Ce bonheur-là brillera dans nos yeux 
Toute la vie si tu le veux 
Depuis des mois et depuis des années 
Ce bonheur-là je le cherchais 
Et maintenant, maintenant je le sais 
Ce bonheur-là je l’ai trouvé 

S’il n’y avait que toi et moi 
Notre vie serait magnifique 
Malgré le monde et ses tracas 
Préservons nos deux cœurs 
En restant romantiques



Fais du feu dans la cheminée

Fais du feu dans la cheminée


Il a neigé à Port au Prince
Il pleut encore à Chamonix
On traverse à gué la Garonne
Le ciel est tout bleu à Paris
Ma mie l’hiver est à l’envers
Ne t’en retourne pas dehors
Le monde est en chamaille
On gèle au Sud on sue au Nord

Fais du feu dans la cheminée
Je reviens chez nous
S’il fait du soleil à Paris
Il en fait partout

La Seine a repris ses vingt berges
Malgré les lourdes giboulées
Si j’ai du frimas sur les lèvres
C’est que je veille à ses côtés
Ma mie j’ai le cœur à l’envers
Le temps ravive le cerfeuil
Je ne veux pas être tout seul
Quand l’hiver tournera de l’œil

Je rapporte avec mes bagages
Un goût qui m’était étranger
Moitié dompté, moitié sauvage
C’est l’amour de mon potager       



Hava nagila

Hava nagila


Hava nagila

Réjouissons-nous

Hava nagila

Hava nagila

Vé-énis mecha.

Réjouissons-nous et soyons heureux

Hava nagila 

Hava nagila 

Hava nagila 

Vé-énis mecha.


Hava neranena

Chantons

Hava neranena

Hava neranena Venis mecha

Chantons et soyons heureux 

Hava neranena 

Hava neranena 

Hava neranena Venis mecha


Ourou, ourou, ourou 

Réveillez-vous
Ourou akhim b'lev sameakh 

Réveillez-vous frères et soyons heureux
 
Ourou akhim b'lev sameakh 
Ourou akhim b'lev sameakh 
Ourou akhim b'lev sameakh 
Ourou akhim, ourou akhim ! 
B'lev sameakh


Dansons car dans les granges
Le blé se range
C’est le dernier jour des moissons
Dansons sur cette terre
Fertile et fière
Qui reverra notre sillon

Dansons sans plus penser
Au mal qu’on s’est donné
Pour faire lever le grain
Qu’on vendra demain

Dansons pour oublier
Sous le ciel étoilé
Nos peines et nos peurs
Que le grain ne meure

Laï laï laï laï laï

Et ma joie devient complète
Près de toi le temps s’arrête
Dans tes bras je perds la tête
Et tout prend un air de fête
Serre-moi jusqu’au jour
Dansons, dansons, mon amour

Hava nagila, Hava nagila, Hava nagila, Venis mecha.
Hava nagila, Hava nagila, Hava nagila, Venis mecha.



La Chanson de Lara

La Chanson de Lara


Un jour Lara
Quand le vent a tourné
Un jour Lara
Ton amour t’a quitté
Tes yeux Lara
Revoient toujours ce train
Ce dernier train
Partant vers le chagrin
Le ciel était couvert de neige
Au loin déjà l’horizon brûlait

Cette chanson
Que chantaient les soldats
C’était si bon
Serré entre tes bras
Au bord des pleurs
Tu souriais Lara
Oubliant l’heure
La guerre, la peur, le froid
Le ciel était couvert de neige
Au loin déjà le canon tonnait

Un jour Lara
Quand tournera le vent
Un jour Lara
Ce sera comme avant
Alors cet air comme un manège
Pour toi sera ta chanson
Lara, Lara



La licorne

Une belle chanson amusante à chanter en faisant les gestes.

: Pour les enfants, Rigolotte

La licorne   


Quand Dieu fit l’univers il mit sur la terre 
des milliers d’animaux inconnus aujourd’hui 
mais la plus jolie dans ce vert paradis 
la plus drôle la plus mignonne, c’était la licorne 

Y avait

Des gros crocodiles 

des orangs-outangs 

des affreux reptiles

et des jolis moutons blancs

des chats

des rats

des éléphants

mais la plus mignonne

de toutes les bêtes à cornes,

C’était la licorne. 


Quand il vit les pécheurs faire leurs premiers péchés 
Dieu se mit en colère et appela Noé: 
mon bon vieux Noé, je vais noyer la terre 
construis-moi un bateau pour flotter sur l’eau 


Mets-y 

Des gros Crocodiles  

Des orangs-outangs 

Des affreux reptiles 

Et des jolis moutons blancs 

Des chats 

Des rats 

Des éléphants 

Mais n'oublie personne

N'oublie pas la mignonne

La jolie  licorne

 

Quand son bateau fut prêt à surmonter les flots, 
Noé y fit monter les animaux deux par deux 
et déjà la pluie commençait à tomber quand il cria 

Seigneur! j’ai fait pour le mieux !


J’ai mis

Deux gros crocodiles  

Deux orangs-outangs

Deux affreux reptiles

Et deux jolis moutons blancs

Deux chats

Deux rats

Deux éléphants

Il n’y manque personne ///

À part les deux mignonnes

Vos jolies licornes.


Elles riaient les mignonnes et pataugeaient dans l’eau, 
s’amusant comme des folles, sans voir que le bateau 
emmené par Noé, les avait oubliées 
et puis jamais personne n’a vu de licorne 


On voit

Des gros crocodiles

Des orangs-outangs

Des affreux reptiles

Et des jolis moutons blancs

Des chats

Des rats

Des éléphants

Mais jamais personne

Ne verra la mignonne,

La jolie licorne !



Le galérien

Un grand classique des veillées autour du feu. Paroles de Maurice Druon sur un air traditionnel russe.

Le galérien  


Je m’souviens, ma mère m’aimait
Et je suis aux galères
Je m’souviens ma mère disait :
Mais je n’ai pas cru ma mère
Ne traîne pas dans les ruisseaux
T’bats pas comme un sauvage
T’amuse pas comme les oiseaux
Elle me disait d’être sage.

J’ai pas tué, j’ai pas volé
J’voulais courir la chance
J’ai pas tué, j’ai pas volé
J’voulais qu’chaque jour soit dimanche
Je m’souviens ma mère pleurait
T’en vas pas chez les filles
Fais donc pas toujours c’qui t’plaît
Pour les prisons y a des grilles


Rythmé marche militaire

Un jour les soldats du roi
T’emmèn’ront aux galères
Tu t’en iras trois par trois
Com’ ils ont emm’né ton père
Tu auras la tête rasée
On te mettra des chaînes


T’en auras les reins brisés
Et moi j’en mourrai de peine.

Toujours, toujours tu ram’ras
Quand tu s’ras aux galères
Toujours toujours tu ram’ras
Tu pens’ras p’t’être à ta mère
J’ai pas tué, j’ai pas volé
Mais j’ai pas cru ma mère
Et je m’souviens qu’elle m’aimait
Pendant qu’ je rame aux galères.



Le Marchand de Bonheur

Le Marchand de Bonheur


Nous sommes les vagabonds
Les marchands de bonheur
On n’a que des chansons
À mettre dans les cœurs
Vous nous verrez passer, 
chacun à votre tour
Passer au vent léger, 
au moment de l’amour

Y a les quatre saisons pour aller flâner
Et semer des moissons de baisers
Y a  l’automne et l’hiver, le ciel et la mer
Le printemps et l’été pour chanter

Vous êtes des enfants qui vous donnez du mal
Du mal pour vous aimer et du mal pour pleurer
Nous arrivons à temps, à temps c’est bien normal
Pour aller réparer ce que vous déchirez

Y a les quatre saisons pour sécher vos pleurs
Et changer l’horizon de vos cœurs
Y a l’automne et l’hiver, le ciel et la mer
Le printemps et l’été pour chanter

On donne à bon marché de quoi rire de tout
De quoi rire de tout, plutôt que d’en pleurer
On ne demande rien pour nous dédommager
Qu’à voir sur le chemin la joie qu’on a donnée

Y a les quatre saisons pour sécher vos pleurs
Et changer l’horizon de vos cœurs
Y a l’automne et l’hiver, le ciel et la mer
Le printemps et l’été pour chanter



Le sous-marin vert

Le sous-marin vert  


Nous partions dans un beau sous-marin vert,
Un sous-marin vert, vert comme la mer
Tantôt vert, tantôt vert et tantôt bleu
Tantôt vert et bleu comme nos rêves bleus.

Nous avions tous le même âge
Le même âge, les mêmes joies
Quand un jour dans le village
Un vieil homme nous raconta
Ses séjours au fond des mers
Dans un beau sous-marin vert
Aussitôt, sans un adieu
Capitaine courageux…

Prévoyant des jours de fête
À la gloire du commandant
Nous avions une fanfare
Toujours prête au bon moment 


Popopopom pompom pompom…


Maintenant nous sommes des hommes
Et parfois quand rien ne va
Quand nos jours sont monotones
Dans un rêve comme autrefois...



Marin

Marin


Enfant du voyage
Ton lit c’est la mer
Ton toit les nuages
Été comme hiver


Ta maison c’est l’océan
Tes amis sont les étoiles
Tu n’as qu’une fleur au cœur
Et c’est la rose des vents
Ton amour est un bateau
Qui te berce dans ses voiles
Mais n’oublie pas pour autant
Que l’on t’attend


Enfant du voyage
Ton cœur s’est offert
Au vent, aux nuages
Là-bas sur la mer


Mais tu sais que dans un port
Tremblant à chaque sirène
Une fille aux cheveux d’or
Perdue dans le vent du nord
Une fille aux cheveux d’or
Compte les jours et les semaines
Et te garde son amour
Pour ton retour


Enfant du voyage
Ton lit c’est la mer



Qu'il fait bon vivre

C'est bien vrai !

Qu’il fait bon vivre  

 
Qu’il fait bon vivre, quand on revient chez soi

Que l’on revoit le toit où vous attend la joie,

Lajoie de vivre, les amis d’autrefois,

Bonjour me revoilà


Sur les chemins par le monde,

j’ai navigué longtemps,

Avant de m’apercevoir

que notre terre était ronde,

Comme un ballon d’enfant,

je reviens plein d’espoir


Qu’il fait bon vivre, quand on revient chez soi

Que l’on revoit le toit où vous attend la joie,

Lajoie de vivre, les amis d’autrefois,

Bonjour me revoilà


Qu’il fait bon vivre,

au ciel de son pays,

Après de longues nuits,

et de longs jours d’oubli,

Qu’il fait bon vivre,

ah qu’il est beau le jour, 

le jour de mon retour


Tout le pays est en fête

et toi tu me souris,

Mon cœur est tout en émoi,

je vois combien j’étais bête

Je comprends tout le prix,

de mon amour pour toi


Qu’il fait bon vivre, quand on revient chez soi

Que l’on revoit le toit où vous attend la joie,

Lajoie de vivre, les amis d’autrefois,

Bonjour me revoilà


Bon bon bon  

Bonjour,

Me revoilà !



Si tous les gars du Monde

Si tous les gars du Monde


Si tous les gars du monde
Décidaient d’être copains
Et partageaient, un beau matin
Leurs espoirs et leurs chagrins
Si tous les gars du monde
Devenaient de bons copains
Et marchaient la main dans la main
Le bonheur serait pour demain

Ne parlez pas de différence
Ne dites pas qu’il est trop blond
Ou qu’il est noir comme du charbon
Ni même qu’il n’est pas né en France
Aimez-les n’importe comment
Même si leur gueule doit vous surprendre
L’amour c’est comme au régiment
Il faut pas chercher à comprendre !

J’ai mes ennuis et vous les vôtres
Mais moi, je compte sur les gars
Les copains qu’on ne connaît pas
Peuvent nous consoler des autres
Tous les espoirs nous sont permis
Le bonheur c’est une habitude
Avec deux cents millions d’amis
On ne craint pas la solitude



Une chanson c'est peu de chose

Une chanson

c’est peu de chose


Une chanson, c’est peu de chose
Mais quand ça se pose
Au creux d’une oreille, ça reste là,
Allez savoir pourquoi
Ça n’est souvent qu’une rengaine
Mais ça se promène sur les joies, les peines
Allez savoir, allez donc savoir pourquoi.

Parce qu’un jour deux ou trois mots d’amour
Ont fleuri sous le toit d’un enfant du faubourg
Qui n’avait rien dans ses dix doigts
Qu’une guitare en bois, pour faire un grand bonheur
Au cœur un grand bonheur 
Et quelques rimes autour


Parce qu’un jour un titi de Paris
La sifflait à midi en retrouvant Mimi
Et que Mimi est repartie la chanter à son tour
En traversant la cour à son tour et voilà


Parce qu’un soir, quand s’installa l’amour
Au cœur d’un troubadour, il perdit le sommeil
Et doucement, tout doucement
Quand revint le soleil
C’est un refrain de plus
Qui avait vu le jour



Les Frères Jacques

En sortant de l'école

Sur des paroles de Jacques Prévert, la musique de Kosma et l'interprétation des Frères Jacques nous donnent un chef d'œuvre.

: Poétique, Pour les enfants, Surréaliste

En sortant de l’école


En sortant de l’école
Nous avons rencontré
Un grand chemin de fer
Qui nous a emmenés
Tout autour de la Terre
Dans un wagon doré.

Respiration

Tout autour de la terre
Nous avons rencontré...
La Mer qui se promenait
Avec tous ses coquillages
Ses îles parfumées
Et puis ses beaux naufrages
Et ses saumons fumés.

Respiration

Au-dessus de la mer
Nous avons rencontré
La Lune et les étoiles
Sur un bateau à voiles
Partant pour le Japon
Et les trois mousquetaires 
des cinq doigts de la main
Tournant la manivelle 
d’un petit sous-marin
Plongeait au fond des mers
Pour chercher des oursins.

Respiration

Revenant sur la terre
Nous avons rencontré
Sur la voie de chemin de fer
Une maison qui fuyait
Fuyait tout autour de la terre
Fuyait tout autour de la mer
Fuyait devant l’Hiver
Qui voulait l’attraper.
Mais nous sur notre chemin de fer
On s’est mis à rouler
Rouler derrière l’hiver
Et on l’a écrasé
Et la maison s’est arrêtée

Respiration

Et le Printemps nous a salués.......

Respiration

C’était lui le garde-barrière
Et il nous a bien remerciés

Respiration

Et toutes les Fleurs de la terre
Soudain se sont mises à pousser
Pousser à tort et à travers
Sur la voie de chemin de fer
Qui ne voulait plus avancer
De peur de les abîmer.

Respiration

Alors… on-est re-ve-nu- à -pied
à pied… tout autour de la terre
à pied… tout autour de la mer
Tout autour du soleil
De la lune et des étoiles
A pied  
à cheval  
en voiture 

Et en bateau à voiles.   



Général à vendre

Général à vendre


De bon matin me suis levé c’était dimanche
A la carriole j’ai attelé la jument blanche
Pour m’en aller au marché
Dans le chef-lieu du comté
Paraît qu’y avait des généraux à vendre

Mais le soleil écrasait tant la route blanche
La jument s’arrêtait si souvent sous les branches
Que lorsque je fus rendu
On n’m’avait pas attendu
Et tous les généraux étaient vendus

Pourtant là-bas tout au fond du champ de foire
Par un coup d’chance il en restait encore un
Il n’était pas couvert de gloire
Mais avec un peu d’ripolin
Il pouvait faire encore très bien

J’l’ai échangé contre un cageot de pommes pas mûres
Quatre choux-fleurs et une tartine de confiture
Tout ça pour un général
C’était vraiment pas trop mal
Et puis je l’ai chargé dans ma voiture

A la maison on m’a fait des reproches amers
Encore une fois paraît que j’m’étais laissé faire
Un Général dans c’t’état
Ça valait beaucoup moins qu’ça
Mais puisque c’était fait tant pis pour moi

Et puis les gosses ont eu peur de sa moustache
Elle était rousse et ça les faisait pleurer
On lui a coupé d’un côté
Mais l’chien s’est mis à aboyer
Alors on a laissé l’autre moitié

Il fichait rien pour pas salir son beau costume
De temps en temps il épluchait quelques légumes
Ou réparait l’escabeau
Ou débouchait l’lavabo
Mais y n’savait même pas jouer du piano

Pourtant certains soirs, certains soirs d’été
Le Général s’asseyait sur la paille
Et les yeux perdus dans l’immensité
Il nous racontait ses batailles

Il nous parlait des Dardanelles
Quand il n’était que Colonel
Et de la campagne d’Orient
Quand il n’était que Commandant
L’épopée napoléonienne
Quand il n’était que Capitaine
Et puis la Guerre de Cent Ans
Quand il n’était que Lieutenant
Les Croisades et Pépin le Bref
Quand il n’était que Sergent-Chef
Et les éléphants d’Hannibal
Quand il n’était que Caporal
Les Thermopyles, Léonidas
Quand il n’était que deuxième classe
Et Ramsès II, la première guerre
Quand sa mère était cantinière

Et le Général jusqu’au p’tit matin
Déroulait le fil de son immense histoire
Puis il s’endormait sur sa botte de foin
Et nous sans parler
Nous rêvions de gloire

Il est resté comme ça chez nous jusqu’à l’automne
Sans travailler sans trouver la vie monotone
Ça nous a même étonnés
D’apprendre par le curé
Qu’il avait fait deux jumeaux à la bonne

Et puis voilà qu’par un beau matin de décembrrre
Il est entré sans même frapper dans ma chambrrre
Il v’nait de lire dans l’journal
Qu’on le nommait Maréchal
Alors il nous quittait c’était fatal

Je l’ai r’conduit en carriole jusqu’à la ville
On m’a rendu mes choux-fleurs
Et mes cageots
Et sans émotion inutile
Sans pleurs et sans se dire un mot
On s’est quittés en vrais héros

À la maison la vie a r’pris sans aventure
Y a plus personne pour nous chiper des confitures
Le Général au bistrot
Avait planté un drapeau
Pour la patrie j’ai payé la facture

Je ne suis plus jamais retourné au marché
Mais quelques fois dans le ciel de la nuit d’été
On voit briller cinq étoiles
Et ça nous fait un peu mal
Oh ! n’achetez jamais un Général   



La branche

La branche


Le soleil
est venu 
Se poser
ce matin sur la branche 
Un oiseau
est venu
Se baigner
de soleil sur la branche 
Elle était
si fragile
Si ténue
qu’elle ployait cette branche 
Chaque instant
je croyais 
Qu’elle allait 
se briser cette branche 

C’est comme ça qu’on vit sa vie
On est sur une corde raide
À chaque instant, on croit qu’elle cède 
Et puis un peu de soleil luit
et on oublie…

Qu’elle peut 
se briser
À toute heure
brusquement cette branche 
Sur laquelle
on se tient
On s’accroche
et on glisse et l’on flanche 
Un oiseau
est venu
Se poser
ce matin sur la branche
Il se baigne
au soleil
Doucement 
insouciant se balance / Sur la branche 

C’est comme ça qu’on vit sa vie
On est sur une corde raide
À chaque instant, on croit qu’elle cède 
Et puis un peu de soleil luit
et on oublie



La lune est morte

Poésie assurrée.

: Nostalgie, Poétique

La lune est morte


Pleurez Pierrots, poètes et chats noirs
La lune est morte, la lune est morte
Pleurez Pierrots, poètes et chats noirs
La lune est morte ce soir

Un homme marche sur le sol
De ce vieux miroir de vos rêves
Et c’est votre cœur que l’on crève
La corde qu’on vous passe au col
Il va falloir aller plus loin
Par delà des millions d’étoiles
À la recherche de l’étoile
Qui vous fera rêver demain

Comme une fleur de tournesol
On a mis la Lune en bouteille
Et les enfants de la corbeille
Ont applaudi comme à guignol
Un homme marche sur le sol
De ce vieux miroir aux merveilles
Dans mon jardin depuis la veille
Ne chante plus le rossignol



La Marie-Joseph

: Rigolotte

La Marie-Joseph


Encore heureux qu’il ait fait beau
Et qu’la Marie-Joseph soit un bon bateau
Encore heureux qu’il ait fait beau
Et qu’la Marie-Joseph soit un bon bateau

Ça nous a pris  
Trois mois complets

Pour découvrir quels étaient ses projets
Quand le père nous l’a dit

Ahhh !

C’était trop beau
Pour les vacances nous avions un bateau


D’un bond d’un seul et sans hésitations
On s’documente sur la navigation
En moins d’huit jours nous fûmes persuadés
Qu’ la mer pour nous n’aurait plus de secrets

Encore heureux qu’il ait fait beau
Et qu’la Marie-Joseph soit un bon bateau
Encore heureux qu’il ait fait beau
Et qu’la Marie-Joseph soit un bon bateau

Le père alors fit preuve d’autorité
Solo
« J’suis ingénieur, laissez-moi commander » 

Brrrrrrrrrrr Rires

Tous
D’vant le résultat on lui a suggéré
Qu’un vrai marin vienne nous accompagner

Encore heureux qu’il ait fait beau
Et qu’la Marie-Joseph soit un bon bateau
Encore heureux qu’il ait fait beau
Et qu’la Marie-Joseph soit un bon bateau

Solo
Alors j’ai dit : "j’vais prendre la direction

Ancien marin, j’sais la navigation"

Rires sarcastiques

Solo
J’commence à croire qu’ c’était prématuré
Tous
Faut pas confondre Guitare et Naviguer

Encore heureux qu’il ait fait beau
Et qu’la Marie-Joseph soit un bon bateau
Encore heureux qu’il ait fait beau
Et qu’la Marie-Joseph soit un bon bateau

Au bout d’trois heures de notre exhibition
L’un d’nous se r’lève avec stupéfaction
Car on s’était pas beaucoup déplacé
Rapport à l’ancre
qu’on n’avait pas r’montée

Encore heureux qu’il ait fait beau
Et qu’la Marie-Joseph soit un bon bateau
Encore heureux qu’il ait fait beau
Et qu’la Marie-Joseph soit un bon bateau

Côté jeunes filles, c’était pas mal
Ça nous a coûté l’écoute de grand-voile
En la coupant Suzon dit :

Solo
«  J’me rappelle

Qu’un d’mes louv’teaux voulait de la ficelle » 

Encore heureux qu’il ait fait beau
Et qu’la Marie-Joseph soit un bon bateau
Encore heureux qu’il ait fait beau
Et qu’la Marie-Joseph soit un bon bateau

Pour la deuxième fallait pas la laisser
Toucher la barre ou même s’en approcher
Car en moins d’deux on était vent debout

Fort bruit du vent dans les voiles

Solo
« J’aime tant l’expression…

Tous
disait-elle…
Solo
pas vous ? » 

Encore heureux qu’il ait fait beau
Et qu’la Marie-Joseph soit un bon bateau
Encore heureux qu’il ait fait beau
Et qu’la Marie-Joseph soit un bon bateau

Quand finalement on a pu réparer
Alors on s’est décidé à rentrer
Mais on n’a jamais trouvé l’appontement
Car à minuit… on n’y voit pas tellement.

Encore heureux qu’il ait fait beau
Et qu’la Marie-Joseph soit un bon bateau
Encore heureux qu’il ait fait beau
Et qu’la Marie-Joseph soit un bon bateau

On dit : « Maussade comme un marin breton »
Moi j’peux vous dire qu’c’est pas mon impression
Car tous les gars du côté d’Noirmoutier
Ne sont pas prêts d’arrêter de rigoler


Rires qui fusent

On chante le refrai en rigolant
Encore heureux qu’il ait fait beau

Et qu’la Marie-Joseph soit un bon bateau
Encore heureux qu’il ait fait beau
Et qu’la Marie-Joseph soit un bon bateau

Reprise ad libitum
Encore heureux qu’il ait fait beau
Et qu’la Marie-Joseph soit un bon bateau
Encore heureux qu’il ait fait beau
Et qu’la Marie-Joseph soit un bon bateau



La queue du chat

: Humour, Rigolotte

La queue du chat


Le médium était concentré
L’assistance était convulsée
La table soudain, a remué
Et l’esprit frappeur a frappé.

C’n’est qu’le p’tit bout d’la queue du chat
Qui vous électrise,
C’n’est qu’le p’tit bout d’la queue du chat
Qui a fait c’bruit là.
Non, l’esprit n’est pas encor’ là
Unissons nos fluides
Et recommençons nos ébats
Que le chat gâcha.

Puis un souffle étrange a passé
Une ombre au mur s’est profilée
L’assistance s’est mise à trembler
Mais le médium a déclaré …

C’n’est qu’le p’tit bout d’la queue du chat
Qui vous électrise
C’n’est qu’le p’tit bout d’la queue du chat
Qui passait par là.
Non, l’esprit n’est pas encor’ là
Unissons nos fluides
Et recommençons nos ébats
Que le chat gâcha.

Alors en rond on se remit
Et puis on attendit l’esprit
Quand une dam’ poussa un cri
En disant « je le sens c’est lui! »

C’n’est qu’le p’tit bout d’la queue du chat
Qui vous électrise
C’n’est qu’le p’tit bout d’la queue du chat
Que pensiez-vous là.
Non l’esprit n’vous aurait pas fait ça
Vous n’avez pas d’fluide
Le médium alors se fâcha
Et chassa le chat.


Un’ voix dit miaou me voilà
Quell’ drôl’ de surprise
Car l’esprit s’était caché là
Dans la queue du... 
dans la queue du... 
dans la queue du chat



Le Général Castagnétas

: Pour les enfants, Rigolotte

Le Général Castagnétas


Il était né à Mexico
C’était oune drôle de zigoto
Ça n’est pas qu’il était costaud
Ah part ça il était très beau

Il portait oune grand sombrero
Il avait oune pistoleto
Avec des sabres et des couteaux
Qué ça donnait froid dans le dos

C’était le plou grand zénéral dou Mexique
José de las Castagnetas
C’était vraiment ouné type fantastique
C’était oune as  ! oune très grand as !

Sa moustasse était comé ça
Ses épaulettes comé ça
Son sombrero grand comé ça
Ma loui l’était grand comé ça -

Ma !!!

C’était le plou grand zénéral dou Mexique
José de las Castagnetas
C’était vraiment ouné type fantastique
C’était oune as  ! oune très grand as !

Ma il faut faire bien attention
Avec ces révoloutions
Qué pour un oui qué pour un non
On prend une balle dans le citron

Sa mort était pour la natsionn’
Une terrible perdition
Et c’était pour cette raisonn’
Qu’il sortait pas de sa maison

C’était le plou grand zénéral dou Mexique
José de las Castagnetas
C’était vraiment ouné type fantastique
C’était oune as  ! oune très grand as !

Il avait des médailles tout ça
Oune masque à gaz comé ça
Dos arquébous 

non pas dos

tres arquébous comé ça
Pour lui qui était grand comé ça


Non pas comé ça comé ça

Ma !!!

C’était le plou grand zénéral dou Mexique
José de las Castagnetas
C’était vraiment ouné type fantastique
C’était oune as  ! oune très grand as !

Pourtant on eut bésoin de loui
On vint le serser oune nouit
Qué cette fois dans le pays
Ça sentait oune peu le roussi


Pada pada pada pampam Pada pada pada pampam

Mon zénéral hardi hardi
Debout là-d’dans qu’on loui a dit
Mais il en fut tellement surpris
Qu’il en tomba mort dans son lit

Pom pom popom pompopom popom popom
C’était le plou grand zénéral dou Mexique
José de las Castagnetas

On lui fit des founérailles fantastiques
Founerallas nacionalas
Avec des larmes comé ça
Des couronnes comé ça
Des discours longs comé ça
Por loui qu’était grand comé ça - Ma !!!

C’était le plou grand zénéral dou Mexique
José de las Castagnetas
C’était vraiment ouné type fantastique
C’était oune as  ! oune très grand as !

C’était le plou grand zénéral dou Mexique
Y a pas qu’chez eux qu’y en comme ça Tagada  Car nous on en a vu des tas
Des petits des grands des gros des gras -

Anda !!!



Macias Enrico

Adieu mon pays

J'ai quitté mon pays 
J'ai quitté ma maison 
Ma vie, ma triste vie 
Se traîne sans raison

J'ai quitté mon soleil 
J'ai quitté ma mer bleue 
Leurs souvenirs se réveillent 
Bien après mon adieu


Soleil!
Soleil de mon pays perdu 
Des villes blanches que j'aimais 
Des filles que j'ai jadis connues


J'ai quitté une amie 
Je vois encore ses yeux 
Ses yeux mouillés de pluie 
De la pluie de l'adieu

Je revois son sourire 
Si près de mon visage 
Il faisait resplendir 
Les soirs de mon village

Mais, du bord du bateau 
Qui m'éloignait du quai 
Une chaîne dans l'eau 
A claqué comme un fouet

J'ai longtemps regardé 
Ses yeux bleus qui fuyaient 
La mer les a noyés 
Dans le flot du regret
 



     ( Em )                             D
J'ai quitté mon pays, j'ai quitté ma maison,
   C                                    B7
ma vie, ma triste vie se traîne sans raison.
                  B7                             Em
J'ai quitté mon soleil, j'ai quitté ma mer bleue,
                     B7                       B7
leurs souvenirs se réveillent bien après mon adieu.
 
[Partie 2]
  B7                           B7
Soleil ! Soleil de mon pays perdu,
                            Em                                 B7
des villes blanches que j'aimais, des filles que j'ai jadis connues.
 
[Partie 3]
         Em                              D
J'ai quitté une amie, je vois encore ses yeux,
    C                                        B7
ses yeux mouillés de pluie de la pluie de l'adieu.
Em*                B7                    Em
  Je revois son sourire si près de mon visage,
                  C                       B7            Em*
il faisait resplendir les soirs de mon village.
 
[Partie 4]
                  Em                      D
Mais du bord du bateau qui m'éloignait du quai
                C                          B7*
une chaîne dans l'eau a claqué comme un fouet.
                    B7                       Em
J'ai longtemps regardé ses yeux bleus qui fuyaient,
               B7                         Em           B7*
la mer les a noyés dans le flot du regret. 

El Porompompom 

Mon cœur enfermé dans ta cage 
Mon cœur tu sembles gai 
Pourquoi brusquement ce langage 
Qu'as-tu donc à me raconter 
Dis-moi 
Dis-moi quel secret te fait battre de joie 
Dis-moi, s'il te plaît qui tu aimes avant moi 
Comment fais-tu réponds-moi 

Porompompom 
Porompomporom pero, pero 
Porompomporom pero, pero 
Porompomporompompom 
Porompompom 
Porompomporom pero, pero 
Porompomporom pero, pero 
Porompomporompompom 

Je sais moi aussi qu'elle est belle 
Mais toi tu me parles d'amour 
Si toi tu ne bats que pour elle 
Moi, j'ai peur de souffrir un jour 
Dis-moi 
Dis-moi quelles sont les raisons de ton choix 
Comment es-tu sûr qu'elle m'aime déjà 
Comment sais-tu réponds moi! 

Porompompom 
Porompomporom pero, pero 
Porompomporom pero, pero 
Porompomporompompom 
Porompompom 
Porompomporom pero 
Porompomporom pero 
Porompomporompompom 

Mon cœur j'ai reçu ton message 
Et comprends que dans ta voix 
Tu veux que je parte en voyage 
Avec un amour à mon bras 
Dis-moi 
Dis-moi que son cœur en accord avec toi 
Est comme un écho qui répond à ta voix 
Mon cœur redoublant de joie 

Porompompom 
Porompomporom pero, pero 
Porompomporom pero, pero 
Porompomporompompom 
Porompompom 
Porompomporom pero 
Porompomporom pero, pero 

 



Am
Mon cœur enfermé dans ta cage
                    E7
Mon cœur tu sembles gai
E7
Pourquoi brusquement ce langage
                        Am
Qu'as-tu donc à me raconter
    Am
Dis-moi
                            G
Dis-moi quel secret te fait battre de joie
                              F
Dis-moi, s'il te plaît qui tu aimes avant moi
                        E
Comment fais-tu réponds-moi
 
 
[Chorus]
 
        Am
Porompompom
              G
Poromporompom pero, pero
              F
Poromporompom pero, pero
              E
Poromporompompom
        Am
Porompompom
              G
Poromporompom pero, pero
              F
Poromporompom pero, pero
              E        Am
Poromporompompom
 
 
[Verse 2]
 
   Am
Je sais moi aussi qu'elle est belle
                         E7
Mais toi tu me parles d'amour
E7
Si toi tu ne bats que pour elle
                              Am
Moi, j'ai peur de souffrir un jour
    Am
Dis-moi
                         G
Dis-moi quelles sont les raisons de ton choix
                          F
Comment es-tu sûr qu'elle m'aime déjà
                        E
Comment sais-tu réponds moi!
 
 
[Chorus]
 
        Am
Porompompom
              G
Poromporompom pero, pero
              F
Poromporompom pero, pero
              E
Poromporompompom
        Am
Porompompom
              G
Poromporompom pero, pero
              F
Poromporompom pero, pero
              E        Am
Poromporompompom
 
 
[Verse 3]
 
    Am
Mon cœur j'ai reçu ton message
                         E7
Et comprends que dans ta voix
E7
Tu veux que je parte en voyage
                    Am
Avec un amour à mon bras
    Am
Dis-moi
                          G
Dis-moi que son cœur en accord avec toi
                        F
Est comme un écho qui répond à ta voix
                       E
Mon cœur redoublant de joie
 
 
[Chorus]
 
        Am
Porompompom
              G
Poromporompom pero, pero
              F
Poromporompom pero, pero
              E
Poromporompompom
        Am
Porompompom
              G
Poromporompom pero, pero
              F
Poromporompom pero, pero
              E        Am
Poromporompompom

Enfants de tous pays

Enfants de tout pays 
Tendez vos mains meurtries 
Semez l'amour 
Et puis donnez la vie 
Enfants de tout pays 
Et de toutes couleurs 
Vous avez dans le coeur 
Notre bonheur 


C'est dans vos mains 
Que demain 
Notre terre 
Sera confiée 
Pour sortir de la nuit 
Et notre espoir 
De revoir la lumière 
Est dans vos yeux 
Qui s'éveillent à la vie 
Séchez vos larmes 
Jetez vos armes 
Faites du monde 
Un paradis 


Enfants de tout pays 
Tendez vos mains meurtries 
Semez l'amour 
Et puis donnez la vie 
Enfants de tout pays 
Et de toutes couleurs 
Vous avez dans le coeur 
Notre bonheur 

Il faut penser 
Au passé 
De nos pères 
Et aux promesses 
Qu'ils n'ont jamais tenues 
La vérité 
C'est d'aimer 
Sans frontières 
Et de donner 
Chaque jour un peu plus 
Car la sagesse 
Et la richesse 
N'ont qu'une adresse 
Le paradis 

Enfants de tout pays 
Tendez vos mains meurtries 
Semez l'amour 
Et puis donnez la vie 
Enfants de tout pays 
Et de toutes couleurs 
Vous avez dans le coeur 
Notre bonheur 

Et puis le jour 
Où l'amour 
Sur la terre 
Deviendra roi 
Vous pourrez vous reposer 
Lorsque la joie 
Couvrira 
Nos prières 
Vous aurez droit 
A votre éternité 
Et tous les rires 
De votre empire 
Feront du monde 
Un paradis 

Enfants de tout pays 
Tendez vos mains meurtries 

Semez l'amour 
Et puis donnez la vie 
Enfants de tout pays 
Et de toutes couleurs 
Vous avez dans le coeur 
Notre bonheur



  E           A    B7               E         C#m
 Enfants de tous pays, tendez vos mains meurtries
           F#m     B7             E   E7
 Semez l'amour et puis donnez la vie
  E           A    B7           E       C#m
 Enfants de tous pays et de toutes couleurs
            F#m     B7             E
 Vous avez dans le coeur notre bonheur
 
 
[Verse 1]
                 Am          Em         F#7
 C'est dans vos mains que demain notre terre
          Em           Am           B7
 Sera confiée pour sortir de notre nuit
             Am        Em         F#7
 Et notr'espoir de revoir la lumière
               Em         Am          B7
 Est dans vos yeux qui s'éveill'à la vie
             Am               Em
 Séchez vos larmes, jetez vos armes
            B7           E   E7
 Faites du monde un paradis
 
 
[Chorus 2]
  E          A    B7                E         C#m
 Enfants de tous pays, tendez vos mains meurtries
           F#m     B7             E   E7
 Semez l'amour et puis donnez la vie
            A     B7           E       C#m
 Enfants de tous pays et de toutes couleurs
            F#m     B7            E
 Vous avez dans le coeur notre bonheur
 
 
[Verse 2]
            Am       Em         F#7
 Il faut penser au passé de nos pères
           Em              Am          B7
 Et aux promesses qu'ils n'ont jamais tenues
        Am           Em            F#7
 La vérité c'est d'aimer sans frontières
           Em         Am          B7
 Et de donner chaque jour un peu plus
           Am   B7             Em
 Car la sagesse, et la richesse
                B7              E   E7
 N'ont qu'une adresse : le paradis
 
 
[Chorus 3]
 E            A   B7               E         C#m
 Enfants de tous pays, tendez vos mains meurtries
           F#m    B7              E   E7
 Semez l'amour et puis donnez la vie
 E            A   B7            E      C#m
 Enfants de tous pays et de toutes couleurs
            F#m     B7             E   E7
 Vous avez dans le coeur notre bonheur
 
 
[Verse 3]
             Am        Em          F#7
 Et puis le jour où l'amour sur la terre
           Em             Am        B7
 Deviendra roi, vous pourrez vous reposer
             Am        Em        F#7
 Lorsque la joie couvrira nos prières
             Em           Am     B7
 Vous aurez droit à votr'éternité
             Am   B7            Em
 Et tous les rires de votr'empire
            B7           E   E7
 Feront du monde un paradis
 
 
[Verse 4]
 E            A   B7               E         C#m
 Enfants de tous pays, tendez vos mains meurtries
           F#m    B7             E   E7
 Semez l'amour et puis donnez la vie
 E            A   B7           F#      C#m
 Enfants de tous pays et de toutes couleurs
            F#m     B7             E
 Vous avez dans le coeur notre bonheur 

Les gens du Nord

Les gens du Nord
Ont dans leurs yeux le bleu 
Qui manque à leur décor
Les gens du Nord
Ont dans le cœur le soleil 
Qu'ils n'ont pas dehors
Les gens du Nord
Ouvrent toujours leurs portes 
A ceux qui ont souffert


Les gens du Nord
N'oublient pas qu'ils 
Ont vécu des années d'enfer
Si leurs maisons sont alignées
C'est par souci d'égalité
Et les péniches
Pauvres ou riches
Portent le fruit de leurs efforts


Les gens du Nord
Courbent le dos 
Lorsque le vent souffle très fort
Les gens du Nord
Se lèvent tôt, car de là dépend tout leur sort.
A l'horizon de leur campagne
C'est le charbon qui est montagne
Les rues des villes
Dorment tranquilles
La pluie tombant sur les pavés.

L'accordéon les fait danser
Et puis la bière les fait chanter
Et quand la fête
Tourne les têtes
On en voit deux se marier.


Les gens du Nord
Ont dans leurs yeux le bleu 
Qui manque à leur décor
Les gens du Nord
Ont dans le cœur le soleil 
Qu'ils n'ont pas dehors



               C                  C                              F6
Les gens du Nord ont dans leurs yeux le bleu qui manque à leur décor
            Cmaj7     F6       C             F6                 C
Les gens du Nord ont dans le cœur le soleil qu'ils n'ont pas dehors
     G7     C                                                    F6
Les gens du Nord ouvrent toujours leurs portes à ceux qui ont souffert
              C        F6       F        Em   F6              C
Les gens du Nord n'oublient pas qu'ils ont vécu des années d'enfer
 
 
[Chorus]
              Em           F6                Em       F
Si leurs maisons sont alignées, c'est par souci d'égalité
         Em  Am            Em  Am               Em       F      E
Et les péniches, pauvres ou riches, portent le fruit de leurs efforts
 
 
[Verse]
              C                                                F6
Les gens du Nord courbent le dos lorsque le vent souffle trop fort
            Cmaj7           F6      C            F6          C
Les gens du Nord se lèvent tôt, car de là dépend tout leur sort
 
 
[Chorus]
         Em               F6               Em                F
À l'horizon de leur campagne, c'est le charbon qui est montagne
             Em  Am              Em  Am               Em      F      E
Les rues des villes dorment tranquilles, la pluie tombant sur les pavés 

Montand Yves

Les feuilles mortes

: Amour, Rupture

Les feuilles mortes

Oh, je voudrais tant que tu te souviennes
Des jours heureux où nous étions amis
En ce temps-là, la vie était plus belle
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui


Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Tu vois, je n'ai pas oublié
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Les souvenirs et les regrets aussi


Et le vent du Nord les emporte
Dans la nuit froide de l'oubli
Tu vois, je n'ai pas oublié
La chanson que tu me chantais


C'est une chanson qui nous ressemble
Toi tu m'aimais, et je t'aimais
Nous vivions tous les deux ensemble
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais


Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis



Trois petites notes de musique

: Fantaisie, Musqiue

Trois petites notes de musique


Trois petites notes de musique 
ont plié boutique 
au creux du souvenir
C’en est fini de leur tapage, 
elles tournent la page 
et vont s’endormir
Mais un jour sans crier gare, 
elles vous reviennent en mémoire

Toi, tu voulais oublier 
un petit air galvaudé 
dans les rues de l’été
Toi, tu n’oublieras jamais 
une rue, un été, 
une fille qui fredonnait

La, la, la, la, je vous aime, chantait la rengaine
La, la, mon amour, des paroles sans rien de sublime
Pourvu que la rime amène toujours
Une romance de vacances 
qui lancinante vous relance

Vrai, elle était si jolie, 
si fraîche épanouie 
et tu ne l’as pas cueillie
Vrai, pour son premier frisson
Elle t’offrait une chanson 
à prendre à l’unisson

La, la, la, la, tout rêve, rime avec s’achève
Le tien ne rime à rien, 
fini avant qu’il commence
Le temps d’une danse, 
l’espace d’un refrain

Trois petites notes de musique
Qui vous font la nique 
du fond des souvenirs
Lèvent un cruel rideau de scène
Sur mille et une peines 
qui ne veulent pas mourir.



Moreau Jeanne

Le tourbillon

: Amour, Fantaisie, Nostalgie

Le tourbillon


Elle avait des bagues à chaque doigt
Des tas de bracelets autour des poignets
Et puis elle chantait avec une voix
Qui, sitôt, m’enjôla

Elle avait des yeux, des yeux d’opale
Qui me fascinaient, qui me fascinaient
Y avait l’ovale de son visage pâle
De femme fatale qui m’fut fatal
De femme fatale qui m’fut fatal

On s’est connu, on s’est reconnu
On s’est perdu de vue, on s’est r’perdu d’vue
On s’est retrouvé, on s’est réchauffé
Puis on s’est séparé

Chacun pour soi est reparti
Dans l’tourbillon de la vie
Je l’ai revue un soir, aïe, aïe, aïe
Ça fait déjà un fameux bail
Ça fait déjà un fameux bail

Au son des banjos je l’ai reconnue
Ce curieux sourire qui m’avait tant plu
Sa voix si fatale, son beau visage pâle
M’émurent plus que jamais

Je me suis soûlé en l’écoutant
L’alcool fait oublier le temps
Je me suis réveillé en sentant
Des baisers sur mon front brûlant
Des baisers sur mon front brûlant

On s’est connu, on s’est reconnu
On s’est perdu de vue, on s’est r’perdu de vue
On s’est retrouvé, on s’est séparé
Puis on s’est réchauffé

Chacun pour soi est reparti
Dans l’tourbillon de la vie
Je l’ai revue un soir ah! là là
Elle est retombée dans mes bras
Elle est retombée dans mes bras

Quand on s’est connu, quand on s’est reconnu
Pourquoi s’perdre de vue, se reperdre de vue ?
Quand on s’est retrouvé, quand on s’est réchauffé
Pourquoi se séparer?

Alors tous deux on est repartis
Dans le tourbillon de la vie
On a continué à tourner
Tous les deux enlacés



Moustaki Georges

Eden blues

: Nostalgie, Un pays, un lieu...

Eden blues


En descendant, le fleuve argent
Qui roule jusqu’au Nevada
On voit la plaine qui s’étend
À l’est de Santa Lucia
Les villes s’appellent Natividad
San Miguel ou San Lorenzo
Les filles s’appellent Soledad
Les garcons gardent les troupeaux


Ooo oho ooo oho ohoho oho oho


C’est là que Jim a rencontré
Sur une route un soir de pluie
Catherine la fille du fermier
Et qu’ils s’aimèrent toute la nuit
Le soleil fait briller son or
Dans quelques rares flaques d’eau
Le cactus forme le décor
Le chardon couvre les coteaux


Ooo oho ooo oho ohoho oho oho


C’est là qu’Adam le sénateur
Est venu finir ses vieux jours
Puis il est mort d’un coup au cœur
On prétend qu’c’est du mal d’amour
Et les fleurs couchées par le vent
Semblent prier pour son repos
La lune verse une larme d’argent
Sur la croix blanche du tombeau


Ooo oho ooo oho ohoho oho oho 



Le Métèque

Le grand succès avec ce portrait si bien tracé de ce charmeur impénitent.

: Amour, Simplicité

Le Métèque


Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Avec mes yeux tout délavés
Qui me donnent l’air de rêver
Moi qui ne rêve plus souvent
Avec mes mains de maraudeur
De musicien et de rôdeur
Qui ont pillé tant de jardins
Avec ma bouche qui a bu
Qui a embrassé et mordu
Sans jamais assouvir sa faim

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
De voleur et de vagabond
Avec ma peau qui s’est frottée
Au soleil de tous les étés
Et tout ce qui portait jupon
Avec mon cœur qui a su faire
Souffrir autant qu’il a souffert
Sans pour cela faire d’histoires
Avec mon âme qui n’a plus
La moindre chance de salut
Pour éviter le purgatoire

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Je viendrai, ma douce captive
Mon âme sœur, ma source vive
Je viendrai boire tes vingt ans
Et je serai prince de sang
Rêveur ou bien adolescent
Comme il te plaira de choisir
Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d’amour
Que nous vivrons à en mourir



Myriam Marie

L'oiseau et l'enfant

: Amour, Pour les anciens

L’oiseau et l’enfant


Comme un enfant aux yeux de lumière
Qui voit passer au loin les oiseaux
Comme l’oiseau bleu survolant la Terre
Vois comme le monde, le monde est beau

Beau le bateau, dansant sur les vagues
Ivre de vie, d’amour et de vent
Belle la chanson naissante des vagues
Abandonnée au sable blanc

Blanc l’innocent, le sang du poète
Qui en chantant, invente l’amour
Pour que la vie s’habille de fête
Et que la nuit se change en jour

Jour d’une vie où l’aube se lève
Pour réveiller la ville aux yeux lourds
Où les matins effeuillent les rêves
Pour nous donner un monde d’amour

L’amour c’est toi, l’amour c’est moi
L’oiseau c’est toi, l’enfant c’est moi

Moi je ne suis qu’une fille de l’ombre
Qui voit briller l’étoile du soir
Toi, mon étoile qui tisse ma ronde
Viens allumer mon soleil noir

Noire la misère, les hommes et la guerre
Qui croient tenir les rênes du temps
Pays d’amour n’a pas de frontière
Pour ceux qui ont un cœur d’enfant

Comme un enfant aux yeux de lumière
Qui voit passer au loin les oiseaux
Comme l’oiseau bleu survolant la terre
Nous trouverons ce monde d’amour

L’amour c’est toi, l’amour c’est moi
L’oiseau c’est toi, l’enfant c’est moi



Nadau

Caterineta

: Amour, Joyeux

Caterineta


Catí qu’ei, shens mentir,

Beròja com lo matin.

Caterineta, se’n va lo temps
Se’n va lo temps, se’n va lo temps
Caterineta, se’n va lo temps,
Jo que t’aimi per tostemps 

Los sons uelhs son tant doç,
N’an jamei ni dòu ni plors.

Caterineta, se’n va lo temps
Se’n va lo temps, se’n va lo temps
Caterineta, se’n va lo temps,
Jo que t’aimi per tostemps 

Per darrèr, per davant,
Non sèi quant a de galants.

Caterineta, se’n va lo temps
Se’n va lo temps, se’n va lo temps
Caterineta, se’n va lo temps,
Jo que t’aimi per tostemps 

Avocat, charpentièr,
E lo hilh deu rei parièr.

Caterineta, se’n va lo temps
Se’n va lo temps, se’n va lo temps
Caterineta, se’n va lo temps,
Jo que t’aimi per tostemps 

Que m’a causit a jo,
Praube, praube Peiroton.

Caterineta, se’n va lo temps
Se’n va lo temps, se’n va lo temps
Caterineta, se’n va lo temps,
Jo que t’aimi per tostemps 

Praube com un arrat,
Las estelas dens lo cap.

Caterineta, se’n va lo temps
Se’n va lo temps, se’n va lo temps
Caterineta, se’n va lo temps,
Jo que t’aimi per tostemps 

De tot petit enlà,
Jo que l’aimavi dejà.

Caterineta, se’n va lo temps
Se’n va lo temps, se’n va lo temps
Caterineta, se’n va lo temps,
Jo que t’aimi per tostemps 

De ploja o de sorelh,
Jo que l’aimi tau com ei.

Caterineta, se’n va lo temps
Se’n va lo temps, se’n va lo temps
Caterineta, se’n va lo temps,
Jo que t’aimi per tostemps 

De sant Pèir a Sant Joan,
Jo que l’aimi tot er’an

Caterineta, se’n va lo temps
Se’n va lo temps, se’n va lo temps
Caterineta, se’n va lo temps,
Jo que t’aimi per tostemps 



AVEC TRADUCTION

Catí qu’ei, shens mentir, 
Cathy est, sans mentir,
Beròja com lo matin.
Belle comme le matin.

Caterineta, se’n va lo temps
Catherine, le temps passe,
Se’n va lo temps, se’n va lo temps
Le temps passe, le temps passe,
Caterineta, se’n va lo temps,
Catherine, le temps passe,
Jo que t’aimi per tostemps 
Moi, je t’aime toujours

Los sons uelhs son tant doç, 
Ses yeux sont si doux,
N’an jamei ni dòu ni plors. 
N’ont jamais ni deuil ni pleurs

Per darrèr, per davant, 
Derrière et devant,
Non sèi quant a de galants.
 Je ne sais pas combien elle a de courtisans

Avocat, charpentièr,
Des avocats, des charpentiers
E lo hilh deu rei parièr. 
Et même le fils du roi

Que m’a causit a jo, 
Elle m’a choisi, moi,
Praube, praube Peiroton.
Pauvre, pauvre petit Pierre

Praube com un arrat, 
Pauvre comme un rat,
Las estelas dens lo cap. 
Mais plein d’étoiles dans la tête

De tot petit enlà, 
Déjà tout petit
Jo que l’aimavi dejà. 
Je l’aimais déjà

De ploja o de sorelh, 
Sous la pluie ou le soleil,
Jo que l’aimi tau com ei. 
Je l’aime comme elle est

De sant Pèir a Sant Joan, 
De la Saint Pierre à la Saint Jean
Jo que l’aimi tot er’an
Moi, je l’aime toute l’année

De cap tà l'immortèla

: Éspérance

De cap tà l’immortèla


Haut Peiròt, vam caminar, vam caminar,

De cap tà l’immortèla

Haut Peiròt, vam caminar, vam caminar,

Lo país vam cercar.

Solo
Sèi un país e ua flor,

Tous
e ua flor e ua flor,

Solo
Que l’aperam la de l’amor,

Tous
la de l’amor, la de l’amor. 



Solo
Au som deu malh, que i a ua lutz 

Tous
que i a ua lutz, que i a ua lutz,

Solo
Qu’i cau guardar los uèlhs dessús

 Tous
los uèlhs dessús, los uèlhs dessús

Solo
Que’ns cau traucar tot lo segàs

Tous
tot lo segàs, tot lo segàs,

Solo
Tà’ns arrapar, sonque las mans

Tous
sonque las mans, sonque las mans



Solo
Lhèu veiram pas jamai la fin

Tous
jamai la fin, jamai la fin,

Solo
La libertat qu’ei lo camin,

Tous
qu’ei lo camin, qu’ei lo camin


Solo
Après lo malh, un aute malh,

Tous
un aute malh, un aute malh

Solo
Après la lutz, ua auta lutz,

Tous
ua auta lutz, ua auta lutz


(4 fois : lentement au début et de plus en plus vite)

Haut Peiròt, vam caminar, vam caminar,
De cap tà l’immortèla,
Haut Peiròt, vam caminar, vam caminar,
Lo país vam cercar.



TRADUCTION

Viens petit Pierre on va marcher
Vers l’immortelle
Viens petit Pierre on va marcher 
On va se chercher le pays

Je sais un pays et une fleur
On l’appelle celle de l’amour

En haut du Pic, il y a une lumière
Il faut y garder les yeux dessus

Il faudra passer à travers les ronces
pour s’accrocher seulement les mains

On en verra jamais la fin
La liberté c’est le chemin

Après le sommet un autre sommet
Après la lumière, une autre lumière






L'encatada

L’encatada


Patapim, patapam
Non sèi d’on ei sortida
Je ne sais d’où elle est sortie, 
Non m’a pas briga espiat
Elle ne m’a même pas regardé
E m’èi pergut suu pic
Et j’ai perdu tout de suite
E la hami e la set
Et la faim et la soif. 

Patapim, patapam
Non sei ço qui m’arriba
Je ne sais ce qui m’arrive
E shens nada pietat
Et sans aucune pitié
Que’n va lo son camin
Elle va son chemin,
Que camina tot dret
Elle chemine tout droit

Non sèi pas lo son nom
Je ne sais pas son nom
Tà jo qu’ei l’Encantada
Pour moi, c’est l’Enchantée
Tà la vèder passar
Pour la voir passer
Jo que’m hiqui ací
Moi, je me mets ici
Tot matin a l’argueit
Tous les matins à la guetter

Non sèi pas lo son nom
Je ne sais pas son nom, 
Tà jo qu’ei l’Encantada
Pour moi, c’est l’Enchantée
Non hèi pas qu’i pensar
Je ne fais qu’y penser
E la nueit e lo dia
Et la nuit et le jour
E lo dia e la nueit
Et le jour et la nuit.

Jo tostemps qu’avi sabut
Moi, toujours j’avais su, 
E dìser non e dìser adiu
Et dire non et dire adieu
Jo jamei n’avi volut
Moi, jamais je n’avais voulu, 
Jamei pregar òmi ni Diu
Jamais prier homme ni Dieu, 
Ara qu’ei plegat lo jolh
Maintenant j’ai plié le genou, 
Dehens la gleisa capbaishat
Dans l’église, la tête baissée, 
Tà mendicar çò qui voi
Pour mendier ce que je veux : 
Aledar au son costat
Respirer à côté d’elle. 

De la tèrra o deu cèu
De la terre ou du ciel, 
Tau com la periclada
Comme la foudre, 
E tot a capvirat
Et tout a chaviré, 
Arren non serà mei
Rien ne sera plus, 
Non jamei com avans
Non, jamais comme avant, 

Ni lo hred de la nèu
Ni le froid de la neige, 
Ni lo verd de la prada
Ni le vert de la prairie, 
Ni lo cant d’un mainat
Ni le chant d’un enfant, 
Ni l’anar deu sorelh
Ni la marche du soleil 
Qui hè córrer los ans
Qui fait courir les années. 

Non sèi pas lo son nom
Je ne sais pas son nom, 
Tà jo qu’ei l’Encantada
Pour moi, c’est l’Enchantée, 
E si n’ei pas tà uei
Et si ce n’est pas aujourd’hui, 
Tà doman qu’ei segur
Demain c’est sûr, 
Que l’anirèi parlar
J’irai lui parler, 

Non sèi pas lo son nom
Je ne sais pas son nom, 
Tà jo qu’ei l’Encantada
Pour moi, c’est l’Enchantée, 
Doman que’u diserèi
Demain je lui dirai, 
Dinca ací qu’èi viscut
Je n’ai vécu jusqu’ici 
Sonque tà v’encontrar
Que pour vous rencontrer



L'erbeta

: Amour

L’erbeta 


Era s’a hèit l’erbeta, 
Elle s’est faite l’herbe
Au prat en verdejant. 
Dans le pré si vert
Eth que s’a hèit dalhaire,
Il s’est fait faucheur 
L’a avuda en dalhant. 
Il l’a eue en fauchant

Que son dus sus la via, 
Ils sont deux sur la route
I a Florença e i a Joan, 
Il y a Florence et il y a Jean
E que volan tot dia 
Et ils volent tous les jours
Sus un gran chivau blanc, 
Sur un grand cheval blanc
Mès que cau que v’at disi, 
. Mais il faut que je vous dise, 
Jo qui èi tres mila ans, 
Moi qui ai trois mille ans
Que Joan aima Florença, 
Que Jean aime Florence
E Florença aima Joan.
 Et Florence aime Jean

Era s’a hèit la lèbe, 
Elle s’est faite le lièvre
D’aceth bòsc qui ei tant gran.
 Dans ce bois qui est si grand
Eth que s’a hèit caçaire, 
Lui s’est fait chasseur
L’a avuda en caçant.
Il l’a eue en chassant.

Era s’a hèit istoèra, 
Elle s’est faite histoire
Hens un líbe d’enfant. 
 Dans un livre d’enfants
Eth que s’a hèit contaire, 
Lui s’est fait conteur
L’a avuda en contant.
Il l’a eue en contant.

Era s’a hèit l’estela, 
Elle s’est faite étoil
Au bèth som deu lugran, 
En haut du firmament
Eth que s’a hèit talòssa, 
Lui s’est fait ver de terre
L’a avuda en l’espiant 
Il l’a eue en la regardant



Maria

Une prière touchante à Marie, en occitan.

: Prière

Maria


Sorelh deu purmèr dia,
Soleil du premier jour
E deu darrèr moment,
Et du dernier moment
Maria de tot dia,
Marie de tous les jours
Maria de tostemps,
Marie de tout les temps
Deu som de la montanha,
Du sommet de la montagne
Maria deu camin
Marie du chemin
Tau cap de la mar grana,
jusqu’au bout de l’océan
Maria deu marin.
Marie du marin

Que vos saludi, Maria,
Je vous salue Marie
Tant per gai com per dolor,
Dans la joie comme dans  la  douleur
Dessus nosauts, cada dia,
Sur nous autres chaque jour
Pausatz los uelhs de l’amor.
Posez les yeux de l’amour

 Dens lo miralh que danças,
Dans le miroir tu danses
Taus qui se son perguts,
Pour ceux qui sont perdus
Dens la desesperança
Dans la désespérance
Aquera prauba lutz,
Cette pauvre  lueur
Aquera cinta blua,
Cette ceinture bleue
Com un troçòt de cèu,
Comme un morceau de ciel
Aqueth arrai de lua,
Ce beau rayon de lune 
Au capulet de nèu
Au chapelet de neige

Maria qui bailina,
Marie qui nous berce
Tots los desconsolats,
Quand on est affligé
Maria medecina,
Marie qui nous soigne
Maria sonque patz,
Marie qui donne la paix
La nostra dama blanca,
Notre bell’ Dame blanche
Maria de qui cau,
Marie celle qu’il faut
Maria qui enfanta,
Marie qui enfante
Maria de Nadal Nadau
Marie de Noël



Mon Dieu que j'en suis à mon aise

: Amour

Mon Dieu que j’en suis à mon aise


Mon Dieu que j’en suis à mon aise
Quand ma mie est auprès de moi
Tout doucement je la regarde
Et je lui dis «embrasse moi»


Comment veux tu que je t’embrasse
Tout le monde dit mal de toi
On dit que tu pars pour l’armée,
Dans le Piémont servir le roi


Quand tu seras dans ces campagnes
Tu n’y penseras plus à moi
Tu penseras aux Italiennes
Qui sont bien plus belles que moi


Si fait, si fait, si fait ma belle
J’y penserai toujours à toi
Je m’en ferai faire une image
Toute à la semblance de toi


Quand je serai à table à boire
À tous mes amis je dirai
« Chers camarades, venez voir
Celle que mon cœur a tant aimé


Je l’ai z’aimée, je l’aime encore
Je l’aimerai tant que je vivrai, 
Je l’aimerai quand j’serai mort
Si c’est permis aux trépassés


Alors j’ai versé tant de larmes, 
Que trois moulins en ont tourné,
Petits ruisseaux, grandes rivières, 
Pendant trois jours ont débordé


Mon Dieu que j’en suis à mon aise
Quand ma mie est auprès de moi, 
Tout doucement je la regarde, 
Et je lui dis « embrasse-moi ».


Tout doucement
Je la regarde

Et je lui dis 
Em-
Bras-
Se
Moi



Quin beròi dia!

Une catastrophe terrible se transforme en un évènement chaleureux grâce à la solidarité. Une belle leçon que cette "Quin beroi dia" Quelle belle journée !

: Éspérance

Quin beròi dia

Quin beròi dia quin beròi dia 
Quelle belle journée, 
Quin beròi dia avèm volgut 
Quelle belle journée on a voulue
Quin beròi dia quin beròi dia 
Quelle belle journée,
Quin beròi dia avèm viscut
Quelle belle journée on a vécue

Quand cada lo vent de la tempèsta
Quand le vent de la tempête est tombé
lo cèl que’s tornèt trobar la paz 
Le Ciel a retrouvé la paix
De segur n’èran pas trop de hèsta 
C’est sûr on était pas à la fête
mes totum de d’òra levat 
Pourtant on s’est levé de bonne heure

Avans de partir per cortesia 
Avant de partir par courtoisie
Cadun que’s deisse lo chepiqué
Chacun a laissé ses soucis
Sonque los arbres la grand holia 
Sauf la grande folie des arbres
Que cadun portava com’podé 
Que chacun portait comme il pouvait

N’avèm pas mei los pès sus la tèrra 
On n’avait plus les pieds sur terre
Sus lo teit tempsat de Cazabon 
Sur le toit de chez Cazaubon
Non sei perqué gahèm la ridèra 
Je ne sais pas comment on a attrapé le fou rire
En se har passar los teules 
En se faisant passer les tuiles

Lo ser qu’aluquèm quate candèlas 
Le soir on a allumé des bougies
ne’t disi pas çò qu’avèm hartat
 Je vous dis pas ce qu’on a mangé 
Dens lo vin que hasé coma estelas 
Dans le vin ça faisait comme des étoiles
Qu’aurem dit electricitats
On aurait dit de l’électricité



Noël

La camba me fa mau

: Noël

La camba me fa mau 


I a pron de gents que van en romavatge
Il y a beaucoup de gens qui vont en pèlerinage
I a pron de gens que van a Betelem
Il y a beaucoup de gens qui vont à Bethléem
I voli anar sense perdre coratge
Je veux y aller j’ai presque assez de courage
I voli anar se podi caminar.
Je veux y aller si je peux marcher.

La camba me fai mau; bota sela, bota sela
La jambe me fait mal; mets la selle, mets la selle
La camba me fai mau; bota a mon chivau
La jambe me fait mal; mets la selle à mon cheval.

Totei lei bergiers qu’eran sus la montanha
Tous les bergers qui étaient sur la montagne
Totei lei bergiers an vist un messatgier
Tous les bergers ont vu un messager
Que i a cridat "metez-vos en companha!"
Qui leur a crié "mettez-vous en route!"
Que i a cridat "lo fiu de Dieu es nat!".
Qui leur a crié "le fils de Dieu est né!"

Un gros pastras que fai la catamiaula
Un gros berger qui fait la chatemite
Un gros pastras se’n vai au pitchot pas
Un gros berger s’en va à petits pas
S’es revirent au brush de ma paraula
Il s’est retourné au son de ma voix
S’es revirat, li ai dich de m’esperar.
Il s’est retourné, je lui ai dit de m’attendre.

Aqueu palot descauça sei sabatas
Ce nigaud enlève ses chaussures